Démarches cliniques et émancipation. Posture, méthodes et dispositifs
Cultiaux John ; Fugier Pascal ; Léon Xavier
L'HARMATTAN
21,50 €
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EAN :9782343229034
L'enjeu d'émanciper les individus et les collectifs des processus de domination à l'?uvre dans nos sociétés traverse l'ensemble des sciences sociales et humaines. Le projet de cet ouvrage est donner à voir comment des cliniciens s'engagent sur cette voie, afin d'accroître nos connaissances et nos désirs d'inventions, tant méthodologiques que théoriques, pour faire « autrement » de la recherche et pour accompagner « autrement » ces situations. Un choix commun aux auteurs s'impose au fil de la lecture : mettre en mouvement les dynamiques individuelles et collectives, sans dénier les registres des émotions et l'expression des sentiments pour engager les processus d'émancipation.
Nombre de pages
182
Date de parution
08/04/2021
Poids
289g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343229034
Titre
Démarches cliniques et émancipation. Posture, méthodes et dispositifs
Auteur
Cultiaux John ; Fugier Pascal ; Léon Xavier
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
289
Date de parution
20210408
Nombre de pages
182,00 €
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Si la modernisation des entreprises publiques a été présentée comme une condition de survie dans le contexte européen d'ouverture à la concurrence, elle met aussi en question les finalités et "l'esprit" même du service public. Certains y trouvent une source de mobilisation; d'autres, parce qu'ils ont longtemps incarné cet esprit de service et se trouvent aujourd'hui relégués aux marges du jeu, observent ces changements de manière plus circonspecte, voire inquiète. Ce sont ces "perdants de la modernisation" qui ont ici la parole. Sans en rester au registre de la plainte, ces hommes et ces femmes pointent les contradictions de notre société et de nos entreprises hypermodernes: promotion d'une conception de l'efficacité aboutissant à la mise en question de l'idée même de service public; rationalisation aveugle aux réalités des métiers ; promotion de l'individu au détriment de certains sujets et des collectifs porteurs de solidarité et d'innovation; promotion d'un mouvement critique imperméable à la critique... dont elle aurait pourtant grand besoin. Un regard sans concession sur l'évolution du travail dans un secteur clé de la vie économique.
Le travail en réseau s'impose, depuis au moins une décennie, en tant que paradigme dominant de l'action publique à partir duquel les institutions publiques aussi bien que privées, sont invitées à repenser leurs pratiques de collaboration sectorielles et intersectorielles. Les initiatives en matière de travail en réseau et de coopération intersectorielle se sont multipliées, avec plus ou moins de succès, au départ de projets portés par des collectivités locales, des associations, des administrations. En situant l'analyse au plus près des pratiques concrètes de réseau, il s'agit d'une part, d'identifier et d'élaborer les enjeux du travail en réseau pour le travail social et pour l'action publique (chapitre I) mais aussi les limites qu'il conviendrait de dépasser pour en garantir les meilleures chances de succès (chapitre 4). Il s'agit, d'autre part, sur la base de ce retour d'expérience, de proposer un cadre méthodologique destiné à accompagner les professionnels dans la mise en oeuvre, l'analyse ou l'évaluation de leurs propres pratiques de travail en réseau (chapitre 2), c'est-à-dire entre institutions, et de travail de réseau (chapitre 3) effectué au départ de la situation du bénéficiaire. Cet ouvrage laisse une place importante aux témoignages et propose une sélection de références théoriques et un argumentaire solide permettant de généraliser le propos au-delà des situations examinées.
A u cours de ces dernières décennies, la notion de souffrance s'est diffusée de manière croissante dans de nombreuses institutions comme dans la recherche en sciences humaines. Saisie en termes de trouble, fragilité, vulnérabilité... elle sert à nommer l'inacceptable et l'injuste, au risque de rendre l'individu responsable de ce qui autrefois relevait des structures sociales ou des violences institutionnelles. Dans le travail de la critique sociale, elle semble remplacer les vieux termes d'exploitation ou d'aliénation. Quel est l'enjeu de nommer de la sorte le négatif de l'existence? Quelles sont les incidences sur les moyens de riposte dont il est possible de se saisir? Après avoir interrogé de manière approfondie la catégorie souffrance pour en saisir les enjeux, la portée et les limites, les auteurs se centrent sur différents lieux institutionnels où elle fait référence: ceux de l'intervention sociale, de la justice et du travail. Ce sont autant de terrains dans lesquels s'éprouvent les difficultés et les écueils d'une écoute "politisée" des souffrances sociales mais où s'inventent aussi des pratiques cliniques ou des démarches collectives inédites. Aujourd'hui, le destin politique des souffrances est particulièrement important à considérer, d'abord pour l'acteur de terrain qui s'y trouve quotidiennement confronté et fait acte politique dès lors qu'il veut les rendre audibles sur une scène publique, mais aussi pour le chercheur ou le citoyen éclairé. Les auteurs réarticulent ici les rapports entre souffrance, justice et politique, pour déjouer les liens mortifères que tissent les souffrances sociales, et réactiver le potentiel critique et créatif qu'elles recèlent également.