Sagesse de l'homme vulnérable. Volume 1, La précarité de la vie
Delassus Eric
L'HARMATTAN
16,50 €
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EAN :9782343038711
Parce que les hommes naissent ignorants des causes des choses et que chacun d'eux n'est pas "comme un empire dans un empire", ils sont vulnérables, ils sont dans la servitude pour reprendre l'expression utilisée par Spinoza dans Ethique IV. Ils sont dépendants de la nature tout entière et par conséquent, ils sont dépendants les uns des autres. Mais cette dépendance n'est pas nécessairement un signe de faiblesse. C'est elle, qui lorsqu'elle est bien ordonnée, empêche que les hommes deviennent les ennemis les uns des autres. Aussi, pour éviter que dans l'humanité tout ne se passe pas comme dans l'état de nature initial où "les gros poissons mangent les petits" et où "l'homme est un loup pour l'homme", faut-il des lois pour protéger les plus faibles ainsi qu'une autorité pour les faire respecter. Mais la loi, à elle seule, ne peut pas apporter aux hommes la chaleur dont ils ont besoin pour se sentir soutenus et se rendre utiles les uns envers les autres. Il faut donc à l'homme vulnérable une sagesse pour l'accompagner et l'inviter à faire preuve d'autant de sollicitude qu'il est possible envers ses semblables. Mais si l'on appelle sagesse, un savoir qui procure la vertu, que peut bien être la sagesse de l'homme vulnérable ? Sinon une sagesse consciente de sa propre vulnérabilité et par conséquent de ses limites. C'est à l'intérieur de ces limites que nous proposons au lecteur de circuler. En espérant qu'il trouvera dans ces quelques textes des pistes qui l'aideront à repousser et peut-être à franchir ces limites pour progresser vers une autonomie solidaire. C'est-à-dire vers la capacité, non pas de se suffire à soi-même, mais de se déterminer avec et pour les autres par la compréhension des liens qui nous unissent à la nature tout entière et donc à l'humanité qui en constitue la partie qui nous importe le plus.
Nombre de pages
145
Date de parution
06/08/2014
Poids
190g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343038711
Titre
Sagesse de l'homme vulnérable. Volume 1, La précarité de la vie
Auteur
Delassus Eric
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
190
Date de parution
20140806
Nombre de pages
145,00 €
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Et si le bonheur n'était pas vraiment fait pour nous ? Si nous ne l'avions inventé? que comme un idéal nécessaire et inaccessible ? Nécessaire , car il est l'horizon en fonction duquel nous nous orientons dans l'existence, mais inaccessible , car comme tout horizon, il s'éloigne d'autant qu'on s'en rapproche. Telle est la thèse défendue dans ce livre qui n'est en rien pessimiste . Le bonheur y est présenté? comme un horizon inaccessible, mais sa poursuite est appréhendée comme la source de toutes nos joies . Parce que l'être humain est désir, il se satisfait plus de la joie que du bonheur. La joie exprime la force de la vie, tandis que le bonheur perçu comme accord avec soi a quelque chose a? voir avec la mort. Cette philosophie de la joie et du bonheur est présentée tout au long d'un parcours qui, sans se vouloir exhaustif, convoque différents penseurs qui se sont interrogés sur la condition humaine et la possibilité? pour l'être humain d'accéder à la vie heureuse .
Parce que les hommes naissent ignorants des causes des choses et que chacun d'eux n'est pas "comme un empire dans un empire", ils sont vulnérables, ils sont dans la servitude pour reprendre l'expression utilisée par Spinoza dans Ethique IV. Ils sont dépendants de la nature tout entière et par conséquent, ils sont dépendants les uns des autres. Mais cette dépendance n'est pas nécessairement un signe de faiblesse. C'est elle, qui lorsqu'elle est bien ordonnée, empêche que les hommes deviennent les ennemis les uns des autres. Aussi, pour éviter que dans l'humanité tout ne se passe pas comme dans l'état de nature initial où "les gros poissons mangent les petits" et où "l'homme est un loup pour l'homme", faut-il des lois pour protéger les plus faibles ainsi qu'une autorité pour les faire respecter. Mais la loi, à elle seule, ne peut pas apporter aux hommes la chaleur dont ils ont besoin pour se sentir soutenus et se rendre utiles les uns envers les autres. Il faut donc à l'homme vulnérable une sagesse pour l'accompagner et l'inviter à faire preuve d'autant de sollicitude qu'il est possible envers ses semblables. Mais si l'on appelle sagesse, un savoir qui procure la vertu, que peut bien être la sagesse de l'homme vulnérable ? Sinon une sagesse consciente de sa propre vulnérabilité et par conséquent de ses limites. C'est à l'intérieur de ces limites que nous proposons au lecteur de circuler. En espérant qu'il trouvera dans ces quelques textes des pistes qui l'aideront à repousser et peut-être à franchir ces limites pour progresser vers une autonomie solidaire. C'est-à-dire vers la capacité, non pas de se suffire à soi-même, mais de se déterminer avec et pour les autres par la compréhension des liens qui nous unissent à la nature tout entière et donc à l'humanité qui en constitue la partie qui nous importe le plus.
Résumé : L'homme n'est pas "dans la nature comme un empire dans un empire" écrit Spinoza dans la préface de la troisième partie de son livre majeur L'Ethique. Par cette formule, il fait comprendre à son lecteur que l'être humain n'est pas une exception, qu'il est déterminé comme toutes les autres choses par les lois de la nature et que le sentiment qu'il a de disposer d'un libre arbitre n'est qu'une illusion. Faut-il alors en conclure qu'aucune liberté ne lui est accessible ? Penser une liberté qui n'ait plus rien à voir avec le libre arbitre, penser la liberté à l'intérieur du déterminisme, tel est le problème qui traverse toute la pensée de Spinoza, aussi bien sur le plan éthique que politique. Les citations qui sont ici commentées tendent à fournir des clés permettant de mieux pénétrer la philosophie spinoziste et de comprendre comment elle explore cette problématique.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.