La Cour de Justice de l'Union européenne a toujours plusieurs longueurs d'avance sur les fédéralistes de tout bord qui tiennent la main des rédacteurs des traités. Chacun sait que le débat sur la primauté du droit communautaire inscrit à l'article I-6 de feu le Traité établissant une Constitution pour l'Europe fut éludé au prétexte que la Cour de Justice avait déjà reconnu la primauté du droit communautaire sur les droits nationaux dès 1964 (arrêt Costa c/ENEL), y compris sur le droit constitutionnel national (arrêt Internationale Handesgesellschaft de 1970). C'est d'ailleurs ce qui permet aux auteurs du Traité de Lisbonne de se dispenser de reprendre cet article I-6. Il leur suffit dans la déclaration n° 27 sur la primauté de renvoyer à la jurisprudence de la Cour et le tour est joué". Armel Pécheul "Une organisation détentrice en de nombreux domaines, régaliens et non régaliens, du pouvoir législatif ainsi que du pouvoir exécutif, qui exerce ces pouvoirs sans mandat ni contrôle d'aucun peuple souverain, dont les organes adoptent des lois qui ne sont pas l'expression d'une volonté générale et les exécutent à travers des normes qui sont contrôlées par une justice non ouverte aux citoyens n'est pas un Etat de droit". Marie-Françoise Bechtel "Une fiole de poison n'est pas moins dangereuse quand on lui retire son étiquette". Etienne Chouard "Je qualifie de coup d'état le fait, pour le président de la République, de faire ratifier par voie parlementaire un traité modificatif en réalité identique à 90 % au traité établissant une constitution pour l'Europe rejeté par les Français lors du référendum du 29 mai 2005. (...) Ce coup d'Etat ponctuel vient de surcroît se greffer sur le coup d'Etat permanent que constitue l'abandon progressif et systématique à des instances européennes non démocratiques". Anne-Marie Le Pourhiet "Si la construction européenne ne peut avancer qu'à l'insu des peuples, quand ce n'est pas contre eux, ce sont ses fondements démocratiques - constamment invoqués dans tous les traités - qui sont eux-mêmes en cause". Bernard Cassen "La situation socio-économique générale demeure préoccupante : pour une centaine de nations, les revenus per capita mesurés en capacité de pouvoir d'achat sont inférieurs à ce qu'ils étaient il y a un quart de siècle. Un milliard d'êtres humains n'ont pas accès à l'eau saine, trois milliards doivent subsister avec un revenu annuel moyen de 800 dollars et avec l'accentuation de l'urbanisation, un milliard au moins habite des bidonvilles... Et quelque 400 familles détiennent la moitié de la fortune mondiale". Pierre-Marie Gallois "A la clef de toute cette misère idéologique il y a l'européisme, ce dogme que le pouvoir actuel a repris à son compte et pousse à l'extrême en dépit du vote on ne peut plus clair des Français en 2005, vote qui ne visait nullement la personne de Jacques Chirac mais bien sa politique européenne, qui était celle de son prédécesseur et qu'appuyait toujours, à quelques exceptions près, un Parti socialiste rallié au néolibéralisme, c'est-à-dire à la théologie du marché et au consumérisme qui conduisent à la crétinisation des esprits". Philippe de Saint Robert "Les capitales européennes doivent impérativement ressembler à la capitale de la mondialisation, New-York. Elles doivent y planter des tours. Ces tours sont, en général, le porte-drapeau d'une société transnationale". Alain Paucard "Prospérité et plein emploi passent par la restauration de la solidarité consommateur-producteur, c'est-à-dire la préférence communautaire ou la préférence nationale. La France peut produire la plus grande part de ce qu'elle consomme. Il faut de la solidarité dans l'échange. On ne peut être un citoyen protégé, assisté, ici, et acheter sur le marché-jungle mondial au moins disant. Faut-il continuer la solidarité de fait avec les Chinois plutôt qu'avec nos jeunes ? " Christian Pradeau
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Nombre de pages
191
Date de parution
17/01/2008
Poids
330g
Largeur
174mm
Plus d'informations
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EAN
9782755402001
Titre
Les Cahiers de l'Indépendance N° 4, novembre 2007
Auteur
Coûteaux Paul-Marie
Editeur
F X DE GUIBERT
Largeur
174
Poids
330
Date de parution
20080117
Nombre de pages
191,00 €
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Résumé : Voici, enfin, tel qu'en lui-même, Clovis : - Reims ou le batptême et la fondation d'une légimité ; - Soissons, le vase, et l'abandon du système des dépouilles et la nécessité de l'Etat, garant de la justice, face aux féodalités de tous ordres ; - Tolbiac, la victoire sur les Alamans et l'invention de la nation face aux empires ; - Orléans, la convocation du concile, et l'affirmation d'une civilisation où la royauté puis la Res publica ne se confondent pas avec la religion ; - Paris, l'élection d'une capitale, et l'esquisse d'une souveraineté. Paul-Marie Couteau, 39 ans, membre tour à tour des cabinets de Michel Jobert, Philippe de Saint Robert, Jean-Pierre Chevènement, puis de Boutros-Boutros Ghali à New-York, de Philippe Seguin enfin, enseigne aujourd'hui comme professeur associé à l'institut d'études européennes de l'université de Paris VIII.
Résumé : Platon, Aristote, la Bible, les Évangiles, saint Augustin, Péguy, Proust... Me serais-je jamais douté, moi qui ne croyais pas aux mystères, que je ne les découvrirais, et ne les comprendrais qu'en réfléchissant à un événement de l'Histoire survenu un certain 18 juin, en mettant chaque jour à l'épreuve l'incertaine idée que nous avons de la France, en retrouvant peu à peu ce que fut, fit et voulut faire de Gaulle ? Aurais-je jamais cru que, par lui, remontant jusqu'au petit roi Clovis qui tend à travers les siècles le fil de l'aventure française, je retrouverais le génie de la France et que, par elle, je découvrirais celui du christianisme ? P-M. C.
Résumé : L'ambiguïté des régulières célébrations du Général de Gaulle - cette année est le 70e anniversaire du 18 juin, le 40e de sa mort et le 120e de sa naissance - par une génération politique qui le bafoue unanimement, tourne désormais à l'imposture. Préfaçant, en avril dernier, la réédition des Grands Discours de guerre, Régis Debray fait pire encore dans la révérence assassine en faisant du Général statufié le grand récapitulateur de l'Histoire de France, celui qui lui aura permis de quitter la scène historique sur un beau geste, le 18 juin, fabrication a posteriori, selon Debray, en forme de baisser de rideau. Paul-Marie Coûteaux lui adresse dans l'urgence une longue lettre de rupture, dénonçant la capitulation intellectuelle cachée derrière la révérence. Il n'y a là, démontre-il en ce texte dense et parfois violent, qu'une pure ignorance de la réalité mais aussi de la vérité du peuple français, de ses drames mais aussi de ses ressorts profonds, qui bafoue à la fois la Charité, l'Espérance et la Foi, trois vertus théologales que les drames où glissent l'Europe en général et la France en particulier vont au contraire rendre, pour la poignée des nouveaux résistants, plus brûlantes que jamais.
C'est peu dire que les français ont perdu l'idée, les repères, et le sens même de la France. France à deux ou plusieurs vitesses, fractures sociales, évanescence de la légitimité politique, crise du cadre culturel et, non moins, de la prétendue réponse multiculturelle face à la mondialisation/américanisation du monde, violences communautaristes. A toutes ces questions, il ne reste qu'une seule réponse : la langue française, le dernier talisman. Obsédée par elle-même, la France ne peut se retrouver aujourd'hui que par et dans le français. Par la langue, les Français ont encore un lien avec une histoire, avec une unité nationale ; par elle, sa diffusion internationale et la francophonie, ils ont encore une voix audible dans le monde. Aujourd'hui la question du français est sur toutes les lèvres : exception culturelle, apprentissage de la lecture, enseignement des langues, refondation de l'école et du corpus classique, respect de la langue dans l'entreprise, capacité à nommer les choses et à dire le monde... Mais personne ne l'envisage dans sa dimension centrale : c'est l'être français tout entier qui tien aujourd'hui à la langue. Tel est le défi qu'à relevé Paul-Marie Coûteaux : penser la langue globalement, c'est-à-dire en politique.
J'ai 23 ans, je suis née avec le "droit à la contraception" . On ne m'a pas demandé si j'étais pour ou contre : là n'est d'ailleurs pas l'enjeu. Mais je suis une de ces jeunes impertinentes qui osent poser des questions : - Quelle est cette fameuse liberté qui se vit dans la dépendance au médecin par l'intermédiaire de la technique ? - A quoi sert-il d'être disponible en permanence quand le désir est sous contrôle d'hormones artificielles ? - Au nom de quoi ou de qui les femmes devraient-elles accepter les risques des effets secondaires de la pilule sur leur santé ? Ma génération est confrontée au nombre désespérant de divorces, aux "pannes" de désir sexuel des couples, aux défis de l'écologie et aux problèmes croissants d'infertilité. Notre génération aspire à une véritable libération, elle veut un moyen de régulation des naissances du XXIe siècle, qui soit au service de l'amour et de la sexualité, respectueux de la vie humaine et de l'environnement. Ce livre est une réédition. Aujourd'hui, Thérèse Hargot est mère de trois enfants. Philosophe (Paris I-Sorbonne) et sexologue (UC Louvain-Belgique), elle intervient dans les écoles, les médias et pour diverses organisations afin de susciter la réflexion sur les enjeux de la vie sexuelle et affective. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque) et Aime, et ce que tu veux, fais-le ! aux éditions Albin Michel.
Seignalet Dominique ; Seignalet Anne ; Joyeux Henr
Biographie de l'auteur Docteur en médecine, ancien interne des hôpitaux de Montpellier, Jean Seignalet a été maître de conférences à la Faculté de médecine de Montpellier et praticien hospitalier. Il a dirigé pendant trente ans le laboratoire d'histo-compatibilité de Montpellier. Il a été un pionnier des greffes d'organes et de tissus, en particulier des transplantations rénales. Il a développé des examens biologiques qui aident au diagnostic et à la prévention de certaines maladies. Il a exercé ses activités aussi bien dans le domaine de la biologie que dans celui de la clinique.
Un témoignage lumineux de santé que nous donne Maryse Pioch. Ayant vécu toute son enfance dans une belle famille de huit enfants, avec des parents apiculteurs, elle est professeur d'éducation physique. Mais voici qu'un jour sa jambe ne lui obéit plus. Alors qu'elle est fatiguée sans comprendre pourquoi depuis plusieurs années, le diagnostic tombe enfin, à la veille de l'an 2000: sclérose en plaques. La médecine est toujours aussi peu efficace en ce domaine. Que faire? Subir l'évolution de cette épouvantable maladie? Maryse a tout essayé dans ce qui est proposé par les médecines alternatives. Elle a cherché les causes de sa sclérose en plaques, virales et psychologiques. Fort heureusement, les abeilles ont véritablement stoppé son mal, et de belle manière. C'est manifestement le venin qui a été le plus efficace, déposé par des points d'acupuncture. Ce livre témoignage ouvre des perspectives de santé publique pour traiter ces maladies auto-immunes qui touchent le système nerveux central et créent de graves handicaps.
Pécheul Emilie ; La Loggia Marco ; Croissant Ephra
La psychologie n'est pas née avec Freud! Avant d'être cette science matérialiste de l'homme qui nous est présentée aujourd'hui, elle prend ses sources dans une véritable expérience de l'humanité, corps âme et esprit, celle que les Pères comme Evagre le Pontique connaissaient si bien! Elle a fleuri avec la direction spirituelle et les Pères du désert en sont les véritables pionniers. Cette science de l'âme a été pratiquée tout au long de l'histoire avec des temps forts où s'illustrèrent un Ignace de Loyola ou un Jean de la Croix. L'Orient inventa un vocabulaire pour qualifier la dépression et les maladies de l'âme, il inventa des remèdes et des outils thérapeutiques, jamais on ne dissocie la vie psychologique de la vie spirituelle. Ce petit livre revisite les textes des Pères du désert à la lumière des outils des thérapies actuelles et il met en évidence la connaissance intuitive et profondément juste qu'ils en avaient. Ces pages sont nées d'une réflexion chrétienne et à la suite d'une expérience personnelle qui nous a appris que nous ne pouvons pas séparer le psychologique du spirituel." Emilie Pécheul et Marco La Loggia.