
Le spectre du nationalisme. Séminaire
Ce nouveau livre de Marc Crépon traite de la question du nationalisme en proposant un retour sur des analyses de l'affaire Dreyfus, de la 1e Guerre Mondiale, puis de la montée des nationalismes dans l'entre-deux-guerres, et enfin de la critique du colonialisme. Après une longue introduction qui fait une large place au romancier héraut du pacifisme Romain Rolland, il comporte 6 chapitres : 1. Résistance de la littérature (littérature, identité nationale, Europe) 2. Le nationalisme, une passion politique destructrice (réflexions sur Julien Benda et l'Europe) 3. Antisémitisme et racisme, la colonne vertébrale du nationalisme (Léon Blum, affaire Dreyfus, nationalisme et antisémitisme - racisme - colonialisme, Lévinas, Klaus Mann, le bolchévisme culturel) 4. Le discrédit de l'intelligence (Savinio-Chirico, l'intelligence contre l'inertie devant le fascisme et la propagande des contre-vérités) 5. La solidarité des ébranlés, après l'Europe (Jan Patocka, rationalité européenne et universalisme, colonialisme) 6. Hantises démographiques (nationalisme et immigration, Giraudoux et la race, colonialisme et nazisme, Simone Weil, Césaire, Fanon) Le propos est de montrer les analogies entre des époques récentes de montée des périls nationalistes et notre époque, évoquée que par petites touches. Le choix des références est efficace, les analogies frappantes et inquiétantes. La démonstration est convaincante, pour ce qui est de l'analogie des situations et de l'imminence et de la nature du péril. Elégamment argumenté, intéressant, bien intentionné, parfois excellent dans la "déconstruction" des discours et la démystification des mécanismes de propagande. Il s'agit de revendiquer des leçons de l'histoire et de rappeler les risques que font courir en particulier à l'Europe les flambées nationalistes qui s'affirment, et des maux qui les accompagnent.
| EAN | 9782415012274 |
|---|---|
| Titre | Le Spectre du nationalisme |
| Auteur | Crépon Marc |
| Editeur | JACOB |
| Largeur | 145 |
| Poids | 300 |
| Date de parution | 20250528 |
| Nombre de pages | 272,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Nietzsche : l'art et la politique de l'avenir
Crépon MarcMarc CREPON est philosophe. Il a publié dans la collection « Épiméthée » les Écrits autobiographiques, 1856-1869 de Nietzsche (traduction et notes).EpuiséVOIR PRODUIT23,50 € -

Terreur et poésie
Crépon MarcCe livre interroge deux des promesses politiques dont l'écoute de la poésie s'est trouvée investie au siècle dernier. Son fil conducteur est double. Il est d'abord, orienté par la confrontation critique de deux lectures de la poésie : celle que fait Heidegger des hymnes de Hölderlin et celle que fait Paul Celan de Mandelstamm. Dans chacune de ces deux figures, l'écoute de la poésie est pensée à partir de son adresse : pour Heidegger, c'est le peuple que la poésie est censée venir sauver ; pour Celan, c'est l'interlocuteur providentiel qu'elle vient secourir. Dans le premier cas, cette pensée est chargée d'ambiguïtés et de présupposés sur la langue, le destin, le peuple que le présent essai entreprend de déconstruire. Dans le second cas, elle met au premier plan de la relation entre le poète et son lecteur l'attention - une attention dont il s'agit ainsi de penser la portée éthique et politique. Promesse de salut, promesse de secours sont alors présentées comme deux façons radicalement opposées de penser la situation de la poésie face à la terreur politique.EpuiséVOIR PRODUIT27,00 € -

Langues sans demeure
Crépon MarcEn relisant des textes de Kafka (Journal, Correspondance) et de Derrida (Le Monolinguisme de l'autre, Fichue, Béliers), Langues sans demeure interroge les sentiments d'exil et d'étrangeté que l'on peut éprouver au contact de sa propre langue, à l'opposé de la familiarité et de la sécurité que l'attachement à la langue maternelle serait censé connoter. Croisant la pensée de l'un et de l'autre, dans un éclairage réciproque, il fait des questions de l'appropriation et de la propriété de la langue la pierre d'angle d'une réflexion sur la nécessité, éthique et politique, d'inventer, à même "sa" langue, une "autre" langue, un idiome qui la désolidarise de toute appartenance à une communauté, à une demeure, familiales, sociales ou nationales. Au titre des exigences qui s'imposent à la langue, l'attention se porte alors sur l'invention requise, dans des circonstances toujours singulières, d'un idiome chaque fois unique: celui du deuil.EpuiséVOIR PRODUIT20,00 € -

Altérités de l'Europe
Crépon MarcCe qui n'" appartient pas " à l'Europe est aussi, d'une façon ou d'une autre, " venu " à elle - et donc lui " appartient ", au moins en partie ; ce dont on fait le propre de l'Europe existe aussi en dehors d'elle - et donc ne lui appartient pas (ou plus) en propre. De ces deux propositions, il est nécessaire de faire les prémisses de toute réflexion sur l'Europe et sur son identité, faute de quoi on s'expose à deux écueils qui sont, en même temps, des formes de violence récurrentes : désigner, marquer (quand ce n'est pas dénoncer ou condamner) dans l'Europe (à l'intérieur de ses frontières) ce qui ne serait pas européen (ce qu'on refuse à tout prix de reconnaître comme tel) et, dans un geste qui n'est pas symétrique, réserver à l'Europe tel ou tel trait supposé de son identité (la raison, le progrès, la science, les droits de l'homme, etc.). L'Europe, ainsi, ne se définit pas autrement que par un double réseau de relations : celles, sans doute, que les " nations européennes " ont entretenues les unes avec les autres (leurs échanges, leurs importations réciproques, leurs traductions), mais celles, aussi, que les " Européens " ont construites avec ce qu'ils ont rêvé, imaginé ou fictionné comme leurs altérités. Interrogeant la pluralité des langues et des mémoires qui font l'Europe, c'est la signification de ce double réseau qu'Altérités de l'Europe entend interroger. La réflexion y croise et sollicite quelques-unes des voix qui auront aidé à le penser : Herder, Mandelstam, Husserl, Patocka et Derrida.EpuiséVOIR PRODUIT32,00 €
Du même éditeur
-

Méditer pour ne plus stresser. Trouver la sérénité, une méthode pour se sentir bien
Williams Mark ; Penman Danny ; Kabat-Zinn Jon ; DeEpuiséVOIR PRODUIT24,60 € -

La nouvelle peur des autres. Trac, timidité et phobie sociale
André Christophe ; Légeron Patrick ; Pelissolo AntTrac, timidité, phobie sociale, obsession du rougissement : nos peurs des autres sont aujourd'hui plus fréquentes et plus douloureuses que jamais. Le télétravail et les rencontres virtuelles ont poussé les plus fragiles à privilégier les écrans et à réduire les échanges réels ; les réseaux sociaux ont facilité le harcèlement ; le culte de l'image de soi a renforcé les doutes et les complexes qui poussent à fuir les regards des autres.Vous trouverez dans cet ouvrage tout ce qu'il faut pour comprendre les mécanismes des peurs sociales, et surtout tous les moyens (travail sur soi, médicaments ou psychothérapies) pour réussir peu à peu à vous en libérer.Un livre majeur, écrit par trois experts reconnus, pour comprendre et surmonter toutes les peurs des autres.Notes Biographiques : Christophe André, psychiatre, ancien praticien à l'hôpital Sainte-Anne à Paris, est un auteur lu et reconnu dans le monde entier, notamment pour Imparfaits, libres et heureux et L'Estime de soi, qui sont des best-sellers. Antoine Pelissolo est psychiatre, chef de service au CHU Henri-Mondor à Créteil et professeur de médecine à l'université Paris-Est Créteil. Il a notamment écrit Ne plus rougir et Accepter le regard des autres, un livre important. Patrick Légeron, psychiatre, fondateur du cabinet Stimulus, expert de la santé psychologique au travail, enseignant à Sciences Po Paris, est l'auteur d'un grand succès : Le Stress au travail. Un enjeu de santé.EpuiséVOIR PRODUIT24,00 € -

Epilépsies et développement cérébral. Enfants oubliés, parents perdus
Dulac Olivier ; Piveteau Denis ; Tavernier Nils ;EpuiséVOIR PRODUIT24,99 € -

Néandertal nu. Comprendre la créature humaine
Slimak LudovicCe livre parle de l'homme de Néandertal, mais il est d'une portée plus vaste, car c'est de l'homme qu'il est question. Depuis la découverte initiale, en 1856 dans la vallée de Neander (près de Düsseldorf en Allemagne), puis la reconnaissance de l'existence d'humains d'une autre espèce que la nôtre, l'étonnement a cédé la place à l'envie de connaître. Ludovic Slimak, sur la base d'un savoir déjà élargi, se livre à une enquête essentiellement archéologique sur une humanité autre. Son ambition est de comprendre qui était vraiment l'homme de Néandertal. En effet, si Sapiens est aujourd'hui unique en son genre, il n'en a pas toujours été ainsi : il y a eu d'autres espèces du genre Homo (apparu il y a plus de 2 millions d'années - bien avant sapiens), et certaines ont coexisté avec nous pendant des millénaires. Si proches que nous nous sommes hybridés, et les populations actuelles portent encore une part des gènes de ces espèces disparues. Qu'avaient-elles de commun avec nous ? Néandertal, qui a vécu jusqu'à une période d'il y a environ 30 000 ans est sans doute la plus connue d'entre elles. Il pourrait sembler familier, du fait de représentations anciennes devenues des stéréotypes : Ludovic Slimak s'efforce de les démystifier et d'écarter anachronismes et anthropocentrisme pour en revenir aux faits. Ainsi l'essentiel du livre est une enquête passionnante qui emmène le lecteur sur les traces de Néandertal, dans les entrailles de la terre et du temps, aux côtés du chercheur qui lui fait partager ses expéditions dans les immensités polaires, mais aussi ses explorations fécondes des collections de musées, ses questionnements, ses doutes, ses hypothèses, et la fièvre passionnée qui l'habite. Néandertal n'est pas la brute préhistorique mal dégrossie qu'on a cru déceler derrière son épaisse arcade sourcilière et son crâne jugé simien. Est-il pour autant un frère en humanité ? Si oui, c'est d'une fraternité peut-être mortelle, car il se pourrait que Sapiens n'ait pas été pour rien dans la disparition de Néandertal... Un livre remarquable, où le récit des voyages et du travail du chercheur est mis au service du propos scientifique et déroule une quête archéo-anthropologique à la fois savante et palpitante, qui ne laissera personne indifférent.En stockCOMMANDER10,55 €
De la même catégorie
-

Les nazis ont-ils survécu ? Enquête sur les internationales fascistes et les croisés de la race ...
Lebourg NicolasQuand, le 8 mai 1945, le Troisième Reich s'effondre enfin, on veut croire à la mort du nazisme. C'est pourtant loin d'être le cas : organisations, militants, théories, ils sont nombreux à avoir survécu à la victoire des Alliés. Très vite émerge la crainte de voir se constituer une « Internationale noire », laquelle va devenir un thème récurrent de l'industrie pop-culturelle ? l'organisation Hydra de l'univers Marvel en est aujourd'hui le cas le plus fameux. Le contexte de guerre froide favorise bientôt la construction d'organisations internationales prônant le « nationalisme européen », voire le « nazisme universel ». Ces mouvements se réfèrent généralement à l'Europe (le Mouvement social européen, le Nouvel Ordre européen, Jeune Europe étant les plus connus), mais il faut encore y ajouter leurs homologues américains, africains, parfois australiens. Le racisme nazi évolue donc vers une idéologie de préservation de la spécificité du « monde blanc », hélas encore à l??uvre aujourd'hui. Grâce à des archives (surtout françaises et américaines) jamais exploitées, le présent ouvrage se propose de suivre ce ballet incessant et halluciné où se mêlent anciens nazis, collabos et jeunes convertis, pour lesquels le « Reich de mille ans » n'en est qu'à ses débuts. Spécialiste de l'extrême droite, Nicolas Lebourg est historien, chercheur associé au CEPEL (CNRS-Université de Montpellier). Cet ouvrage prolonge les travaux qu'il mène depuis 2015 dans le cadre du programme sur l'histoire des fascismes de l'Université George Washington. Il a notamment publié au Seuil avec Jean-Yves Camus Les Droites extrêmes en Europe (2015).Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER23,50 € -

Dis, c'est quoi la démocratie ?
De Coorebyter Vincent ; Perrineau PascalLa démocratie fait rêver les peuples qui n'en bénéficient pas, mais elle est en crise dans la plupart des pays où elle est implantée depuis longtemps. Par ailleurs, son sens n'est pas clair. On la définit comme un gouvernement par le peuple, mais elle repose, en pratique, sur l'élection de représentants qui agissent en toute liberté (ou presque) une fois qu'ils sont élus. En outre, ce système dit représentatif est aujourd'hui contesté au profit d'autres formes de démocratie, directe, participative, délibérative... Ce livre s'efforce d'éclairer les principes de la démocratie afin de comprendre les tensions et les frustrations qu'elle engendre, sans nier ses limites, qui tiennent aussi au fonctionnement de la société elle-même. La démocratie sera d'autant mieux défendue si l'on comprend qu'elle ne peut pas tout.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER12,90 € -

Contre-histoire du libéralisme
Losurdo Domenico ; Chamayou BernardPrésentation de l'éditeur Le libéralisme continue aujourd'hui d'exercer une influence décisive sur la politique mondiale et de jouir d'un crédit rarement remis en cause. Si les " travers " de l'économie de marché peuvent à l'occasion lui être imputés, les bienfaits de sa philosophie politique semblent évidents. Il est généralement admis que celle-ci relève d'un idéal universel réclamant l'émancipation de tous. Or c'est une tout autre histoire que nous raconte ici Domenico Losurdo, une histoire de sang et de larmes, de meurtres et d'exploitation. Selon lui, le libéralisme est, depuis ses origines, une idéologie de classe au service d'un petit groupe d'hommes blancs, intimement liée aux politiques les plus illibérales qui soient : l'esclavage, le colonialisme, le génocide, le racisme et le mépris du peuple. Dans cette enquête historique magistrale qui couvre trois siècles, du XVII e au XX e, Losurdo analyse de manière incisive l'oeuvre des principaux penseurs libéraux, tels que Locke, Burke, Tocqueville, Constant, Bentham ou Sieyès, et en révèle les contradictions internes. L'un était possesseur d'esclaves, l'autre défendait l'extermination des Indiens, un autre prônait l'enfermement et l'exploitation des pauvres, un quatrième s'enthousiasmait de l'écrasement des peuples colonisés... Assumer l'héritage du libéralisme et dépasser ses clauses d'exclusion est une tâche incontournable. Les mérites du libéralisme sont trop importants et trop évidents pour qu'on ait besoin de lui en attribuer d'autres, complètement imaginaires.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER14,70 € -

Comprendre l'islam politique. Une trajectoire de recherche sur l'altérité islamiste, 1973-2016
Burgat FrançoisLa tradition " orientaliste " des savants arabisants français, qui avaient accompagné l'entreprise coloniale au xixe siècle, a progressivement laissé la place au xxe siècle à une génération de chercheurs résolument anticolonialistes, à l'image de Maxime Rodinson, Charles-André Julien, Jacques Berque ou Charles-Robert Ageron. Il revient aujourd'hui à leurs héritiers d'éclairer la résurgence, dans la période postcoloniale, d'un " islam politique " qui cristallise une très profonde défiance. C'est ce à quoi s'emploie François Burgat dans cet ouvrage, en replaçant ses analyses dans le parcours personnel qui les a nourries et l'environnement scientifique qui les a accueillies. Depuis les années 1980, le large rejet des acteurs politiques musulmans a contribué à alimenter, à leurs marges, une violence de plus en plus radicale, jusqu'au terrorisme. À rebours des explications simplistes ignorant trop souvent les racines historiques de ces évolutions, ce livre apporte une note dissonante. Son auteur explicite comment, pour décoder l'incomprise altérité islamiste, sa trajectoire de recherche l'a conduit depuis les années 1970 à forger ses propres outils. De l'Algérie à la Syrie, en passant par la Tunisie, le Yémen, la Libye, l'Égypte et la France, il restitue ses rencontres avec nombre d'acteurs de cette mouvance. Il montre que leurs motivations sont plus banalement profanes et politiques que religieuses. Et donc très loin des explications essentialistes qui s'obstinent à chercher dans le Coran du viie siècle les introuvables clés de la " radicalité islamiste " d'aujourd'hui. L'auteur poursuit ici sa démarche en confrontant ses premières hypothèses aux turbulences du printemps arabe et à l'affirmation djihadiste. En contextualisant ses observations sur le temps long, il offre un éclairage rare et précieux sur les conditions du dépassement de ce " défi islamiste " du siècle.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,00 €
