Le XIXe siècle est un moment capital pour la connaissance des musiques de l'Antiquité : la découverte de fragments de notation musicale grecque et l'étude des traités des théoriciens sont l'occasion de revisiter la musique des Anciens, tandis que les fouilles conduites à Pompéi et en Egypte mettent au jour des vestiges d'instruments que l'on s'empresse de commenter. C'est désormais le temps des premières synthèses sur l'histoire de la musique sous l'impulsion de savants allemands, anglais, belges, français et italiens. Artistes et compositeurs s'inspirent des dernières trouvailles pour tenter de recréer une musique "à l'antique", que ce soit dans les arts plastiques, au théâtre ou à l'opéra. Le contexte est favorable : l'histoire et la musicologie se constituent en tant que disciplines scientifiques et les reconstitutions d'instruments de musique disparusse multiplient, mais le goût pour l'orientalisme et la quête romantique des origines infléchissent durablement la perception des contemporains. Cet ouvrage s'attache à pister les sources utilisées et à comprendre les méthodologies mises en maure. Les auteurs s'appliquent à scruter les conceptions d'une période fondatrice de "l'archéologie musicale" dont sont parfois encore tributaires les recherches actuelles.
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Nombre de pages
394
Date de parution
23/10/2024
Poids
856g
Largeur
162mm
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EAN
9782724710175
Titre
De Villoteau à Saint-Saëns. Une archéologie de la musique antique au XIXe siècle
Bien plus que le simple "helléniste distingué" auquel on l'a trop souvent résumé, Maurice Emmanuel (1862-1938) a été aussi professeur d'histoire de la musique au Conservatoire de Paris, où il a influencé plusieurs générations de compositeurs, parmi lesquels on peut noter Alain, Duruflé, Dutilleux et Messiaen. Soutenu par Massenet et élève de Delibes, Emmanuel a composé de vibrants hommages à la Bourgogne et la Bretagne, dans la mouvance régionaliste suivie par Canteloube. Son œuvre est également fortement marquée par la musique antique, en une période de recherche des sources originales et où les plus grands artistes, telle la danseuse Isadora Duncan, ont mis leur talent au service de cette redécouverte culturelle. Cet ouvrage, riche en illustrations et en exemples musicaux, contribuera à redonner enfin à Maurice Emmanuel sa véritable place dans l'histoire de la musique
Au rêve, Roland Barthes préférait le fantasme. Bien avant Comment vivre ensemble, un fantasme grec et méditerranéen l'a poussé dès 1936 à mettre en scène et à jouer Les Perses d'Eschyle à Paris et à Athènes. Très tôt, Barthes a uni sa passion pour la musique et son goût pour les auteurs anciens, pour Nietzsche, pour Gide, dans une pratique du théâtre originale. Dès lors, et pendant plus de quarante ans, il se tournera vers Platon, Aristote, Eschyle, Sophocle, Pyrrhon, vers Bach, Beethoven, Schumann, Webern, Cage, pour critiquer radicalement la civilisation "gréco-occidentale" au nom de la modernité. De la philologie à la thématique, de l'histoire marxiste de la musique à la sémiologie structurale, de l'ancienne rhétorique à la théorie du Texte, il ne cessera d'aspirer à une subversion de la littérature et de la société sans jamais oublier ni la Grèce ni la musique. A partir d'essais célèbres et de textes inédits ou méconnus jusqu'à présent, le présent ouvrage montre comment Barthes a attribué une place centrale à la Grèce et à la musique dans la contestation des stéréotypes, de l'héritage classique et de la Doxa, afin de produire une nouvelle expérience esthétique, sans trahir la visée éthique qui lui était propre : la quête de la Coïncidence.
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Située à la croisée des plus grandes capitales européennes (Paris, Londres, Amsterdam, Berlin), Bruxelles est aujourd'hui l'une des villes les plus gay friendly d'Europe. Constituée de nombreux quartiers aux ambiances différentes, la ville est scindée en deux parties principales. Dans le bas de la ville, le quartier Saint-Jacques centré autour de la rue du Marché au Charbon est devenu le coeur de la vie gay à Bruxelles, mais il y a aussi le quartier Dansaert, la Grand-Place, les Marolles et le Sablon. Dans le haut de la ville, place au luxe avec l'avenue Louise et le quartier du Châtelain, l'un des must de la dolce vita bruxelloise. Ce guide répertorie les meilleurs plans "gay" de la capitale mais s'attarde également sur les lieux touristiques incontournables. A travers ses nombreux bars, restaurants, soirées, boutiques, musées ou événements, Bruxelles vous accueille et vous invite à faire la fête jusqu'au petit matin. Fidèle à la réputation de la capitale, la scène gay bruxelloise est discrète, variée et chaleureuse, comme en témoignent les portraits de Bruxellois repris dans ce Brussels Gay Friendly.
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