Face à la domination : dévoiler, résister, s'émanciper
Cultiaux John ; Fugier Pascal
L'HARMATTAN
21,00 €
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EAN :9782343125770
La domination est un thème central de la sociologie qui, depuis ses origines, en questionne les finalités, entre dévoilement, dénonciation et émancipation. L'approche clinique adopte sur cette question une posture singulière que cet ouvrage s'attache à explorer à partir de travaux issus du terrain. Assumant les enjeux d'une sociologie critique, un certain nombre de contributions mettent en évidence le rôle du clinicien dans le dévoilement des rouages de la domination, notamment quand elle prend le masque de la liberté. Qu'il s'agisse de questionner le rôle émancipateur de l'école, des méthodes participatives en entreprise ou de la "psychologisation" du travail social, l'enjeu est ici de comprendre ce qui peut empêcher l'autonomie, l'investissement ou l'expression du sujet. D'autres contributions s'attachent à souligner le rôle du clinicien dans le repérage et l'accompagnement des résistances que l'expérience de la domination peut susciter chez ceux qu'un regard trop rapide pourrait considérer "sous emprise". Chômeurs, consultants, ouvriers, CPE, travailleurs sociaux et personnes ayant subi la torture, disposent de ressources pour la lutte et la réappropriation de leur puissance d'agir que peuvent révéler et mobiliser les espaces collaboratifs, réflexifs et cliniques.
Nombre de pages
174
Date de parution
04/10/2017
Poids
285g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343125770
Titre
Face à la domination : dévoiler, résister, s'émanciper
Auteur
Cultiaux John ; Fugier Pascal
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
285
Date de parution
20171004
Nombre de pages
174,00 €
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Si la modernisation des entreprises publiques a été présentée comme une condition de survie dans le contexte européen d'ouverture à la concurrence, elle met aussi en question les finalités et "l'esprit" même du service public. Certains y trouvent une source de mobilisation; d'autres, parce qu'ils ont longtemps incarné cet esprit de service et se trouvent aujourd'hui relégués aux marges du jeu, observent ces changements de manière plus circonspecte, voire inquiète. Ce sont ces "perdants de la modernisation" qui ont ici la parole. Sans en rester au registre de la plainte, ces hommes et ces femmes pointent les contradictions de notre société et de nos entreprises hypermodernes: promotion d'une conception de l'efficacité aboutissant à la mise en question de l'idée même de service public; rationalisation aveugle aux réalités des métiers ; promotion de l'individu au détriment de certains sujets et des collectifs porteurs de solidarité et d'innovation; promotion d'un mouvement critique imperméable à la critique... dont elle aurait pourtant grand besoin. Un regard sans concession sur l'évolution du travail dans un secteur clé de la vie économique.
Le travail en réseau s'impose, depuis au moins une décennie, en tant que paradigme dominant de l'action publique à partir duquel les institutions publiques aussi bien que privées, sont invitées à repenser leurs pratiques de collaboration sectorielles et intersectorielles. Les initiatives en matière de travail en réseau et de coopération intersectorielle se sont multipliées, avec plus ou moins de succès, au départ de projets portés par des collectivités locales, des associations, des administrations. En situant l'analyse au plus près des pratiques concrètes de réseau, il s'agit d'une part, d'identifier et d'élaborer les enjeux du travail en réseau pour le travail social et pour l'action publique (chapitre I) mais aussi les limites qu'il conviendrait de dépasser pour en garantir les meilleures chances de succès (chapitre 4). Il s'agit, d'autre part, sur la base de ce retour d'expérience, de proposer un cadre méthodologique destiné à accompagner les professionnels dans la mise en oeuvre, l'analyse ou l'évaluation de leurs propres pratiques de travail en réseau (chapitre 2), c'est-à-dire entre institutions, et de travail de réseau (chapitre 3) effectué au départ de la situation du bénéficiaire. Cet ouvrage laisse une place importante aux témoignages et propose une sélection de références théoriques et un argumentaire solide permettant de généraliser le propos au-delà des situations examinées.
L'enjeu d'émanciper les individus et les collectifs des processus de domination à l'?uvre dans nos sociétés traverse l'ensemble des sciences sociales et humaines. Le projet de cet ouvrage est donner à voir comment des cliniciens s'engagent sur cette voie, afin d'accroître nos connaissances et nos désirs d'inventions, tant méthodologiques que théoriques, pour faire « autrement » de la recherche et pour accompagner « autrement » ces situations. Un choix commun aux auteurs s'impose au fil de la lecture : mettre en mouvement les dynamiques individuelles et collectives, sans dénier les registres des émotions et l'expression des sentiments pour engager les processus d'émancipation.
A u cours de ces dernières décennies, la notion de souffrance s'est diffusée de manière croissante dans de nombreuses institutions comme dans la recherche en sciences humaines. Saisie en termes de trouble, fragilité, vulnérabilité... elle sert à nommer l'inacceptable et l'injuste, au risque de rendre l'individu responsable de ce qui autrefois relevait des structures sociales ou des violences institutionnelles. Dans le travail de la critique sociale, elle semble remplacer les vieux termes d'exploitation ou d'aliénation. Quel est l'enjeu de nommer de la sorte le négatif de l'existence? Quelles sont les incidences sur les moyens de riposte dont il est possible de se saisir? Après avoir interrogé de manière approfondie la catégorie souffrance pour en saisir les enjeux, la portée et les limites, les auteurs se centrent sur différents lieux institutionnels où elle fait référence: ceux de l'intervention sociale, de la justice et du travail. Ce sont autant de terrains dans lesquels s'éprouvent les difficultés et les écueils d'une écoute "politisée" des souffrances sociales mais où s'inventent aussi des pratiques cliniques ou des démarches collectives inédites. Aujourd'hui, le destin politique des souffrances est particulièrement important à considérer, d'abord pour l'acteur de terrain qui s'y trouve quotidiennement confronté et fait acte politique dès lors qu'il veut les rendre audibles sur une scène publique, mais aussi pour le chercheur ou le citoyen éclairé. Les auteurs réarticulent ici les rapports entre souffrance, justice et politique, pour déjouer les liens mortifères que tissent les souffrances sociales, et réactiver le potentiel critique et créatif qu'elles recèlent également.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...