Dans la voie ouverte par La Transfiguration du banal, Arthur Danto explore ici la relation complexe et inévitable entre l'art et la philosophie. La réception d'une oeuvre est en effet inséparable d'une identification, et donc d'une interprétation qui pose d'emblée cette question typiquement philosophique : qu'est-ce qui fait d'un objet, ou d'un acte, une oeuvre d'art ? Au nom de cette nécessité, la philosophie a tenté pendant des siècles de s'assurer de l'art en l'assujettissant à sa spéculation. Depuis le début de ce siècle, par une série de coups de force auxquels sont liés des noms comme ceux de Duchamp ou de Warhol, l'art s'est affranchi de cette tutelle en devenant sa propre philosophie. Ainsi s'accomplit cette "fin de l'art" jadis annoncée par Hegel : ayant mené à bien la séculaire recherche de lui-même qui fondait son évolution, l'art est aujourd'hui entré dans sa phase post-historique. Libéré de son interrogation narcissique, le voici peut-être enfin disponible pour de nouvelles fonctions dans la vie des hommes.
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Nombre de pages
272
Date de parution
01/01/1998
Poids
601g
Largeur
1mm
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EAN
9782020181730
Titre
L'assujetisement philosophique de l'art
ISBN
2020181738
Auteur
Danto Arthur Coleman
Editeur
SEUIL
Largeur
1
Poids
601
Date de parution
19980101
Nombre de pages
272,00 €
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A partir des mouvements Dada et Pop´Art, l´auteur essaie de définir ce qui fait qu´un objet devient oeuvre d´art; quelles sont les valeurs qui constituent ce qu´on appelle le "monde de l´art""."
Fondé sur une série de conférences données à la National Gallery de Washington, ce livre d'allure très ouverte, de ton très vif et plein d'un humour ravageur constitue la plus stimulante introduction à la théorie de l'art d'Arthur Danto, et à la pratique critique de ce philosophe peu banal qui est aussi, depuis plusieurs années et sur deux continents, un de nos critiques d'art les plus influents.
Comme dans la nouvelle éponyme d'Henry James, un jeune peintre s'efforce en vain de rivaliser avec une célèbre Madone de Raphaël. Après plusieurs mois de tentatives avortées, un conservateur de musée le trouve, tel le héros de la nouvelle, hagard et désespéré, devant une toile "complètement vierge, craquelée et décolorée par le temps". Mais plus d'un siècle a passé depuis l'époque de James, et l'avisé conservateur réconforte notre peintre, et le félicite : sa toile intacte et pourtant fatiguée constitue d'ores et déjà un chef-d'oeuvre de l'art contemporain. On l'intitulera, comme il se doit, La Madone du Futur. Cette variation imaginaire illustre bien, cum grano salis, le propos que poursuit Arthur Danto à travers une éblouissante série d'essais consacrés, pour l'essentiel, à l'art de notre temps. Entre James et nous, les critères d'évaluation - et même de définition - de l'art ont plus changé qu'ils n'avaient fait entre Raphaël et James : ils doivent désormais moins à l'appréciation esthétique qu'à l'interprétation historique et philosophique.
Alors qu'elle tente d'élucider le destin d'un ancêtre banni par sa famille, une femme reprend l'histoire de sa propre vie. Des années auparavant, son mari, son premier et grand amour, lui a révélé être homosexuel. Du bouleversement que ce fut dans leur existence comme des péripéties de leur émancipation respective,, rien n'est tu. Ce roman lumineux nous offre une leçon de courage, de tolérance, de curiosité aussi. Car jamais cette femme libre n'aura cessé de se réinventer, d'affirmer la puissance de ses rêves contre les conventions sociales avec une fantaisie et une délicatesse infinies.
Avant, il y avait l'enfance. Je le sais". Mais, Judith Godrèche, quelle enfant fut-elle ? Qui pour le dire ? Que lui a-t-on fait ? Et surtout qu'en a-t-elle fait ?
L'an dernier nous avons rencontré une de mes amies, Berthe. Ma fille, Mathilde, qui avait alors treize ans, connaissait Berthe, n'ignorait pas qu'elle avait été à Auschwitz. Pourtant, cet été-là, elle eut un choc en voyant son numéro sur son avant-bras gauche, tatoué d'une encre bleue un peu délavée. Ce qui m'a frappée, quand j'ai tenté de répondre à Mathilde pour lui expliquer ce qu'était Auschwitz, c'est que ses questions étaient les mêmes que celles que je me posais moi-même indéfiniment, ou qui traversent depuis plus d'un demi-siècle la réflexion des historiens et des philosophes et auxquelles il est si difficile de répondre. Car s'il m'est facile comme historienne d'expliquer comment s'est déroulé le génocide des Juifs, il reste un noyau proprement incompréhensible : pourquoi les nazis ont-ils voulu supprimer les Juifs de la planète ?
L'histoire de la réalisation d'un film de super-héros au budget colossal, et du comics inconnu qui l'a inspiré. 1947, en Californie, un talentueux petit garçon de cinq ans recopie les comic strips du journal local ; 2020, une émouvante projection a lieu Times Square. Entre les deux, 70 ans d'une Amérique en pleine mutation, un tournage rocambolesque et une galerie de personnages hauts en couleur : un soldat traumatisé par la guerre, un réalisateur inspiré et excentrique, une star prétentieuse, une assistante de production infatigable et les innombrables membres de l'équipe de tournage qui, ensemble, créent la magie hollywoodienne. Vif, touchant, inventif, parfois loufoque, porté par un humour teinté d'ironie et un rythme effréné, le premier roman de Tom Hanks pose un regard d'initié sur les efforts considérables nécessaires à la production d'un film - et la formidable aventure humaine qu'elle constitue.