Héros pathétique de l'âge de l'information. En quête de Norbert Wiener, père de la cybernétique
Conway Flo ; Siegelman Jim
HERMANN
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EAN :9782705682941
Extrait du prologueLe temps passé, le temps présentC'est le père de l'âge de l'information. Son oeuvre a transformé l'existence de millions de gens. Ses découvertes ont bouleversé les économies et les cultures de notre monde.Il fut l'un des plus brillants esprits du XXe siècle, un enfant prodige devenu un génie international, et un penseur visionnaire, un professeur distrait aux excentricités mythiques, un auteur prolifique au nom connu de tous au cours du premier âge d'or de la haute technologie aux États-Unis.Aujourd'hui, on retrouve partout ses empreintes, gravées dans le silicone, parcourant le cyberespace, et le moindre recoin de la vie quotidienne. Et ses paroles résonnent encore en sourdine dans nos mémoires.Voici l'histoire d'un héros pathétique, tombé à travers les fissures de l'âge de l'information, et de son combat pour les humains, essence même de sa légende.Né au seuil du XXe siècle, Norbert Wiener descendait de rabbins et d'érudits d'Europe de l'Est, et peut-être du philosophe juif du Moyen Âge Moïse Maimonide. Entré au lycée à onze ans, il obtient son Ph.d (doctorat) à Harvard à dix-huit, suit les cours de célèbres mathématiciens européens et, en 1919, est admis dans le corps enseignant de l'Institut de Technologie du Massachusetts (MIT).Ses premiers travaux mathématiques résolvent des problèmes pratiques soulevés en électronique auxquels s'affrontaient les ingénieurs depuis des décennies. Dans les années 1920, il travaille à l'élaboration du premier ordinateur moderne, et au cours de la Seconde Guerre mondiale, il contribue à la fabrication des premières machines à intelligence automatique. Sa vision du temps de guerre aboutit à une nouvelle science interdisciplinaire de la communication, de l'évaluation, de la commande automatique, intéressant au plus haut point l'ingénierie, la biologie et les sciences sociales. Ses idées séduisent un groupe éclectique de scientifiques et d'érudits: le pionnier des ordinateurs John von Neumann, le théoricien de l'information Claude Shannon, les anthropologues Margaret Mead et Gregory Bateson. Wiener baptise sa nouvelle science «cybernétique», du mot grec signifiant timonier.En 1948, son ouvrage La Cybernétique, ou la Commande et la Communication chez l'Animal et dans la Machine déclenche une véritable révolution scientifique et technologique. En moins d'une décennie, la cybernétique transforme les tâches quotidiennes des travailleurs dans toutes les industries et inonde la société d'après-guerre d'un flot d'engins fascinants.Wiener donne au mot «rétroaction» («feedback») son sens actuel et l'introduit dans le langage populaire. Il est le premier à discerner l'essence de cette nouveauté appelée «information». Il travaille avec d'éminents biologistes et neurophysiologues au déchiffrage des codes de communication du système nerveux humain, et avec les ingénieurs qui ont incorporé ces codes dans les circuits du premier «cerveau électronique» programmable. Il dirige l'équipe médicale qui a créé le premier bras bionique commandé par les propres pensées de son utilisateur.En esprit, il contemple les promesses techniques du nouveau monde qui s'éveille et de futurs prodiges inimaginables à l'époque. Cependant, seul parmi ses pairs, Wiener aperçoit aussi le côté obscur de cette nouvelle ère cybernétique. Il prévoit que des bouleversements sociaux, politiques, économiques accompagneront les premières applications sur une grande échelle des ordinateurs et de l'automation. Il entrevoit l'implacable dynamisme qui opposera les êtres humains à des machines intelligentes d'une vitesse et d'une efficacité irrésistibles. Il redoute que cette nouvelle technologie, économe de temps et d'efforts, ne pousse les gens à abandonner aux machines leurs objectifs personnels, leur puissance mentale, et leur capacité la plus précieuse - celle de choisir.Et il craint pour l'avenir de l'humanité.Wiener passe ses dernières années à mettre inlassablement en garde les gouvernements, les sociétés, les syndicats, et le public contre ces changements radicaux d'une immense portée en train d'affecter le travail et la vie quotidienne. Il est le premier à tirer la sonnette d'alarme au sujet de ces machines intelligentes qui peuvent acquérir de l'expérience, se reproduire indéfiniment, se comporter de façon imprévisible, et il en appelle à un sens des responsabilités accru chez les scientifiques et les techniciens d'un âge où prolifèrent les capacités de détruire comme de produire. Dans ses discours et dans ses écrits, Wiener dénonce avec ardeur des menaces contre les valeurs humaines de liberté et de spiritualité encore éloignées de plusieurs décennies. Ses efforts lui valent le National Book Award et la Médaille nationale des sciences, la plus haute récompense scientifique de la nation.
Résumé : "Notre produit, c'est le doute." Les lobbies industriels (industrie du tabac, de l'énergie, du pétrole...) ont, à coup de milliards de dollars, élaboré une stratégie destinée à éviter toute réglementation de santé publique ou environnementale qui aurait pu nuire à leurs intérêts. Une stratégie toute simple, qui a consisté à nier en bloc les preuves scientifiques de la dangerosité du tabac, du DDT, de la réalité du trou de la couche d'ozone, des atteintes environnementales des pluies acides... Discréditer la science et les scientifiques, semer la confusion : grâce à l'aide d'un petit groupe d'"experts indépendants" et de médias naïfs ou complaisants, cette stratégie a fonctionné et fonctionne toujours. Pour preuve : le réchauffement climatique ? l'enjeu le plus important pour la planète et ses habitants ? continue, en dépit des innombrables travaux menés à son sujet, en dépit de ses effets qui commencent à se faire sentir, d'être taxé de... gigantesque supercherie. Enquête aussi implacable qu'incroyable, ce quasi thriller témoigne de l'importance des faits scientifiques dans le débat public, et conduit à s'interroger sur la vulnérabilité de la société mondiale ? la tactique, rodée outre-Atlantique, s'exportant bien ? face aux "marchands de doute".
Conway Gerry ; Stegman Ryan ; Frigeri Juan ; Stock
Peter Parker, alias Spider-Man, est marié à Mary Jane Watson. Les deux époux sont les heureux parents d'une petite fille, Annie. Voilà déjà de quoi surprendre n'importe quel passionné du tisseur, et ce n'est pas tout ! La famille Parker est en effet entièrement composée de super-héros. Le trio évolue dans une ville de New York différente de celle que nous connaissons et a vaincu le terrible Régent. Gerry Conway (Amazing Spider-Man) et Ryan Stegman (Venom) redonnent vie à la Terre-18119, mélangeant adroitement affrontements entre les gratte-ciel et dynamiques familiales.
Conway Gerry ; Colan Gene ; Heck Don ; Bélingard L
Un volume immanquable et un timing parfait puisque le film Black Widow (toujours avec Scarlett Johansson, mais également avec Rachel Weisz) arrive dans les salles obscures fin avril. Avec l'arrivée de Gerry Conway au scénario, épaulé par les dessins magnifiques de Gene Colan et l'encrage de Tom Palmer, une nouvelle ère légendaire commence pour Daredevil. Matt Murdock sera très vite rejoint par Black Widow pour former l'un des duos les plus mythiques de la Maison des Idées.
L'économie concerne chaque individu au quotidien et touche à tous les domaines: de l'achat d'une maison au coût du petit déjeuner, en passant par les délocalisations ou l'inflation.Comment mieux s'y retrouver dans les théories et les concepts dont on entend régulièrement parler: capitalisme, keynesianisme, marxisme, micro et macro, monnaie...? Comment mieux comprendre ce que sont les bulles, les krachs...?En 50 fiches concises, accompagnées d'exemples, d'anecdotes et de formules-mémo, cet ouvrage présente très simplement et de façon efficace les concepts essentiels du monde de l'économie.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Faut-il considérer que le rationnel est du côté de la science, et l'irrationnel du côté de la religion ? Et que la première a détrôné la seconde ? Rien n'est moins sûr : elles n'ont pas les mêmes objets. On emploie le mot " science " comme s'il avait eu le même sens de toute éternité, comme s'il signifiait la même chose pour Aristote, Copernic, Galilée ou Stephen Hawking. Or ce mot ne désigne pas la même réalité pour les Anciens, les Médiévaux et nos contemporains. La science se construit historiquement, dans le temps et avec son époque. Tout comme la religion, la science est une forme de pensée qui détient une vérité, certes, mais une vérité qui n'est pas intangible. Par ailleurs, la " science ", dans sa genèse, a été profondément influencée par une certaine théologie, laquelle s'est elle aussi présentée comme une démarche rationnelle, en interaction permanente avec son environnement intellectuel. D'une époque à l'autre, c'est à une étude des croisements et des enjeux entre science et théologie que cet ouvrage nous invite.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables ; cinq hommes qui se sont aussi fourvoyés, parfois lourdement, sur certains sujets. Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN ; Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison.Il ne s'agit pas d'énumérer leurs erreurs, mais plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements qui ont permis, à leur façon, à la science d'avancer.C'est à une véritable enquête policière que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Ce livre rhapsodique réunit des essais sur l'histoire, la culture, la philosophie, la littérature, la langue des sciences modernes. Il s'agit, comme dans une éprouvette de chimiste, de provoquer des réactions entre ces diverses matières de pensée, en espérant voir se produire des combinaisons inédites et stimulantes. La science aujourd'hui est trop complexe quant à son travail propre, trop impliquée dans les rapports sociaux, trop liée aux formes idéologiques dominantes, pour n'être analysée qu'en termes épistémologiques, sociologiques ou historiques séparés. C'est de tous cotés à la fois qu'il s'agit de la comprendre - et, peut-être, de la transformer. De la confrontation entre une histoire de la science à venir, une analyse du réel selon la physique, une réflexion sur les rapports de Simone Weil ou de Bergson avec la science, une relecture moderne de Lucrèce, un apologue sur l'ignorance savante, une visite au chat de Schrödinger, une lettre à Marie Curie et une autre à Gustave Flaubert, un éloge des controverses, une lecture critique de la culture scientifique, un divertissement sur la chute des astronomes dans les puits, un scénario de science-friction, etc., on souhaite que se dégage une certaine effervesc(i)ence.