Elisée Reclus et les Etats-Unis. Suivi de son "Fragment d'un voyage à La Nouvelle-Orléans (1855)"
Creagh Ronald
NOIR ET ROUGE
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EAN :9782954361000
Les Etats-Unis d'Amérique ont été un miroir où, de Saint John de Crèvecoeur et Alexis de Tocqueville à Simone de Beauvoir, les Français se regardent. Curieusement, américanistes et politologues ont oublié le géographe français qui entreprit l'étude la plus importante sur le sujet, et dont l'impact fut international : le géographe Elisée Reclus, qui connaît de nos jours un singulier retour. L'étude de cette géographie vivante, d'une beauté impertinente, va plus loin. Elle révèle aussi la naissance d'une vocation, c'est-à-dire ici comment on devient géographe, et même géographe passionné de la nature, de la fraternité humaine, ouvert sur le grand théâtre de l'univers. Elisée Reclus a écrit énormément, il a décrit l'ensemble de la Terre dans sa Nouvelle Géographie universelle. Mais les Etats-Unis ont occupé une place éminente dans sa vie : jeune homme, il s'est rendu en Louisiane, qui a sans doute été une source importante de ses jugements ultérieurs. Et le récit de son voyage sur un voilier, en 1852, est ensorceleur : on ne pouvait pas ne pas l'ajouter au présent ouvrage. Les articles de Karl Marx, sur la guerre de Sécession, ont souvent été étudiés il n'en est pas de même pour ceux de Reclus, parus dans la prestigieuse Revue des Deux Mondes. Ses analyses lui attirèrent les compliments de l'ambassadeur des Etats-Unis, envoyé en France par le Président Abraham Lincoln. La comparaison entre Marx et Reclus est particulièrement instructive sur la différence des regards que l'on peut porter en géopolitique. Enfin, vers le fin de sa vie, Reclus retourna aux Etats-Unis, pour préparer le volume XVI de sa Géographie. Son regard encyclopédique révélait à l'époque, et même encore de nos jours, des aspects et des enjeux trop peu connus sur l'essor de cette puissance mondiale. Parler, à la fin des années 1880, des "Afro-Américains" et annoncer l'hispanisation des Etats-Unis n'était pas donné à tout le monde...
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Nombre de pages
192
Date de parution
19/03/2013
Poids
320g
Largeur
210mm
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EAN
9782954361000
Titre
Elisée Reclus et les Etats-Unis. Suivi de son "Fragment d'un voyage à La Nouvelle-Orléans (1855)"
Auteur
Creagh Ronald
Editeur
NOIR ET ROUGE
Largeur
210
Poids
320
Date de parution
20130319
Nombre de pages
192,00 €
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Du voyage du socialiste gallois Robert Owen en 1825 aux premières communautés fouriéristes, des mouvements contestataires des années 1960 à l'écologie et aux groupes punks ou lesbiens d'aujourd'hui, les États-Unis ont abrité nombre de communautés utopiques. Souvent installés comme jadis les moines dans des paysages magnifiques et isolés, mais aussi dans l'hôtel d'un village de l'ancienne Réserve de l'Ouest ou exploitant une mine de charbon sur leur territoire, ces groupes mettent à l'épreuve une volonté de vivre en dehors de la logique de la société dominante. En revenant sur près de deux siècles d'expériences communautaires, ce livre lève non seulement le voile sur un phénomène méconnu et toujours actuel, mais le réinsère parmi les tentatives de lutte contre un système omnipotent, ouvrant une autre voie, originale et non exclusive, vers l'émancipation sociale.
L'affaire est connue et tout le monde sait que les deux anarchistes électrocutés étaient innocents. Le rappel des faits ne constitue donc qu'une petite partie de l'ouvrage, qui s'attarde particulièrement sur le contexte politique, lequel explique nettement et le pourquoi des arrestations et la condamnation à la peine capitale. Le second texte, signé Ronald Creagh, analyse les tenants et les aboutissants d'un "mythe" comparable aux Etats-Unis à l'affaire Dreyfus et dont le retentissement fut mondial. En effet, les livres sur l'affaire se sont multipliés, une chanson de Joan Baez fut hyper-populaire, etc. Sacco et Vanzetti furent finalement réhabilités par le gouverneur du Massachussetts (où eu lieu le procès) en 1977, soit 50 ans après leur exécution...
On a l'habitude de présenter l'anarchisme de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle comme étant divisé entre terroristes, individualistes et syndicalistes. La vie de l'anarchiste Fortuné Henry montre, bien au contraire, comment la même personne peut traverser ses trois prétendues divisions pour mieux incarner l'anarchisme. Un parcours difficile, puisqu'il était le frère du célèbre terroriste Emile Henry, mais cela ne fut pas un obstacle. Fortuné Henry intégra son militantisme anarchiste dans le cadre de la vie quotidienne. La dernière étape inattendue de sa vie montre toute la difficulté à tenter de tisser des liens logiques entre la vie professionnelle et les valeurs morales.
Tirant prétexte du centenaire du décès d'Elisée Reclus (1830-1905), célèbre géographe et anarchiste, un groupe de géographes de l'Université Lyon 2 (Paul Boino, Jacques Défossé, Isabelle Lefort, Philippe Pelletier) a lancé l'idée d'un colloque international. Il s'est ensuite élargi à d'autres institutions scientifiques (Université Lyon 3, ENS, UMR 5600 "Environnement, Ville et Société"). Ce colloque a rassemblé une quarantaine de chercheurs, connus ou moins connus, venant de la géographie mais aussi de l'histoire ou de la sociologie, et provenant de différents pays (France, Espagne, Portugal, Italie, Grèce, Belgique, Confédération helvétique, Angleterre, Irlande, Norvège, Liban, Japon, Brésil, Argentine). Il a tenté de ré-interroger la pertinence de la géographie de Reclus au regard des problématiques tant scientifiques que sociales du monde actuel. Plusieurs axes de communications ont été suivis : fabrique et optique de l'objet géographique, le terrain régional, le réseau anarchiste, l'actant géographique (table ronde), production et diffusion de la connaissance, nature, conscience et technique, graphies, nature, ethnies et identités, géographie et politique (table ronde). Ces journées ont donné lieu à des échanges intenses, contradictoires et fraternels, qui se placent également dans le cadre d'autres colloques, conférences ou journées qui ont été consacrées la même année 2005 à Elisée Reclus (Université de Montpellier 3, Festival International de Géographie de St-Dié-des Vosges, Université La Bicocca de Milan, Société catalane de géographie à Barcelone, Ste-Foy-la-Grande, Orthez, Université de la Nouvelle-Orléans).
La Révolution espagnole a porté, sur une brève durée, les espoirs libertaires, à un point jamais atteint jusque là. Paris, qui a joué le rôle d'une base arrière, s'est trouvé être à la fois le lieu de la solidarité et le point de rassemblement de toutes les tendances politiques qui faisaient du conflit espagnol l'enjeu vital de l'époque. C'est essentiellement à Paris que se forment les mythes et les idéologies qui façonnent encore l'imaginaire de la "Guerre civile'. Parmi les militants qui consacrèrent toutes leur énergie et, parfois, leur vie à cette Révolution, le lecteur croisera, au long de cet ouvrage, Pierre Besnard, André Prudhommeaux, Michel Collinet, Robert Louzon, David Rousset, Charles Ridel, Victor Serge, Benjamin Peret, Nicolas Lazarevitch ou Simone Weil."
Bakounine entre syndicalisme révolutionnaire et anarchisme ", de Maurizio Antonioli, fut écrit à l'occasion du colloque international d'études bakouniniennes qui célébrait le centenaire de la mort de Michel Bakounine. L'événement eut lieu à Venise du 24 au 26 septembre 1976, à l'initiative des Gruppi Anarchici Federati sous le patronage de l'Association culturelle libertaire " A. et B. Carocari ". Le texte de Maurizio Antonioli présente l'intérêt décisif d'aborder les problèmes qui se posèrent aux militants qui se réclamaient, au début du XXe siècle, de la postérité de l'AIT, de la Fédération jurassienne et du révolutionnaire russe. Maurizio Antonioli montre le rôle décisif que James Guillaume joua dans cette réappropriation de l'héritage par les deux courants. En effet, dans un premier temps, ils semblent d'accord pour souligner le fait que Bakounine ait été un précurseur du syndicalisme révolutionnaire : il y a alors, dit Maurizio Antonioli, "une continuité politique idéale entre Bakounine et le syndicalisme". Peu à peu cependant, on voit qu'ils évoluent d'une manière qui va les conduire à se confronter. Le syndicalisme révolutionnaire se trouve dans ce que Maurizio Antonioli appelle une " logique d'absorption ", assumant à la fois la fonction d'organisation de masse et d'organisation spécifique. Il est accusé d'avoir des tentations " impérialistes ", selon l'expression de Marc Pierrot, et les anarchistes vont reprocher au syndicalisme révolutionnaire de ne laisser aucune place à l'organisation fondée sur un "idéal", c'est-à-dire à l'organisation politique.