Dans la voie ouverte par La Transfiguration du banal, Arthur Danto explore ici la relation complexe et inévitable entre l'art et la philosophie. La réception d'une oeuvre est en effet inséparable d'une identification, et donc d'une interprétation qui pose d'emblée cette question typiquement philosophique : qu'est-ce qui fait d'un objet, ou d'un acte, une oeuvre d'art ? Au nom de cette nécessité, la philosophie a tenté pendant des siècles de s'assurer de l'art en l'assujettissant à sa spéculation. Depuis le début de ce siècle, par une série de coups de force auxquels sont liés des noms comme ceux de Duchamp ou de Warhol, l'art s'est affranchi de cette tutelle en devenant sa propre philosophie. Ainsi s'accomplit cette "fin de l'art" jadis annoncée par Hegel : ayant mené à bien la séculaire recherche de lui-même qui fondait son évolution, l'art est aujourd'hui entré dans sa phase post-historique. Libéré de son interrogation narcissique, le voici peut-être enfin disponible pour de nouvelles fonctions dans la vie des hommes.
Nombre de pages
272
Date de parution
01/01/1998
Poids
601g
Largeur
1mm
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EAN
9782020181730
Titre
L'assujetisement philosophique de l'art
ISBN
2020181738
Auteur
Danto Arthur Coleman
Editeur
SEUIL
Largeur
1
Poids
601
Date de parution
19980101
Nombre de pages
272,00 €
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Lola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."