De Gaulle, espérer contre tout. Lettre ouverte à Régis Debray
Coûteaux Paul-Marie
XENIA
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EAN :9782888921080
L'ambiguïté des régulières célébrations du Général de Gaulle - cette année est le 70e anniversaire du 18 juin, le 40e de sa mort et le 120e de sa naissance - par une génération politique qui le bafoue unanimement, tourne désormais à l'imposture. Préfaçant, en avril dernier, la réédition des Grands Discours de guerre, Régis Debray fait pire encore dans la révérence assassine en faisant du Général statufié le grand récapitulateur de l'Histoire de France, celui qui lui aura permis de quitter la scène historique sur un beau geste, le 18 juin, fabrication a posteriori, selon Debray, en forme de baisser de rideau. Paul-Marie Coûteaux lui adresse dans l'urgence une longue lettre de rupture, dénonçant la capitulation intellectuelle cachée derrière la révérence. Il n'y a là, démontre-il en ce texte dense et parfois violent, qu'une pure ignorance de la réalité mais aussi de la vérité du peuple français, de ses drames mais aussi de ses ressorts profonds, qui bafoue à la fois la Charité, l'Espérance et la Foi, trois vertus théologales que les drames où glissent l'Europe en général et la France en particulier vont au contraire rendre, pour la poignée des nouveaux résistants, plus brûlantes que jamais.
Nombre de pages
93
Date de parution
18/06/2010
Poids
126g
Largeur
128mm
Plus d'informations
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EAN
9782888921080
Titre
De Gaulle, espérer contre tout. Lettre ouverte à Régis Debray
Auteur
Coûteaux Paul-Marie
Editeur
XENIA
Largeur
128
Poids
126
Date de parution
20100618
Nombre de pages
93,00 €
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Voici, enfin, tel qu'en lui-même, Clovis : - Reims ou le batptême et la fondation d'une légimité ; - Soissons, le vase, et l'abandon du système des dépouilles et la nécessité de l'Etat, garant de la justice, face aux féodalités de tous ordres ; - Tolbiac, la victoire sur les Alamans et l'invention de la nation face aux empires ; - Orléans, la convocation du concile, et l'affirmation d'une civilisation où la royauté puis la Res publica ne se confondent pas avec la religion ; - Paris, l'élection d'une capitale, et l'esquisse d'une souveraineté. Paul-Marie Couteau, 39 ans, membre tour à tour des cabinets de Michel Jobert, Philippe de Saint Robert, Jean-Pierre Chevènement, puis de Boutros-Boutros Ghali à New-York, de Philippe Seguin enfin, enseigne aujourd'hui comme professeur associé à l'institut d'études européennes de l'université de Paris VIII.
Platon, Aristote, la Bible, les Évangiles, saint Augustin, Péguy, Proust... Me serais-je jamais douté, moi qui ne croyais pas aux mystères, que je ne les découvrirais, et ne les comprendrais qu'en réfléchissant à un événement de l'Histoire survenu un certain 18 juin, en mettant chaque jour à l'épreuve l'incertaine idée que nous avons de la France, en retrouvant peu à peu ce que fut, fit et voulut faire de Gaulle ... Aurais-je jamais cru que, par lui, remontant jusqu'au petit roi Clovis qui tend à travers les siècles le fil de l'aventure française, je retrouverais le génie de la France et que, par elle, je découvrirais celui du christianisme ... P-M. C.
C'est peu dire que les français ont perdu l'idée, les repères, et le sens même de la France. France à deux ou plusieurs vitesses, fractures sociales, évanescence de la légitimité politique, crise du cadre culturel et, non moins, de la prétendue réponse multiculturelle face à la mondialisation/américanisation du monde, violences communautaristes. A toutes ces questions, il ne reste qu'une seule réponse : la langue française, le dernier talisman. Obsédée par elle-même, la France ne peut se retrouver aujourd'hui que par et dans le français. Par la langue, les Français ont encore un lien avec une histoire, avec une unité nationale ; par elle, sa diffusion internationale et la francophonie, ils ont encore une voix audible dans le monde. Aujourd'hui la question du français est sur toutes les lèvres : exception culturelle, apprentissage de la lecture, enseignement des langues, refondation de l'école et du corpus classique, respect de la langue dans l'entreprise, capacité à nommer les choses et à dire le monde... Mais personne ne l'envisage dans sa dimension centrale : c'est l'être français tout entier qui tien aujourd'hui à la langue. Tel est le défi qu'à relevé Paul-Marie Coûteaux : penser la langue globalement, c'est-à-dire en politique.
Elsässer Jürgen ; Chevènement Jean-Pierre ; Hissim
Voici un ouvrage d'investigation exemplaire. Prenant à contre-pied la clameur générale, Jürgen Elsässer a patiemment remonté la piste des kamikazes du 11 septembre. Ce qui l'a mené tout droit en Bosnie, véritable tête de pont de l'activisme islamiste en Europe et en Occident. Avant de s'attaquer aux populations de l'Occident, les moudjahiddin ont été recrutés, formés, entraînés par les services secrets occidentaux. Sur cette collusion, la "guerre contre le terrorisme" proclamée à grand fracas par Washington au début des années 2000, a jeté un voile de ténèbres et de mutisme. Passionnant comme un roman d'espionnage, ce livre éclaire les souterrains de la politique mondiale et fait parler le silence. De New York à Istanbul, de Berlin à Tora-Bora, il nous entraîne à la découverte du plus équivoque des réseaux. Composant, au fil de son récit, le tableau d'une guerre occulte où les distinctions communes - Occident/Islam, amis/ennemis, terrorisme/pacification - perdent leur sens.