Jean Daive est connu pour être l'auteur d'ouvrages en vers (notamment Le cycle en neuf volets de Narration d'équilibre) et en prose (voir Le cycle en sept volets de La condition d'infini). Cet ouvrage aborde ce que Jean Daive a pu appeler la créativité du lien, ses modes et ses formes éventuelles, la poésie de Daive proposant " un équilibre sous condition d'infini " où la forme scande l'adresse et le dialogue avec l'infini qui interroge l'idée même d'un équilibre possible. Issu d'un colloque qui s'est tenu en mai 2011 à l'ENS et à l'ENSBA de Lyon, l'ouvrage apporte une pluralité de lectures à une oeuvre dense et diverse, en prenant en compte l'évolution du champ littéraire, des registres et des partitions daiviennes (vers, prose, livres, revues, émissions de radio). Il a réuni des universitaires, des chercheurs, des artistes et des écrivains. Entre commentaires, explications, propositions réflexives, hypothèses et interventions plus spécifiquement poétiques, à diverses échelles d'une recherche universitaire ouverte sur la création contemporaine, selon des proportions et des choix variées, on suit le fil de la poétique daivienne et de ses enjeux, de ses déplacements depuis la question de traducteur-interviewer qu'il posait lui-même à Robert Creeley : " Quel est votre secret Robert Creeley, quel est votre secret ? " Deux textes inédits de Jean Daive accompagnent ces Actes. Encyclopédiste, reporter, photographe, traducteur, poète, Jean Daive (né en 1941) est l'auteur de plusieurs recueils de poésie et de quelques romans. Fondateur des revues fragment (1970-1973), fig. (1989-1992), Fin (1999-2006) et K. O. S. H. K. O. N. O. N. G en 2013, il a élaboré diverses émissions radiophoniques sur France Culture de 1975 à 2009. Il a participé aux Nuits magnétiques et a produit Peinture fraîche durant une décennie. Il préside le Centre international de poésie Marseille (cipM) depuis 2001.
Nombre de pages
340
Date de parution
14/11/2013
Poids
505g
Largeur
150mm
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EAN
9782705687557
Titre
Jean Daive. La partition
Auteur
Dayre Eric
Editeur
HERMANN
Largeur
150
Poids
505
Date de parution
20131114
Nombre de pages
340,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Qu'y a-t-il de commun entre Coleridge, De Quincey, Baudelaire et Rimbaud ? L'idée que la traduction est une question qui concerne désormais la poésie, la définition même de la poésie. A travers ces quatre auteurs, dans la manière dont ils dialoguent étroitement par-delà leur langue, dans les polémiques et les oppositions qu'ils construisent, une conception élargie du champ de l'écriture se fait jour. Est-ce dans une seule langue que se forme un style ? Qu'arrive-t-il à un poème lorsqu'il est traduit ? Le style n'est-il pas plutôt l'aptitude particulière d'une oeuvre à se laisser traduire ...
Depuis la Justice politique de Godwin jusqu'au Prométhée de Shelley, la référence romantique à la justice est constante. Elle dépasse les partages idéologiques des écrivains qui, tous, pressentent que la littérature doit être traversée par un impératif de justice universelle, seule garante de la liberté. Cet ouvrage retrace ainsi l'histoire du romantisme anglais, et montre comment ce mouvement a permis l'émergence, voire l'invention d'une forme poétique dissemblable de l'histoire. Entre 1797 et 1834, Godwin, Coleridge, Kears, Shelley, Lamb, Landor, De Quincey ou encore Wordsworth conçoivent un lien ténu entre politique et littérature qui permet d'assigner à la poésie un rôle nouveau, celui de traduire, dans une forme rythmique, active et littéraire un idéal de démocratie qui n'existait pas alors. Qu'est-ce alors que la « prose romantique », si ce n'est ce nouveau style de littérature qui relance le débat sur le sens de l'activité politique, de la justice et de la liberté ...
De Quincey invente la drogue comme objet de littérature : une allégorie de l'artiste aliéné et dépendant dont l'importance novatrice n'échappera pas à Baudelaire. Entre roman, prose poétique, autobiographie, satire, récit historique, on ne sait jamais bien où situer les essais de De Quincey. Ces essais refusent toute identité stable : c'est là leur poétique impossible au sein du romantisme symbolique, insituable que De Quincey a construite, face à Samuel Taylor Coleridge, William Words-worth et Charles Lamb, et il nous a semblé qu'elle naissait dans la lecture que De Quincey fit, très tôt, de la philosophie critique de Kant. Littérature et philosophie, donc, littérature contre philosophie également, puisque pour De Quincey, la véritable littérature détermine une puissance, ou un pouvoir dépassant la connaissance. Ce suspens de connaissance, appelé parfois anti-paideia, De Quincey nous suggère qu'il consiste pour une oeuvre, à aller contre ses premières possibilités de communication. La littérature est à vocation négative, et c'est le point de la négation que nous cherchons. Il s'agit de trouver le point critique et les renversements qu'il permet, de contrer contre un certain style, d'éprouver la fiction dans la philosophie, la poésie dans la prose, l'image dans la littéralité, l'allégorie dans le symbole, la matière dans le phénomène, en un mot de reconnaître les fictions critiques de De Quincey et d'observer quelle conception de la temporalité s'y met en place.
La traduction favorise la compréhension entre les peuples et la coopération entre les nations", lit-on dans les actes de la conférence de Nairobi organisée par l'Unesco en 1976. On se figure volontiers la traduction comme un pont permettant de passer d'une "langue source" à une "langue cible" comme on se rend d'une rive "de départ" à la rive "d'arrivée ". Conciliatrice en apparence, cette représentation ne risque-t-elle pas de favoriser l'instrumentalisation identitaire des langues ? La traduction est-elle un moyen de bâtir des rencontres ou de sécuriser des frontières ? Dans un contexte de "débat" sur un rétablissement des frontières européennes, il y a une certaine forme d'urgence à modifier la représentation de l'acte de traduire. Aucune traduction ne se réduit au passage d'une langue source à une langue cible, car aucune "langue" n'est une entité stable et indivisible. A partir de là, un examen concret des textes est nécessaire pour affiner la théorie par l'expérience. Seule une pensée pratique est à même de rendre compte de l'événement qu'est la traduction.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.