De 1998 à 2009, plusieurs acteurs, locaux mais plus souvent étrangers, ont tenté de panser les plaies infligées par la guerre à la communauté rromani de Cossovie, malgré les tensions persistantes entre la population locale, avec ses politiciens, et le pouvoir serbe, avec ses partisans. Ces plaies étaient d'autant plus injustes pour les Rroms que ceux-ci avaient refusé en bloc l'opposition ethnique qui allait déchirer la province - restant fidèles à la pratique séculaire de bon voisinage par delà les ethnies. Or, tous ces efforts se sont révélés vains et la situation semble se stabiliser désormais d'elle-même, mais dans des conditions inquiétantes, par un simple effet d'inertie ne cessant de générer des problèmes sociaux et ethniques qui auraient pourtant été tout à fait évitables. Les autorités étrangères ont voulu appliquer leurs normes en ignorant avec arrogance la réalité du pays, ce qui n'a fait que favoriser la corruption. Les autorités locales, certes de bonne volonté mais peu déterminées et encore moins secondées, ne se sont guère impliquées, tandis que les efforts des groupes rroms, en diaspora et sur place, échouaient, soit minés par des dissensions et des calomnies, soit se fracassant au mur glacé de la bureaucratie quasi coloniale au pouvoir. La riche documentation présentée ici témoigne des efforts longs et vains, intéressants dans le contexte local, mais aussi - hélas - leçon pour de nombreuses situations similaires dans le monde.
Nombre de pages
290
Date de parution
23/03/2018
Poids
453g
Largeur
155mm
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EAN
9782343087801
Titre
Le Combat des Rroms de Cossovie. 1998-2011
Auteur
Courthiade Marcel ; Mile Saimir ; Music Brahim
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
453
Date de parution
20180323
Nombre de pages
290,00 €
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L'ignorance et les malentendus au sujet du peuple rrom continuent de freiner l'intégration citoyenne de ces 12000000 d'Européens et 500000 Français. Il ne s'agit pas toujours d'une mauvaise volonté de la part des autres populations, ni bien sûr des Rroms, mais d'une cruelle absence d'information à la fois synthétique et fiable sur le sujet. Le présent ouvrage vise à combler cette lacune. Premier travail proposant une vision d'ensemble de l'histoire du peuple rrom, de l'Inde antique à la dispersion en Europe et au Brésil, s'appuyant le plus souvent sur des sources directes, il présente les faits historiques et culturels en lien avec le contexte social, idéologique, économique, militaire, religieux des époques respectives. Sa première rédaction a été faite en langue rromani mais il s'est vite avéré que le contenu convenait tout à fait pour un public bien plus large. On constate la présence des Rroms à l'intersection de nombreux événements majeurs de l'histoire et l'ouvrage contribue à faire sauter les barrières reposant sur des singularités plus imaginaires que réelles de ce peuple ? qu'elles soient accusatrices ou romantiques. Le survol historique est fait surtout par "empires " et tente de relier la question des Rroms avec l'actualité des autres peuples en fonction des grandes interrogations des diverses époques. Quel est le poids de l'identité religieuse et culturelle ? Quels sont les bons ou les mauvais pauvres ? Comment émerge le racisme dont ils peuvent être l'objet ? Comment les Rroms sont-ils traités par les régimes, totalitaires ou démocratiques ? Quand les programmes politiques les concernent, comment sont-ils appliqués et vécus par les Rroms ? Cet ouvrage apportera une lumière utile à la réduction des préjugés contre les Rroms.
Ce recueil d'environ 1.600 proverbes rassemble pour la première fois des proverbes en usage chez les Rroms, Sintés et Kalés de toute l'Europe, surtout du Bassin méditerranéen mais aussi des Rroms d'Europe Centrale, d'Angleterre et des pays du nord. Au delà de l'intérêt ethnologique, ce recueil permet de découvrir la sagesse populaire des Rroms, véritables maîtres en psychologie.
Kujtim Pacaku est journaliste à la radio turque de Prizren (Kosovo), car, comme la plupart des Rroms de sa région, il s'exprime aussi bien en turc, en albanais et en serbe qu'en rromani. Rares et discrètes sont ses allusions à sa culture ethnique, et à la période durant laquelle il a composé ces "chansons d'hiver", la terrible saison du gel des relations autrefois si chaleureuses entre les nations de la région. Et les oiseaux, tombés d'un ciel chargé de bombes, que peuvent-ils nous dire de ce printemps ? Pour Kujtim, les liens tissés depuis toujours entre les peuples se révèleront, une fois encore, des idéologies délétères.
Paix et concorde, respect mutuel et dialogue entre les croyants des diverses religions, non-violence et légitime défense, unification de l'État et fonctionnement local en petites républiques, loi "juste et clémente", entretiens directs entre le souverain et ses sujets y compris les plus humbles, fastes de la cour et méditation, vie mobile dix mois sur douze, partage des richesses : autant de sujets qui interpellent toutes les sociétés, la nôtre comme celles qui l'ont précédée ou la côtoient, chacune apportant une tentative de réponse - et aucune réflexion n'est à négliger. Ce volume rassemble les actes d'un colloque consacré en 2006 à l'un des plus remarquables empereurs indiens, Harshavardhana (590-647), colloque organisé à la Maison d'Europe et d'Orient (Paris) à l'occasion du 1400e anniversaire de l'accession de Harsha au trône de Kannauj, dans la moyenne vallée du Gange. Jeté dès l'adolescence dans un conflit démesuré, il semble avoir su concilier le pouvoir avec sa vocation initiale d'ascète, devenant très tôt non-violent et poète puis disparaissant en laissant une cité d'un très haut degré d'urbanisme, de culture, d'art et de science : c'est par exemple sous Harsha que fut découvert par Brahmagupta le zéro en mathématiques - zéro qui est au système décimal ce que la roue est à la mécanique. Pourtant l'historiographie britannique devait jeter Harsha aux oubliettes. Les contributions rassemblées ici, sous la direction de Marcel Courthiades (INALCO, Paris), se proposent d'apporter un nouvel éclairage pour réhabiliter la mémoire de cet homme d'Etat qui fit de Kannauj la capitale intellectuelle, culturelle, artistique et spirituelle du nord de l'Inde, ce qu'elle resta jusqu'à sa destruction en décembre 1018 par l'envahisseur afghan Mahmoud de Ghaznï.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...