Ce roman intense, présenté sous la forme d'un journal, est une exploration de la société égyptienne contemporaine où se mêlent portraits acerbes et touchants, réflexions personnelles, traits d'humour et poésies. Le rôle d'enseignant au sein d'un organisme humanitaire à Alexandrie endossé par le narrateur s'avère un poste d'observation privilégié lui permettant d'appréhender cette société sous l'angle atypique de la minorité copte - les premiers chrétiens d'Égypte. Ce roman illustre l'évolution personnelle d'un homme à travers ses questionnements existentiels, ses désirs inassouvis, ses interrogations sur le sens de sa vie et de sa foi. Au récit quotidien qu'il fait de son expérience se noue très rapidement un dialogue amoureux qui se révèle assez puissant pour le faire douter du bien-fondé de son affectation et, peut-être, renoncer d'aller au terme de son contrat...
Nombre de pages
269
Date de parution
10/12/2009
Poids
360g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782815600002
Titre
L'imposteur d'Alexandrie
Auteur
Bergami Jérôme
Editeur
MICHELE
Largeur
150
Poids
360
Date de parution
20091210
Nombre de pages
269,00 €
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Pendant sa longue carrière (1900-1948), Henry Louis Mencken n'a pas hésité à attaquer toutes les idées reçues aux fondements mêmes des Etats-Unis : la religion, la démocratie. La première n'était que tissu de mensonges pour les faibles d'esprit, la seconde " un système géré par le pavillon des singes, au zoo ". II a baptisé la culture américaine de son époque, optimiste et de bon ton, de " bozarts ", corruption de l'expression " Beaux-Arts ". Tout en se moquant de la civilisation américaine, il prônait l'avènement d'une culture plus dynamique, voire iconoclaste. Mencken s'est ainsi retrouvé dans les années vingt au centre du manège littéraire et politique, satiriste hors pair, spécialiste du bon mot ou du trait meurtrier. Mais la fin de la prospérité, en 1929, la nécessité d'un nouveau projet collectif et social et le soutien fervent au " New Deal " mirent un terme à ses années de gloire. Les quatre chapitres publiés dans ce volume examinent l'origine de son succès ainsi que les raisons de son déclin. Ils analysent les limites d'une influence élitiste ayant pour seul outil une rhétorique aussi raffinée que vulgaire, aussi délicate que cruelle, qui fit le bonheur ou la rage de toute une génération de lecteurs américains.
Milner Jean-Claude ; Zizek Slavoj ; Lucchelli Juan
Guerre des sexes, émancipation des femmes, contestation de l'hégémonie hétérosexuelle, mariage gay, LGBT, l'éclatement du sexuel semble illimité en même temps que des nouvelles transformations identificatoires cherchent à s'imposer, ce qui confirme que la sexualité ne peut être que normative. Mais toute norme contient ses propres lois restrictives de telle sorte que le malaise est la règle. Aussi, ce qui semble nouveau porte surtout la trace de l'ancien qu'il essaye de surmonter. Dans le mariage homosexuel, pour ne prendre que cet exemple, c'est le mot mariage qui l'emporte et contre lequel on s'insurge : non pas contre le fait qu'il y a des homosexuels, mais bien plutôt qu'ils puissent se marier. Mais le point essentiel est le suivant : même si l'on adhère à une théorie innée de la différence sexuelle ou, au contraire, on la considère comme l'arbitraire même, comment se fait-il qu'il y ait toujours malaise dans les normes sexuelles ? Pourquoi le rapport entre les sexes ou, plutôt, le rapport au sexuel est toujours déséquilibré ? Jean-Claude Milner, Slavoj Zizek et Juan Pablo Lucchelli développent ces questions depuis des champs divers et ne craignent pas d'aborder des sujets qui fâchent et divisent l'opinion. Ils introduiront des balises et des trous d'airs dans les sexualités. Ils tenteront ainsi de suivre les conseils d'un James Joyce : si nous ne pouvons pas changer le pays, changeons au moins de conversation.
L'objet a est sans aucun doute le concept le plus original de l'oeuvre de Lacan. Paradoxalement, peu d'ouvrages traitent de manière directe de ce point précis de la théorie et de la pratique lacaniennes. Voici donc l'un des premiers livres consacrés à cette invention lacanienne qui, à certains égards, condense à lui tout seul, tel l'Aleph de Borges, la pensée et l'originalité de Lacan. Le livre que nous allons lire présente de manière progressive les outils conceptuels de l'oeuvre du psychanalyste français, en suivant l'émergence de « l'objet des objets », comme le désigne son inventeur. Cette notion, qui apparaît aussi comme une nécessité théorique, est déjà en germe dans les premiers séminaires du psychanalyste, avec l'hypothèse de la prééminence du symbolique, et on peut en suivre le développement dans les textes qui traitent de la cure analytique, et jusque dans le dernier enseignement de Lacan. Un tel parcours remet en lumière la portée de la révolution freudienne qui depuis plus d'un siècle conduit l'homme moderne dans les méandres de son rapport aliéné au désir, mais aussi lui ouvre les voies de son devenir possible en tant que sujet.
Lacadée Philippe ; Alberti Christiane ; Castanet H
Ouvrage de référence en psychanalyse, ce livre (dont la première édition"s'est vendue à 10 000 exemplaires), a rencontré un large écho auprès de tous ceux qui travaillent avec des enfants et des adolescents. Pourtant le" malentendu "n'a pas bonne presse; chacun, plus qu'à son tour, l'a éprouvé à ses dépens, pour peu qu'il se glisse dans la conversation, troublant les coeurs, aveuglant les esprits, prompt à fâcher les meilleurs amis. La raison nous engage à ne pas flancher: le malentendu, soit on le lève, soit on le dissipe... Mais l'enseignement de Jacques Lacan subvertit cette approche raisonnante, c'est ce que Philippe Lacadée déploie dans cet ouvrage, en nous invitant à prendre part au malentendu qui vit au coeur de nos passions. Quel rôle tient le malentendu dans l'histoire et le destin du sujet? Pour aborder cette question, l'auteur s'appuie à la fois sur la clinique psychanalytique avec des enfants et des adolescents et sur des exemples littéraires. Il lève par ce biais les équivoques qui règnent sur des concepts clés de la psychanalyse et souligne la dimension du malentendu, qui polarise l'énigme de l'enfant. Une thèse en ressort: la langue porte en elle une limite qui confronte l'être parlant à ce qui se présente toujours du côté de l'excès et à une insécurité langagière. Voilà qui ouvre une voie inédite au malentendu qui éclaire le nouage du corps vivant à la langue, là où Freud fit entendre le silence de la pulsion. Cette nouvelle édition, revue et augmentée de plusieurs chapitres, nous propose d'accueillir le nouveau qui gîte au c'ur du malentendu, loin de chercher à le dis soudre, elle le dissipe afin d'en faire surgir la part irréductible qui vit en chaque sujet" et ne saurait s'éliminer comme l'ont écrit Mallarmé, Baudelaire et comme le disent les enfants et adolescents d'aujourd'hui.