Depuis 2009, et la parution de Parlures(1), "entreprise poétique de publication des écritures de Gilles Defacque", il y a eu le tsunami, les expulsions de Roms, les tournées du Prato, autant de raisons pour reprendre le stylet et la plume. Mais surtout, surtout, il y a eu, à Tourcoing, la venue de "Mignon Palace" au Théâtre du Nord, et le musée des beaux-arts, rebaptisé MUba, qui a demandé à ce poète saltimbanque de mettre en scène une tout autre entreprise: une exposition consacrée à ses dessins, photos et autres fatrasies, dont une partie est reproduite dans cet opus. Autour d'eux, par des jeux appuyés de typographie et une mise en page résolument graphique, s'animent des textes empreints d'une "folie poétique", tantôt douce, tantôt rugueuse, voire indignée. Un extrait des pensées non avouées du commissaire Maigret révèle les qualités de conteur de Gilles Defacque, et la théâtralité de tout ce qui l'entoure. On retrouve également avec bonheur ses fausses rentrées littéraires, tel ce "roman haletant (aux éditions La Voix de son être): Johnny et la voix de la petite fille".
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
39
Date de parution
22/08/2011
Poids
126g
Largeur
163mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782918698258
Titre
Parlures (2). Journal d'un quelqu'un
Auteur
Defacque Gilles
Editeur
INVENIT
Largeur
163
Poids
126
Date de parution
20110822
Nombre de pages
39,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
La Rentrée littéraire de Gilles Defacque. Un critique n'a pas pu lire les livres de la rentrée littéraire - il a regardé (trop) la télé ou il a dormi (au choix). Il invente la liste des 700 livres de la rentrée littéraire. L'auteur s'impose une règle du jeu. Un titre, un résumé et une petite appréciation si possible ou un nom d'éditeur. Depuis 2008, Gilles Defacque s'amuse de chaque rentrée littéraire, en inventant son lot de brèves humoristiques adaptées. Comme chaque année, des thématiques se distinguent : sport, jeux olympiques, faits divers... De l'humour au manifeste. Créer c'est résister, variation d'après Deleuze, texte manifeste autour de l'acte de création qui suit cette somme d'inventions comiques, apporte un éclairage explicite quant aux véritables intentions de l'auteur.
Texte-manifeste à propos de l'acte de création, Créer c'est résister fait la part belle à l'imagination et incarne magnifiquement l'esprit dans lequel Gilles Defacque - clown, auteur, metteur en scène et fondateur du Prato, Théâtre International de Quartier à Lille - vivait son engagement au quotidien en faveur de la création. Lorsque vous (vous) offrirez ce texte aussi politique que poétique, sachez que le fruit des ventes sera reversé à l'association "Gilles Defacque", et redistribué chaque année à des artistes et auteurices, sous la forme d'une bourse de création.
Au Metropolitan Museum de New York, Gaëlle Josse s'interroge devant l'énigmatique Jeune Fille assoupie de Vermeer et tente de déchiffrer tous les possibles qu'elle suggère. Mais c'est au cours d'une errance urbaine dans cette ville de New York que l'oeuvre va prendre tout son sens, en trouvant un écho troublant et inattendu au coeur de la cité. L'art et la vie. L'art dans la vie. Et toujours cette question qui poursuit l'auteur : qu'est-ce qu'une oeuvre d'art a à nous dire, de nos vies, par-delà les siècles ? Et pourquoi celle-ci, parmi tant d'autres, vient-elle nous obséder ? Ici, l'art du peintre, fait de silence, d'instant arrêté et de geste suspendu, est au centre d'un mystère, celui du rapport unique entre l'oeuvre et celui qui la reçoit. Familière de la peinture hollandaise du XVIIe siècle, explorée déjà dans Les heures silencieuses, l'auteur fait ici se répondre deux univers : l'espace fermé et statique de la peinture, d'une part ; l'espace ouvert et en mouvement de la mégapole, d'autre part.
La mer entre dans le tableau par effraction. Sans fracas mais par effraction. Un morceau de mer. C'est un morceau de mer, mais un morceau de mer est toute la mer." Avec cette ekphrasis, Claude Minière nous invite à nous plonger dans l'oeuvre de Courbet. Dans un subtil parallélisme avec le travail du peintre, l'auteur dépose ses pensées par touches successives ; déroulant sa réflexion d'essayiste dans une langue de poète. Il pose ainsi un regard neuf et intime sur cette peinture, sur ce que la mer signifie pour le peintre. L'auteur voit la vaste étendue d'eau, animale, indomptée, source de "liberté intellectuelle" pour le peintre, comme porteuse à la fois de mystère et d'un réalisme rassurant, pour "sortir de l'enfer". En s'interrogeant sur la précarité du moment (la mer qui s'est retirée pour mieux engloutir), Claude Minière réfléchit sur la temporalité de l'art et ce qu'il en reste lorsque le support matériel est détruit. Une réflexion qui trouve écho dans notre société, à l'heure où l'on peut craindre la dématérialisation du savoir et surtout de l'art.