Aujourd'hui, de nombreux théologiens, moralistes ou canonistes, sont préoccupés par le problème que pose le nombre croissants des divorcés remariés parmi les chrétiens : l'Eglise ne pourrait-elle, sans mettre en danger sa fidélité à la volonté du Christ, assouplir son attitude à leur égard ? Une littérature considérable s'est affrontée aux textes du Nouveau Testament et en a proposé des interprétations multiples et diverses. Les écrits et les institutions des premiers siècles chrétiens nous apprennent comment les plus proches héritiers des apôtres ont entendu ces textes, à une époque où le droit civil admettait, comme aujourd'hui, le remariage après divorce. Les étudier n'est pas prôner une fidélité littérale à ce qu'ils ont dit ou fait, mais permettre de remonter à la volonté du Christ, en dégageant leur témoignage des formes contingentes imposées par les situations d'autrefois. Une étude historique, aussi poussée que possible, a paru nécessaire : les textes doivent être replacés dans leur contexte ; les mots sont à comprendre selon le sens que leur donnent ceux qui les emploient. Il faut éviter de violenter les déclarations des auteurs anciens en les faisant passer à travers des grilles d'interprétation sans fondement prouvé, et quelquefois même en contradiction avec ce que disent les Pères. Quel que soit le désir de parvenir aujourd'hui à une solution satisfaisante du problème des divorcés remariés, l'honnêteté exige qu'il ne nuise pas à l'exactitude historique : une intention apologétique visant à maintenir la discipline reçue aurait le même effet. L'auteur a voulu passer entre ces deux écueils pour fournir à l'actuelle remise en question des données historiques qui soient authentiques
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Nombre de pages
412
Date de parution
01/04/1971
Poids
1 401g
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EAN
9782701000473
Titre
L'EGLISE PRIMITIVE FACE AU DIVORCE
Auteur
Crouzel Henri
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
0
Poids
1401
Date de parution
19710401
Nombre de pages
412,00 €
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Un document unique sur les rapports entre maître et élèves, et un témoignage direct sur le programme d'enseignement et la méthode pédagogique d'Origène. C'est la principale source d'information aussi sur la vie de Grégoire avant son épiscopat. Discours d'apparat, conforme aux règles de la rhétorique de l'époque, il comporte deux grandes parties, la première retraçant la vie de Grégoire depuis sa naissance jusqu'à sa rencontre avec Origène et le choix de la " philosophie " sous sa direction, la seconde étant consacrée au programme de l'enseignement dispensé par le maître, où les sciences profanes et l'acquisition des connaissances philosophiques sont destinées à être les auxiliaires de l'interprétation des Ecritures.
S'il fallait classer les oeuvres d'Origène par ordre d'importance, le " Traité des principes " (évoquant les doxographies scolaires qui s'ouvrent par les " principes ") figurerait au tout premier ordre. Ce long exposé sur sa conception de la cosmologie révèle les lignes directrices de son oeuvre philosophique, exégétique et spirituelle qui allie la lecture des Ecritures avec les connaissances scientifiques et philosophiques de son temps.
S'il fallait classer les oeuvres d'Origène par ordre d'importance, le " Traité des principes " (évoquant les doxographies scolaires qui s'ouvrent par les " principes ") figurerait au tout premier ordre. Ce long exposé sur sa conception de la cosmologie révèle les lignes directrices de son oeuvre philosophique, exégétique et spirituelle qui allie la lecture des Ecritures avec les connaissances scientifiques et philosophiques de son temps.
Les pages qui suivent veulent donner l'esprit de la direction plutôt que sa technique. C'est cette ligne de conduite qui a guidé notre description du directeur spirituel et de sa mission, et celle de son dirigé. Les traits retenus sont fondamentaux et valent quels que soient les cas d'espèce, quitte à leur donner, bien entendu, les nuances voulues. Nous croyons en effet qu'il y avait intérêt à rappeler l'attitude essentielle que l'Eglise et le Christ souhaitent en ce domaine.
Révélée au moment de la Révolution française, l'influence de l'Eglise catholique sur la société bretonne dans son ensemble a été décisive de 1800 à 1962. La région est en effet fertile en vocations sacerdotales et religieuses. Le catholicisme y occupe la quasi-totalité de l'espace religieux - à la différence de la multiconfessionnelle Alsace - et dispose de multiples relais : l'école, enjeu central, les oeuvres de toutes sortes, ultérieurement les mouvements. Ces relais se sont déployés dans un environnement longtemps traditionnel et rural, économiquement périphérique. L'émigration y a constitué l'effet principal de la modernité, mais aussi le recul de la langue et de l'identité culturelle : le combat contre l'émigration et pour la "langue de nos pères" a pu s'identifier avec le combat pour la foi, au moins dans le pays bretonnant. Les engagements spirituels, pastoraux, sociaux, politiques, évoqués dans ce dictionnaire biographique, révèlent des différences de sensibilité, qui sont aussi des signes de la vitalité religieuse de la Bretagne, évoquée naguère par Gabriel Le Bras. La passion, y compris anticléricale, est un trait du climat religieux breton, avant la grande mutation sociale et culturelle d'après 1960. Ce dictionnaire, réalisé par plus d'une vingtaine de collaborateurs, s'étend à la Bretagne historique des cinq départements. On a tenté de ne pas y privilégier les clercs par rapport aux laïcs, ni les personnalités du xixe siècle par rapport à celles du XXe. Ce qui revient à ne pas céder aux facilités offertes par . la documentation existante - pas toujours proportionnelle au degré d'influence exercé, dont l'appréciation reste au demeurant toujours en partie subjective - et à mettre en relief des destinées oubliées.