Le strabisme du tableau. Essai sur les regards divergents du portrait
Delbard Nathalie
DE L INCIDENCE
25,00 €
En stock
EAN :9782918193760
Cet essai s'attache à regarder plusieurs portraits dans lesquels le strabisme léger ou accentué des personnages s'étend au tableau lui-même, à sa composition et à ses motifs. Si l'on peut parler de " strabisme " du tableau, c'est la place du spectateur lui-même qui se trouve modifiée. Est redessinée alors une forme de modernité picturale. Que regardent des personnages dont l'oeil louche ou se trouble ? Pourquoi ce regard entre-t-il en contradiction avec la posture des corps dans l'espace du tableau ? Outre un corpus drolâtique ou troublant, lorsque le strabisme n'est pas pleinement évident, des éléments esthétiques très intéressants se précisent, pour aboutir à une relecture originale de certains tableaux connus (Manet, Botticelli). Il s'agit donc ici d'un essai novateur, à la fois divertissant et perturbant. Des illustrations en couleurs viendront souligner les rapprochements particulièrement stimulants qui sont effectués par l'auteur.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
128
Date de parution
15/11/2024
Poids
762g
Largeur
217mm
Plus d'informations
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EAN
9782918193760
Titre
Le strabisme du tableau. Essai sur les regards divergents du portrait
Auteur
Delbard Nathalie
Editeur
DE L INCIDENCE
Largeur
217
Poids
762
Date de parution
20241115
Nombre de pages
128,00 €
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Partant d'une expérience esthétique particulière, à savoir l'étrange sensation, face à certains portraits peints, d'être regardé sans l'être (un oeil adressé au spectateur, l'autre pas), l'auteure propose ici d'envisager le motif de la divergence oculaire comme un objet théorique en soi, susceptible de constituer une contre-histoire des oeuvres d'art depuis l'instauration du portrait autonome au XVe siècle en Europe. Au-delà de la singularité de ces tableaux minutieusement étudiés, qui échappent en effet aux conventions traditionnelles des regards adressés ou absorbés des figures peintes, il s'agit d'établir en quoi le strabisme du portrait est en réalité celui de la représentation tout entière, faisant vaciller au moment même de l'établissement du système perspectif son unité supposée, au profit d'une modernité qui trouvera son accomplissement quelques siècles plus tard.
Dès lors qu'elle n'est pas perçue négativement, la distraction s'avère capable de mettre en lumière des formes inédites de perception. L'oeil distrait sert ici de levier théorique pour revoir photographies, peintures et films et désigne une opération visuelle capable de dessiner des circuits d'attention ou de s'en extraire. A partir de l'étude détaillée d'images fixes et mobiles, la distraction est comprise comme une forme de l'expérience sensible que notre environnement nous incite à considérer avec un oeil neuf.
La pratique d'Aurélie Pétrel est plurielle. Elle touche autant les regards, l'invisible, le temps, les données que le médium photographique. Que ce soit dans ses Prises de vue latentes (PVL), dans ses images ou dans ses installations, sa nouvelle monographie Index Pétrel est une traversée alphabétique de ses pièces, l'occasion d'un regard rétrospectif sur deux décennies de son travail autant que de celui tourné vers ses recherches actuelles et à venir : que reste-t-il à voir, comment donner forme à nos regards ?
Geste universel qui relie des époques et des champs de création très différents, le dessin est le medium de prédilection pour concevoir ou mettre en forme des espaces, que ceux-ci soient réels ou imaginaires, visibles ou invisibles. Traiter le dessin dans son rapport à l'espace, c'est ainsi le concevoir comme un trait d'union entre des disciplines que tout oppose a priori. L'enjeu de cet ouvrage est de confronter les points de vue afin qu'émerge une possible définition du dessin indépendamment d'une cassure trop brutale entre les domaines artistiques et scientifiques. La problématique de l'espace est un angle d'approche pertinent, non seulement parce que le dessin questionne les modes de représentation mais aussi, parce qu'au cours des siècles, il n'a cessé de réinventer ses supports d'inscription et ses modalités de présentation.