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Prêter son corps au mythe. Le féminin et l'art contemporain
Creissels Anne
DU FELIN
22,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782866456917
Une femme-licorne, une manie religieuse mécanique ou encore une machine à peindre l'étreinte amoureuse, des images de l'intérieur d'un corps impressionnant le spectateur, une artiste se couvrant de sang, de plumes, de fleurs ou de boue, des images pornographiques brodées sur toile, de gigantesques araignées: autant de représentations qui suscitent, par leur singularité, un questionnement sur l'identité. Ces oeuvres de Rebecca Horn, Mona Hatoum, Ana Mendieta, Ghada Amer et Louise Bourgeois, réalisées entre les années 1970 et le début du XXIe siècle, permettent de réévaluer des évidences et de voir comment le "naturel" ou l'"essence" peuvent masquer une constructiondu mythe. L'hybridité et la métamorphose sont au coeur de nombreux mythes grecs les viriles Amazones, Danaé fécondée par une pluie d'or, l'accouplement de Léda et d'un cygne, Daphné prenant racine, Arachné devenue animal... Nous assistons à un travail du mythe dans l'art contemporain, entre reconduction et opérations de déplacement. Être une artiste et une femme, avec comme ligne d'horizon de "prêter son corps au mythe". Biographie de l'auteur Docteur de l'EHESS en histoire et théorie des arts, Anne Creissels coordonne le groupe de recherche ACEGAMI (Analyse Culturelle et Études de Genre/Art, Mythes et Images). Elle a publié de nombreux articles, notamment aux Cahiers du Mnam. Anne Creissels réalise aussi des installations et des performances chorégraphiques qui portent sur l'esthétisation et la contrainte des corps dans la danse.
Nombre de pages
88
Date de parution
26/02/2009
Poids
168g
Largeur
149mm
Plus d'informations
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EAN
9782866456917
Titre
Prêter son corps au mythe. Le féminin et l'art contemporain
Auteur
Creissels Anne
Editeur
DU FELIN
Largeur
149
Poids
168
Date de parution
20090226
Nombre de pages
88,00 €
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Résumé : Une carapace de plumes enfermant, dans sa roue motorisée, le corps d'une danseuse, d'énormes nanas en papier méché à faire danser, une Bunny girl arpentant un terrain labouré en talons aiguilles, un guéridon dansant capable d'exprimer les tourments de l'âme, des corps réduits à l'état d'objets absurdement performants, une parole trop longtemps bridée devenue acte : autant de gestes "déplacés". Ces artifices, ces attributs ostentatoires, ces débordements mécaniques, visibles tant chez Rebecca Horn, Niki de Saint Phalle et Pina Bausch que dans des pratiques performatives contemporaines, en exposant les ficelles du corps, témoignent d'une idéologie prégnante dans laquelle le féminin se voit bien souvent réifié. Ces figures du corps contraint ravivent, pour mieux les subvertir, des mythes tenaces relatifs à la grâce et à l'altérité qui hantent la littérature, les arts visuels et les arts vivants. Par l'analyse de ces oeuvres grotesques et poétiques à la fois, cet essai nous invite, dans le sillage d'Aby Warburg et de Marcel Mauss, à percevoir le geste comme vecteur d'identité lié aux attentes sociales et politiques mais aussi aux mythes et aux fantasmes. Entre conformation à un idéal, incorporation des codes et résistance, les postures forcées, traversées de désirs contraires, révèlent alors, sous l'apparente soumission, leur capacité transformatrice. A l'encontre d'une illusoire liberté tant prônée par nos sociétés contemporaines, Anne Creissels engage, en traversant l'histoire et les disciplines, à penser le geste comme fondamentalement emprunté, condition paradoxale de sa métamorphose.
Creissels Anne ; Fichera Giorgio ; Séguier-Faucher
Warburg et le genre : l'articulation n'a rien d'évident et réclame sans doute un point d'interrogation. Considéré comme le père fondateur de l'iconologie moderne, Aby Warburg (1866-1929) a profondément renouvelé la pratique de l'histoire de l'art, en particulier à travers son atlas d'images Mnémosyne ; il a plus largement ouvert la voie à une anthropologie du visuel fondée sur les concepts-clés de " survivance " et de " formule du pathos " . Mais, du " genre " , force est de constater qu'il n'a rien dit. C'est à une sorte d'incompatibilité que l'on pourrait au premier abord conclure si des propositions relativement récentes, en particulier artistiques, mais aussi théoriques, n'avaient révélé, dans ce rapprochement inattendu, des vertus heuristiques insoupçonnées et suscité l'envie de faire l'archéologie de ce lien ténu mais effectif entre Warburg et le genre. L'hypothèse qui préside à cet ouvrage est en effet que, dans cette articulation, s'énoncent précisément, et pour tout dire plastiquement, des formes de résistance à la fois aux identités figées et aux catégories préétablies. Cette hypothèse est sous-tendue par l'idée que le montage et le démontage du savoir auxquels s'est attelé Warburg, par des voies visuelles, ne pouvait pas ne pas concerner le démontage des identités à l'oeuvre dans l'art et singulièrement dans les pratiques et théories queer actuelles. Avec les contributions de : Renata Andrade, Marion Beaufils, Hortense Belhôte, Giovanni Careri, Olivier Cheval, Anne Creissels, Giorgio Fichera, Lê Hoàng Nguyên, Griselda Pollock, Simon Séguier-Faucher.
Résumé : La théorie syntaxique a connu ces dernières décennies un développement considérable, mais on peut reprocher aux courants dominants, d'une part d'accorder une attention insuffisante à la diversité des langues, d'autre part d'accepter sans réelle discussion bon nombre de notions traditionnelles qui à l'examen s'avèrent des plus contestables. Ecrit par un linguiste qui s'est toujours efforcé de confronter les grandes questions de la théorie syntaxique à la pratique de la description des langues les plus diverses, cet ouvrage propose un regard nouveau sur des notions grammaticales parmi celles qu'on croirait les plus évidentes, et conduit à s'interroger sur le contenu de l'enseignement grammatical tel qu'il est actuellement dispensé dans les écoles françaises. L'auteur enseigne la linguistique générale à l'Université de Grenoble et consacre l'essentiel de son activité de recherche à la description de langues africaines.
En 1940, la France capitule. En 1941, Jacques Lusseyran, alors qu'il est aveugle et n'a pas 18 ans, entre en résistance en rejoignant le mouvement Défense de la France. " Le 20 juillet 1943, il est arrêté par la Gestapo, interrogé pendant des jours interminables et enfermé à Fresnes. Il sera déporté en 1944 à Buchenwald. " Comment un aveugle peut-il survivre à cet enfer ? Grâce à la protection d'un groupe de Russes et à sa connaissance de l'allemand qui lui permettra d'informer les autres déportés des agissements des S.S. Après un an et demi d'horreur, il est libéré et revient en France où il poursuivra ses études en affirmant ses aspirations littéraires balayées par la guerre. Jacques Lusseyran deviendra un brillant conférencier et enseignera la littérature française dans différentes universités américaines. En 1971, il meurt dans un accident de voiture. Il a alors 47 ans. Cette autobiographie est un exceptionnel exemple d'amour de la vie, de courage et de liberté intérieure face à l'adversité.
Odile de Vasselot a 18 ans lorsque les Allemands envahissent la France. Convaincue dès le début du conflit de la nécessité de résister, elle est orientée vers des réseaux qui, bien qu'animés en grande partie par des civils, ont des objectifs militaires. A partir de 1942, elle est mise en contact avec deux vastes réseaux antinazis oeuvrant en Belgique, en France et en Espagne. Odile de Vasselot est d'abord agente de liaison pour le service de renseignement Zéro, puis sert, au sein du réseau Comète. comme convoyeuse de pilotes anglais rescapés des batailles aériennes, des opérations à haut risque et très mouvementées menées depuis le territoire belge. C'est en brossant le portrait de ses compagnons d'armes portés par leur courage, leur modestie et leur ténacité que l'autrice nous fait revivre une phase essentielle de la Résistance.