Cet ouvrage traite des fêtes sacrées et profanes et des traditions alimentaires qui s'y rattachent. La fête, rupture du quotidien, comprend inévitablement un ou plu-sieurs moments de convivialité, celui du repas, plus copieux, plus luxueux que d'ordinaire. Les menus des repas ou des pâtisseries traditionnelles (galette des Rois, crêpes, gaufres, beignets...) ont "toujours" accompagné les fêtes familiales ou villageoises, du berceau à la tombe, ou les fêtes calendaires qui ponctuent chaque saison. La permanence de certaines coutumes en Europe, comme le Carnaval ou la tournée des enfants qui chantent leurs voeux de porte en porte, montre leur grande ancienneté. On verra que la table a toujours été un formidable lieu de pouvoir et de stratégie politique. C'est une occasion privilégiée pour la diplomatie, pour les affaires, pour les réconciliations, même si, comme toute réunion familiale ou sociale, les repas sont parfois sources de conflits. Les traditions observées dans ce livre sont principalement françaises à l'époque contemporaine, ce qui n'empêche pas quelques exemples occidentaux, européens ou d'Amérique du Nord. Les recettes et les façons de faire, à l'occasion des fêtes, diffèrent selon les familles, selon les régions, et suivant les courants religieux, qu'ils soient juifs, chrétien ou musulmans.
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Nombre de pages
238
Date de parution
06/05/2015
Poids
350g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782910352646
Titre
Fêtes de la table et traditions alimentaires
Auteur
Cretin Nadine
Editeur
PEREGRINATEUR
Largeur
210
Poids
350
Date de parution
20150506
Nombre de pages
238,00 €
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Résumé : De l'Avent à la Chandeleur, voici les arcanes d'une histoire deux fois millénaire, nourrie de vérités et de légendes : peu à peu, le voile se lève sur les mystères pourtant si familiers de ces traditions et de ces fêtes de l'hiver. Car Noël, magique concrétisation des rêves d'enfant, n'est pas la seule commémoration chrétienne de la Nativité mais aussi tout un vertige de réjouissances qui puisent leur source dans des croyances païennes et rurales. De la Suède aux Etats-Unis, en passant par l'Allemagne ou l'Italie, l'hiver a en effet longtemps véhiculé dans l'imaginaire populaire sa part de frayeurs et de doutes, conjurés par des fêtes de lumière et de bruit. Du sapin à la galette, de la naissance du Père Noël aux légendes de sainte Lucie et de saint Nicolas, ce livre, dont une précédente édition reliée a parti en 1997, effectue un formidable inventaire de toutes nos coutumes, de la manière dont elles ont été initiées, assimilées ou transformées, en les replaçant dans leur contexte historique et symbolique. Indispensable compagnon des fêtes de fin d'année, qu'elles soient religieuses, populaires, gourmandes ou enfantines, ce voyage autour de Noël est avant tout une invitation à l'émerveillement.
Résumé : Cet ouvrage pour tout public présente les principales fêtes et traditions du calendrier occidental en Europe et en Amérique du Nord : carnaval, 1er avril, Halloween, Noël, Saint-Valentin... Suivies d'un bref rappel des fêtes juives et musulmanes. Leurs origines agraires, religieuses ou historiques, lointaines et parfois obscures, témoignent de la volonté constante de l'homme de vaincre les incertitudes de sa destinée.
Chercheur indépendant spécialisé en anthropologie religieuse. Nadine Cretin est docteur en histoire, (EHESS). Elle étudie en particulier les origines et les manifestations des fêtes et traditions occidentales. Elle est membre de la Société d'Ethnologie française. Ce livre est le quatrième qui concerne plus particulièrement la fête de Noël.
Les traditions que nous connaissons à Noël en France sont quasiment uniformes depuis la seconde moitié du XXe siècle - même Père Noël, même menu du réveillon, mêmes chants... -, mais pourtant chaque province de France avait autrefois sa propre identité. Leurs racines puisent pour la plus grande part parmi diverses coutumes inspirées, dès les temps préchrétiens, par les Douze Jours au moment du solstice d'hiver dans l'hémisphère Nord. La longueur des jours bascule à ce moment-là et une nouvelle année arrive. Pour des populations paysannes, l'avenir devait s'annoncer serein: en effet, les catastrophes naturelles ou les épidémies étaient redoutées, car elles pouvaient conduire à la misère. Dans les traditions de Noël, on lit l'espoir du retour de la chaleur et de la lumière, d'une reprise de la végétation, de la prospérité et de la fécondité. à partir du IVe siècle, ces coutumes du solstice d'hiver ont voisiné avec la fête religieuse qui célèbre la Nativité de l'enfant - Jésus dans une crèche à Bethléem il y a plus de 2000 ans, placée à cette date. Plus tard, au XIIe siècle, cela valut à Noël son nom: de Natalis dies, jour de la naissance. La fête religieuse a également établi le calendrier qui va de l'Avent à l'épiphanie. Noël était fêté partout en France d'une façon grave et recueillie. Une très grosse majorité des paroissiens se rendait à la Messe de minuit. Dans chaque maison, pour cette fête familiale marquée par un gros repas qui promet l'abondance, on plaçait cérémonieusement une vraie bûche dans la cheminée, et on associait le souvenir des chers disparus. Les petits mettaient déjà avec confiance leurs souliers espérant y trouver le lendemain une pipe en sucre, un pain d'épice ou une orange... les "jouets par milliers" n'étant pas encore de mise dans toutes les chaumières! Les choses ont bien changé aujourd'hui...
Plusieurs chroniques font allusion à la reddition de la forteresse de Montségur et au bûcher qui l'a suivi. Mais l'essentiel de l'histoire du château, de son utilisation comme siège de l'église cathare et de sa fin tragique est contenu dans les interrogatoires de l'inquisiteur Ferrer, et à titre épisodique, de ses successeurs. Le Dossier de Montségur emprunte au registre les dépositions des rescapés de Montségur, qui vont du 10 mars au 19 mai 1244. Celles-ci sont suivies de dépositions intéressant pour partie Montségur, faites par les habitants de Mirepoix ou du Lauragais, puis de dépositions empruntées à des registres postérieurs : registre de Bernard de Caux et de Jean de Saint Pierre (1245-1246) pour le Lauragais, registre des mêmes pour le pays de Foix, registre de Pons de Parnac et autres (1273-1278). Si le lieu et les circonstances du bûcher sont bien établis, rien ne nous renseigne explicitement sur le lieu des interrogatoires. Mais tout porte à penser que les premiers se déroulèrent à Montségur. L'enquête suit un ordre immuable, que traduit le procès-verbal notarié, et que reprendra la sentence. L'intérêt principal de l'inquisiteur est de recueillir des dénonciations. Il s'agit de faire dire aux témoins qui a " vu " des parfaits et surtout les a " adorés ". Puis on leur fera dire qui a été " consolé ", et enfin qui a participé à la défense du château rebelle et à l'expédition d'Avignonet. Dans l'ensemble, on a une image très complète de la garnison. Tel qu'il nous est parvenu, ce document nous livre une tranche d'histoire originale précise et parfois pathétique.