Bernard-Marie Koltès. Violence, contagion et sacrifice
Cormier Landry Jean-Benoit
L'HARMATTAN
20,50 €
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EAN :9782336004891
Par cet essai, Jean-Benoit Cormier Landry opère une lecture de quatre pièces majeures de la dramaturgie koltésienne : Combat de nègre et de chiens, Quai ouest, Le Retour au désert et Roberto Zucco. Orientée vers l'analyse du texte écrit, la première partie de l'ouvrage revisite certaines avenues déjà investies par la critique quant au lieu, au temps et à l'identité, dans la recherche d'une signification globale à un vaste ensemble de pratiques textuelles liées à la notion de limite ou de frontière. Forte de ces conclusions, dans une étude croisée de l'acte créateur et de la pratique de lecture, la réflexion s'intéresse ensuite à la violence, aux modalités et aux implications de sa mise en texte. A partir de la théorie du sacrifice élaborée par René Girard, puis par la relecture de certains textes phare d'auteurs divers, Platon, Nietzsche, Artaud, Foucault, Derrida et Adorno, l'essai analyse le rôle et la fonction du théâtre de Koltès dans une entreprise plus vaste ayant à voir avec la violence, sa régulation et sa diffusion. Sensible à un possible devenir politique propre à la littérature contemporaine, cet ouvrage pose sur la dramaturgie koltésienne un regard sensible et lucide et jette une lumière, violente à bien des égards, sur le rapport de 1'oeuvre au réel et sur certaines de ses particularités du point de vue du mécanisme cathartique.
Nombre de pages
200
Date de parution
22/10/2012
Poids
255g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336004891
Titre
Bernard-Marie Koltès. Violence, contagion et sacrifice
Auteur
Cormier Landry Jean-Benoit
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
255
Date de parution
20121022
Nombre de pages
200,00 €
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Extrait QUELLE GUERRE ? Après avoir rapidement examiné les causes et les origines des guerres par le passé, nous nous recentrerons sur la période actuelle pour examiner les contraintes inhérentes aux démocraties modernes. Nous nous attarderons plus particulièrement sur la recherche de légitimité d'un conflit armé puis sur le besoin de reconnaissance internationale et de soutien des opinions. Pourquoi faire la guerre ? La guerre a évolué : d'un affrontement entre cités, princes ou États souverains, les protagonistes des démocraties modernes sont aujourd'hui nettement moins identifiables. Leurs modes d'actions ont, de plus, quitté le champ de bataille traditionnel pour déborder vers des menaces différentes mais tout aussi dangereuses pour nos démocraties et leurs valeurs. Origines et motivations Le combat pour la survie est présent au quotidien dans la nature. Lorsqu'il met en lice des communautés ou des groupements d'animaux, il peut prendre la forme de véritables guerres, disposant de règles et de tactiques. Ainsi les affrontements entre fourmis de colonies différentes ou encore entre fourmis et termites ont fait l'objet d'études. Il est vraisemblable qu'en ce qui concerne l'être humain, la guerre soit certainement aussi vieille que l'humanité : l'archéologie, l'anthropologie et l'ethnologie modernes montrent que la guerre est une composante universelle à part entière de la vie de l'homo sapiens sur Terre ; aucune société, aucune période de l'histoire, aucune ethnie, aucun système politique n'y a échappé. Depuis plus de cinquante siècles, on dénombre près de 15 000 guerres dans l'histoire qui ont entraîné directement ou pas la disparition de près de 3 milliards d'êtres humains. Dans la littérature contemporaine, la guerre est définie comme «le recours à la force armée pour dénouer une situation conflictuelle entre deux ou plusieurs collectivités organisées : clans, factions, États ; consistant, pour chacun des adversaires, à contraindre l'autre à se soumettre à sa volonté.» Richelieu, en 1635, avait caractérisé la guerre comme une «querelle ou un différend entre deux Princes, entre deux États souverains, qui se poursuit par la voie des armes». L'anthropologue Marvin Harris envisage quatre théories sur les origines de la guerre, illustrées en annexe 1. La première présente la guerre comme un facteur de cohésion sociale. Un État ou un régime déclenche une guerre pour s'affranchir de difficultés intérieures et solidariser sa population derrière lui. Il stigmatise l'ennemi et cherche à déclencher un fort élan de soutien national. Ces guerres s'accompagnent chaque fois d'une campagne médiatique et de propagande très orientée. Elles s'accommodent mal d'un régime démocratique.
Marcher où Jésus avait marché, s'arrêter là où il s'était arrêté, descendre dans le Jourdain et la mer de Galilée où il était descendu, s'agenouiller là où il avait souffert, contempler le ciel de sa Transfiguration et de son Ascension : il n'y avait pour l'auteur pas d'autre pèlerinage possible. Presque quarante jours à pied et en sandales, sac au dos et à l'aventure ne furent qu'une suite de rencontres, y compris avec les religions et les peuples divisés, la violence de l'occupation, une histoire qui ne serait qu'une indéchiffrable tragédie si ne brillait la petite lueur de l'Espérance. Jérusalem, Bethléem et Béthanie, Jéricho et le Jourdain, Taybeh-Éphraïm et le pays des Samaritains, Nazareth, Cana, ont scandé cette marche, jusqu'à la mer de Galilée, Tibériade et Capharnaüm, jusqu'à Bethsaïde. Après une nuit mémorable sur le mont Thabor, ce fut la redescente vers Jérusalem, le mont des Oliviers et le Saint-Sépulcre. De cet itinéraire, l'auteur propose au lecteur un récit continu.
Le 25 novembre 1956, vers 1 heure 30 du matin, Ernesto Guevara entre en révolution: il embarque avec Fidel Castro et quatre-vingt-deux hommes sur le Granma. Il a vingt-huit ans, un passé de médecin, il est argentin, et pourtant c'est pour Cuba qu'il va se battre, "hasta la victoria siempre". En janvier 1959 la partie est gagnée, mais la révolution reste à faire, non seulement à Cuba, mais partout dans le monde où il faut "allumer un, deux, trois, plusieurs Viêt-nam". Internationaliste convaincu, Guevara tente de construire un foyer révolutionnaire en terre africaine, au Congo, puis repart pour l'Amérique du Sud, en Bolivie, dans l'espoir de rééditer l'épopée cubaine et d'embraser, cette fois, tout le continent. C'est dans un petit village de la montagne bolivienne, le 9 octobre 1967, que se clôt le destin du guerillero heroico, c'est aussi là que commence le mythe du Che. Jean Cormier, grand reporter, en a suivi les traces pas à pas pour en restituer un vibrant portrait.