La quête de la sagesse - Sagesse de l'homme vulnérable. Volume 2
Delassus Eric
L'HARMATTAN
15,50 €
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EAN :9782336307114
Parce que les hommes naissent ignorants des causes des choses et que chacun d'eux n'est pas "comme un empire dans un empire", ils sont vulnérables, ils sont dans la servitude pour reprendre l'expression utilisée par Spinoza dans Ethique IV. Ils sont dépendants de la nature tout entière et par conséquent, ils sont dépendants les uns des autres. Mais cette dépendance n'est pas nécessairement un signe de faiblesse. C'est elle, qui lorsqu'elle est bien ordonnée, empêche que les hommes deviennent les ennemis les uns des autres. Aussi, pour éviter que dans l'humanité tout ne se passe pas comme dans l'état de nature initial où "les gros poissons mangent les petits" et où "l'homme est un loup pour l'homme", faut-il des lois pour protéger les plus faibles ainsi qu'une autorité pour les faire respecter. Mais la loi, à elle seule, ne peut pas apporter aux hommes la chaleur dont ils ont besoin pour se sentir soutenus et se rendre utiles les uns envers les autres. Il faut donc à l'homme vulnérable une sagesse pour l'accompagner et l'inviter à faire preuve d'autant de sollicitude qu'il est possible envers ses semblables. Mais si l'on appelle sagesse, un savoir qui procure la vertu, que peut bien être la sagesse de l'homme vulnérable ? Sinon une sagesse consciente de sa propre vulnérabilité et par conséquent de ses limites. C'est à l'intérieur de ces limites que nous proposons au lecteur de circuler. En espérant qu'il trouvera dans ces quelques textes des pistes qui l'aideront à repousser et peut-être à franchir ces limites pour progresser vers une autonomie solidaire. C'est-à-dire vers la capacité, non pas de se suffire à soi-même, mais de se déterminer avec et pour les autres par la compréhension des liens qui nous unissent à la nature tout entière et donc à l'humanité qui en constitue la partie qui nous importe le plus.
Nombre de pages
140
Date de parution
06/08/2014
Poids
175g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336307114
Titre
La quête de la sagesse - Sagesse de l'homme vulnérable. Volume 2
Auteur
Delassus Eric
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
175
Date de parution
20140806
Nombre de pages
140,00 €
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Et si le bonheur n'était pas vraiment fait pour nous ? Si nous ne l'avions inventé que comme un idéal nécessaire et inaccessible ? Nécessaire, car il est l'horizon en fonction duquel nous nous orientons dans l'existence, mais inaccessible, car comme tout horizon, il s'éloigne d'autant qu'on s'en rapproche. Telle est la thèse défendue dans ce livre qui n'est en rien pessimiste. Le bonheur y est présenté comme un horizon inaccessible, mais sa poursuite est appréhendée comme la source de toutes nos joies. Parce que l'être humain est désir, il se satisfait plus de la joie que du bonheur. La joie exprime la force de la vie, tandis que le bonheur perçu comme accord avec soi a quelque chose a voir avec la mort. Cette philosophie de la joie et du bonheur est présentée tout au long d'un parcours qui, sans se vouloir exhaustif, convoque différents penseurs qui se sont interrogés sur la condition humaine et la possibilité pour l'être humain d'accéder à la vie heureuse.
L'homme n'est pas "dans la nature comme un empire dans un empire" écrit Spinoza dans la préface de la troisième partie de son livre majeur L'Ethique. Par cette formule, il fait comprendre à son lecteur que l'être humain n'est pas une exception, qu'il est déterminé comme toutes les autres choses par les lois de la nature et que le sentiment qu'il a de disposer d'un libre arbitre n'est qu'une illusion. Faut-il alors en conclure qu'aucune liberté ne lui est accessible ? Penser une liberté qui n'ait plus rien à voir avec le libre arbitre, penser la liberté à l'intérieur du déterminisme, tel est le problème qui traverse toute la pensée de Spinoza, aussi bien sur le plan éthique que politique. Les citations qui sont ici commentées tendent à fournir des clés permettant de mieux pénétrer la philosophie spinoziste et de comprendre comment elle explore cette problématique.
Parce que les hommes naissent ignorants des causes des choses et que chacun d'eux n'est pas "comme un empire dans un empire", ils sont vulnérables, ils sont dans la servitude pour reprendre l'expression utilisée par Spinoza dans Ethique IV. Ils sont dépendants de la nature tout entière et par conséquent, ils sont dépendants les uns des autres. Mais cette dépendance n'est pas nécessairement un signe de faiblesse. C'est elle, qui lorsqu'elle est bien ordonnée, empêche que les hommes deviennent les ennemis les uns des autres. Aussi, pour éviter que dans l'humanité tout ne se passe pas comme dans l'état de nature initial où "les gros poissons mangent les petits" et où "l'homme est un loup pour l'homme", faut-il des lois pour protéger les plus faibles ainsi qu'une autorité pour les faire respecter. Mais la loi, à elle seule, ne peut pas apporter aux hommes la chaleur dont ils ont besoin pour se sentir soutenus et se rendre utiles les uns envers les autres. Il faut donc à l'homme vulnérable une sagesse pour l'accompagner et l'inviter à faire preuve d'autant de sollicitude qu'il est possible envers ses semblables. Mais si l'on appelle sagesse, un savoir qui procure la vertu, que peut bien être la sagesse de l'homme vulnérable ? Sinon une sagesse consciente de sa propre vulnérabilité et par conséquent de ses limites. C'est à l'intérieur de ces limites que nous proposons au lecteur de circuler. En espérant qu'il trouvera dans ces quelques textes des pistes qui l'aideront à repousser et peut-être à franchir ces limites pour progresser vers une autonomie solidaire. C'est-à-dire vers la capacité, non pas de se suffire à soi-même, mais de se déterminer avec et pour les autres par la compréhension des liens qui nous unissent à la nature tout entière et donc à l'humanité qui en constitue la partie qui nous importe le plus.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...