L'auteur a été prisonnier de guerre de 1940 à 1945. Cette période a profondément marqué l'homme mais aussi l'auteur qu'il était. Elle devait déboucher sur sa dernière oeuvre, posthume : L'extinction des feux, puissante réflexion sur la guerre et son principal acteur : l'homme , texte humaniste dans lequel la poésie ne pouvait être absente et joue son rôle. Stéphane Baumont, grand connaisseur de l'oeuvre nous en fait ici une présentation : " Après L'étrange défaite du grand historien Marc Bloch, Un balcon en forêt et Manuscrit de guerre de Julien Gracq, l'ouvrage d'Yves Cosson, L'extinction des feux, relate avec réalisme, poésie et précision les souvenirs d'un ancien prisonnier de guerre. On attendait de ce grand poète des passages qui rappellent son goût pour cet art : ils y sont présents avec le pathétique que suscitent la guerre et l'emprisonnement. On attendait de cet humaniste le récit nouveau d'un drame partagé : il l'est à un tel point qu'on mesure mieux le climat et l'environnement dans lequel ont vécu ceux qui, comme Yves Cosson, ont connu cinq ans de captivité. Nous sommes donc conviés dans cet ouvrage à plusieurs types d'itinéraires avec une " Prose pour les errants " sans feu ni lieu, une question métaphysique mais banale en temps de guerre : " Et verras-tu ta mort ? ", le souvenir du temps des manoeuvres dans le camp de la Varde (" Ombre de la Wehrmacht, Quel glas résonne en ces bunkers ") et avec les souvenirs du " Kriegsgefangenen lager XI B ". Ces itinéraires sont poétiques mais d'une " réal poésie " qui illustre la formidable palette sensorielle que le " prisonnier Cosson " a su utiliser pour mieux décrire aux autres, ceux qui n'ont pas connu ce drame et cette terrible aventure, ce qu'est l'absence de liberté. Les titres donnés aux différents développements permettent de mieux comprendre le déroulement de l'histoire d'un homme pendant cinq ans de sa vie : d'un homme resté homme, d'un homme qui devient prisonnier de guerre, d'un homme qui découvre la langue allemande à travers les interdits, d'un homme qui découvre la terre de la désolation, même si la belle vie peut être vécue en commun. Tout lecteur méditera les phrases conclusives et la disparition de l‘horizon quotidien " dans un ciel désormais purifié des longs oriflammes rouges sang, noirs et blancs frappés de la croix gammée ". Grâce à des poètes qui n'ont pas oublié leurs souffrances mais nous la font partager de retour de captivité, grâce à des Yves Cosson, les lecteurs seront heureux de contester la " République " de Platon en accordant dans la cité toute leur place à des poètes qui méritent, par leurs témoignages la reconnaissance et non l'exclusion, l'écoute et non l'absence de dialogue, l'héritage (notamment sensoriel) et non l'oubli faute de texte. " Avec Marc Bloch et Julien Gracq, Yves Cosson a sa place parmi les meilleurs auteurs de cette " drôle de guerre " et de ce temps d'occupation.
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Date de parution
26/02/2026
Poids
300g
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EAN
9782846796170
Auteur
Cosson Yves
Editeur
GINKGO
Date de parution
20260226
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Résumé : A deux voix et quatre mains, Jean-Claude Lamatabois et Yves Cosson, chacun dans son registre, évoquent les temps forts de leur existence, leurs rencontres, leur passion de la poésie qui rassemble leurs dissemblances. De concert et de conserve ils nous offrent aussi un florilège de leur univers poétique.
Résumé : Au coeur de l'Asie du Sud-Est, le Laos, l'ancien Royaume du Million d'Eléphants et du Parasol blanc, réputé pour son art de vivre et la douceur de ses habitants, renaît aujourd'hui après une longue période de troubles et d'isolement. Geneviève Couteau arrive au Laos en 1968 à la demande du prince Souvanna Phouma afin d'en exprimer "l'apparence et le mystère". A cette époque la plupart des villes sont isolées par la guerre mais les rites traditionnels sont toujours vivants. L'auteur séjourne à Vientiane, à Luang-Prabang, à Vang Vieng et à Khong dans le Laos du Sud. Elle participe aux bacis, mariages, incinérations, interroge les bonzes sur le bouddhisme laotien. Elle rencontre des lettrés et des poètes, des chefs de villages, des chefs de guerre, mais aussi une vieille princesse devenue bonzesse. Lors de son deuxième long séjour, en 1972, dans la province du sud, elle vit chez le prince Bonn Om, frère du troisième personnage du royaume, les derniers jours d'un monde encore féodal. Dans ce récit de voyage documenté, alerte, fourmillant d'anecdotes, de rencontres et de notations, comme le sont ceux du XIX' siècle, l'auteur nous livre aussi un itinéraire spirituel. "On ne revient pas semblable d'Asie", dit-elle. Ce livre, enrichi de croquis, de dessins et portraits pris sur le vif, fait revivre le Laos que beaucoup ont découvert comme le paradis sur terre malgré les drames qu'il a traversés.
Egalement appelés "pseudo-mémoires" ou "illusions mnésiques", les faux souvenirs sont soit des souvenirs qui présentent des distorsions par rapport à l'expérience réelle, intégrant des interprétations et des inférences soit, de manière plus dramatique, des souvenirs d'événements qui ne sont jamais advenus. Résultant de la mixtion d'éléments d'expériences distinctes ou de produit de l'imagination tendant à pallier des informations parcellaires, ces reconstructions sont souvent riches de détails précis, de sons et d'images - voire de goûts et d'odeurs -, contribuant au sentiment de réalité d'événements qui pourtant n'ont jamais été vécus. Parallèlement à l'intérêt porté aux travaux traitant du fonctionnement de la mémoire, la recherche sur les faux souvenirs connaît actuellement un essor extraordinaire, notamment du fait de terribles dérives auxquelles ont conduit certaines pratiques thérapeutiques et de la reconnaissance de l'importance croissante du témoignage oculaire dans le domaine judiciaire. Synthétique, cet ouvrage présente les principaux paradigmes de création des faux souvenirs, dont ceux de désinformation et du DRM. Il explicite les mécanismes cognitifs qui président à leur formation, de la perception d'un événement jusqu'à sa remémoration. Sont ainsi abordées les notions d'activation, d'inférences, d'identification de la source du souvenir, ainsi que les questions d'automaticité ou du possible contrôle des processus responsables de leur formation. Enfin, il décrit les effets de certains facteurs (âge, attention, émotions, personnalité) favorisant ou atténuant le développement de ces distorsions mnésiques.
Pour ceux qui sont nés sous des étoiles contraires, le destin est en marche Après la tentative ratée de coup d'Etat, l'Empire sarénien est plus fragile que jamais. Pire encore, Ren a échoué à protéger Sunho. Transformé en monstre féroce et sanguinaire, l'ancien mercenaire, qui ne reconnaît même plus la saltimbanque, est en fuite. Et le temps lui est compté avant que l'emprise du démon sur lui ne devienne totale. Déchirée entre son devoir et son envie de partir à la poursuite de son ami, la jeune fille a cependant un objectif : mettre fin à la guerre contre les Volmariens, le pays voisin. Mais quand des forces inattendues se mêlent à la bataille, c'est son passé qui la rattrape... Considérée par certains comme une divinité et par d'autres comme une usurpatrice, Ren sera-t-elle à l'origine de la fin du Monde suspendu ou la seule capable de le sauver ? Après La Fiancée du dieu de la mer, Axie Oh a imaginé une duologie qui fait cette fois encore la part belle au folklore coréen. Un univers fascinant, où même dans le noir le plus total brille toujours une lumière.
Rasmussen Knud ; Chaudeur Marc ; Zvardon Frantisek
Résumé : Knud Rasmussen (1879-1933) est considéré au Danemark comme l'un des grands explorateurs de ce pays, célèbre pour ses voyages dans les contrées arctiques. Durant trois décennies, jusqu'à sa mort, il arpentera le Grand Nord et participera à cinq expéditions lointaines, dont la dernière, la plus longue (1921-1924), le mènera au Canada à la recherche du mythique passage du Nord-Ouest. Il sera ainsi le premier Européen à le franchir à pied, ou plutôt en traîneau... Né au Groenland d'un pasteur danois et d'une Inuk de la grande île, Knud Rasmussen est bercé dès sa plus tendre enfance par les traditions de sa terre natale. C'est en 1902 qu'il participe à son premier voyage, l'Expédition littéraire danoise, organisée par l'écrivain-journaliste Ludvig Myli us-Erichsen dans les contrées du nord groenlandais, encore très mal connues. Ce périple durera trois ans, en umiak, à pied ou en traîneau. Malgré les innombrables difficultés, le froid et les maladies, Knud et ses compagnons finiront par rencontrer ces Inuit polaires jusqu'alors ignorés. Nye Mennesker ("De Nouveaux Hommes"), publié en 1905, est la première étude ethnographique des habitants de cette région et surtout un recueil de mythes et de légendes. Ce récit est aujourd'hui considéré comme l'oeuvre pionnière de l'ethnologie du monde arctique. L'empathie de l'explorateur pour o son peuple" le conduira également à consacrer une intense activité sociale en faveur des Inuit. De Nouveaux Hommes n'avait jamais été traduit en français. C'est désormais chose faite grâce aux efforts de Marc Chaudeur, écrivain, philosophe, enseignant, spécialiste des langues scandinaves. Il nous restitue aujourd'hui ce récit dans toute son intégrité. Y sont associées les très belles photographies de Frantisek Zvardon, journaliste, photographe et vidéaste. Né en Tchécoslovaquie en 1949 et formé à la Grande Ecole de photographie de Brno, il est célèbre pour ses reportages et les nombreux ouvrages qu'il a illustrés de ses prises de vues. Nul doute que cet ouvrage nous permettra de redécouvrir le monde découvert et aimé par celui que les Inuit avaient appelé Kunnunguaq : "Le petit Knud".
Véritable encyclopédie des réalisations artisanales de l'Afghanistan, cet ouvrage est le fruit de cinquante ans de recherches et de vingt-deux missions de terrain menées par l'anthropologue Bernard Dupaigne. Sont ici présentées des oeuvres d'une immense variété, tant des plus simples - outils et objets de la vie quotidienne - que des plus riches et des plus élaborées, destinées aux grandes étapes de la vie et des rituels religieux ou civiques. Bien au-delà de ces productions, sont ici retrouvés les hommes et les femmes oeuvrant - au sein du foyer, à l'atelier, dans le bazar ou loin de chez eux - pour le bien commun, le respect des traditions et, pourquoi pas, la beauté. Deux volumes constitueront ce recueil exceptionnel. Le présent tome, Villes et campagnes afghanes, rassemble les travaux de l'architecture vernaculaire, de l'agriculture et de l'irrigation, de l'élevage et de la chasse, mais aussi des arts et des coutumes : peinture et décoration, fours et poterie, métallurgie, verre, marionnettes et jouets, manèges, sellerie et harnachements, instruments de musique... Le second tome, Les textiles en Afghanistan - à paraître - sera plus particulièrement consacré aux arts du tissage, des tapisseries, des feutres et des décors de costumes, arts principalement animés par les femmes qui sont ainsi les principales gardiennes d'une production ancestrale d'une très grande richesse. Une somme de plus de 1 300 photos, pour la plupart en couleur et prises par l'auteur au cours de ses voyages, accompagnées d'un commentaire éclairé, témoignent ainsi de la splendeur des multiples formes d'art traditionnel que l'Afghanistan a produites et qui - hélas - disparaissent ou ont déjà disparu devant les guerres, les destructions, les déplacements de populations, mais aussi devant l'inévitable quête du moindre coût.
Résumé : Après la mort de son père, emporté par l'effroyable vague de choléra qui toucha le Piémont en 1854, l'adolescent Michel Bovio, dit Miclin, se retrouva seul et sans ressources. Toutes les portes semblaient se fermer et son pays n'offrait plus à la jeunesse de perspectives d'avenir. En revanche, de l'autre côté des Alpes, la France vibrante et lumineuse de la révolution industrielle paraissait riche de promesses. Ainsi la vie ouvrit-elle une fenêtre à ce jeune apprenti-charpentier quand, un matin du printemps 1856, il se mit en route pour Toulon dans l'espoir d' être embauché sur les chantiers de cette ville en plein essor. Il avait affronté l'inconnu, soutenu par le souvenir de ses racines qui lui mettait du baume au coeur. Si autrefois le choléra lui avait enlevé son père, le retour de ce fléau dix ans plus tard lui apporta sans l'avoir demandée la nationalité française, pour saluer le courage et l'humanité dont il fit preuve lors de cette épreuve. Avant cela, Miclin avait épousé une orpheline venue de la même région que lui, et qui mourut en mettant au monde une fille qu'il appela Marie-Antonia. Pris au dépourvu, il la confia à une nourrice piémontaise qui se chargea de l'amener dans son village d'origine où elle resta treize ans. Ayant trouvé un emploi stable à l'arsenal de Toulon, son père fut tout heureux d'aller la reprendre. Entre temps, l'enfant était devenu une sage demoiselle. A l'occasion du bal annuel de la colonie piémontaise de Toulon, Marie-Antonia rencontrera Barthélemy Bonifacino, fils d'émigrés lui aussi, avec qui elle partagera amour, nuits blanches et réussite. Ensemble, marchant sur les traces de leurs aînés, ils donneront naissance à une génération dont les talents divers, la culture et l'ambition leur permettront de progresser dans la société française et de mieux vivre, honorant ainsi les pionniers qui leur avaient ouvert la voie. En effet, du modeste commerce de cuir à l'un des restaurants les plus fréquentés de Toulon, l'aventure de Marie-Antonia succèdera à celle de son père et sera racontée dans cette saga toulonnaise sur fond d'histoire du XIXe et du XXe siècle.
La pratique de l'excision est officiellement interdite en Tanzanie. Les statistiques nationales soulignent cependant qu'une femme sur dix a été victime de mutilation génitale. Elle persiste dans certains villages, loin du regard des autorités, encouragée par le silence des aîné(e)s. Cet ouvrage est celui d'une rencontre en 2020 à Arusha, en Tanzanie, entre l'ethnologue et photographe Philippe Geslin et Mackrine Rumanyika, qui à l'époque héberge un groupe de vingt-cinq jeunes filles Maasai. Toutes ont fui leurs villages, leurs familles, le mariage forcé et surtout l'excision. Ce livre, cosigné par la militante et l'ethnologue, en est le témoignage. Construit avec les voix de celles qui parlent désormais, ordonné autour de portraits et de témoignages recueillis entre 2020 et 2022, N'dito n'est pas une étude savante ni un jugement moralisateur. Il s'agit ici d'itinéraires de vies nous éclairant sur la société Maasai et son évolution récente , et plus encore, au-delà du territoire tanzanien, d'un questionnement universel sur le statut et l'intégrité de la Femme.