L'album contemporain pour la jeunesse : nouvelles formes, nouveaux lecteurs ?
Connan-Pintado Christiane ; Gaiotti Florence ; Pou
PU BORDEAUX
26,00 €
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EAN :9782867815362
L'album pour la jeunesse est devenu un puissant foyer de création artistique et le lieu où s'exerce, par excellence, le plaisir de la lecture. Cette affirmation, formulée par Jean Perrot en 1988, semble aujourd'hui plus pertinente que jamais. Au tournant du e siècle, l'album a diversifié ses formes et acquis une légitimité, tant dans l'espace scolaire que privé. Ce volume propose d'envisager cet objet à travers des perspectives plurielles. Il s'agit d'abord d'inventorier ces nouvelles formes. Hybride par définition, l'album ne cesse de les inventer dans le dialogue renouvelé du texte et de l'image, dans le jeu avec les genres qu'il s'approprie, dans l'emprunt à tous les autres arts auxquels il rend un hommage fervent ou décalé. Apte à se saisir des textes classiques ou patrimoniaux, il les revisite, les réécrit, les déplace. L'album est bien le lieu d'une créativité foisonnante dont l'étude attentive de quelques univers très personnels (Anne Herbauts, Béatrice Poncelet, Philippe Corentin, Frédéric Clément) montre la richesse. Ce support qui s'interroge aussi sur ses propres capacités à représenter engage le lecteur dans un mouvement réflexif qui relève bien d'une démarche esthétique. Analyser la place et la fonction que l'album propose au lecteur, les jeux auxquels il le convie, offre un territoire de réflexion incontournable. Il s'agit alors de caractériser les figures de lecteur(s), de spécifier les formes de leur implication ou encore de réfléchir aux modalités d'apprentissage et de formation à mettre en ?uvre. Déjouant les certitudes préalables comme les stratégies de lecture répétitives, chaque album, dans sa singularité esthétique, invite ses lecteurs à une expérience littéraire inédite, une expérience de l'intranquillité.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
314
Date de parution
05/02/2009
Poids
606g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782867815362
Titre
L'album contemporain pour la jeunesse : nouvelles formes, nouveaux lecteurs ?
Auteur
Connan-Pintado Christiane ; Gaiotti Florence ; Pou
Editeur
PU BORDEAUX
Largeur
151
Poids
606
Date de parution
20090205
Nombre de pages
314,00 €
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Pourquoi lire des contes détournés? Quelles compétences leur lecture permet-elle de construire? Comment s'y prendre? Les contes détournés sont si répandus aujourd'hui que le jeune lecteur risque d'y être confronté avant même d'avoir rencontré les oeuvres dont ils s'inspirent. Comment pourrait-il dans ce cas en faire une lecture pertinente? En effet, un conte détourné est un texte double qui requiert une lecture spécifique faite de va-et-vient entre texte passé et texte nouveau. A partir des réécritures des Contes de Perrault, l'oeuvre la plus connue de toute la littérature française, l'auteur analyse et classe les différents modes du détournement des contes et s'attache à leur réception par de jeunes enfants. L'ouvrage s'appuie sur un vaste corpus emprunté à la littérature de jeunesse contemporaine et sur des séances de lecture authentiques, suivies dans des classes des cycles 2 et 3. La lecture des contes détournés nous invite à revenir aux contes sources et nous offre l'occasion d'entrer dans une oeuvre majeure de notre patrimoine.
Inscrit dans le cadre d'un programme de recherche de la Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine sur "La construction des jeunes générations en Europe du XIXe au XXIe siècle", l'ouvrage se propose d'étudier les représentations du genre dans la littérature de jeunesse publiée en France de l'après-guerre à nos jours. Il s'appuie sur les apports de la sociologie pour penser le genre dans un domaine où l'éditeur, l'auteur, le prescripteur, le médiateur, sont rarement dépourvus d'arrière-pensée éducative. Analyser les discours véhiculés dans les livres pour enfants en croisant les regards de l'historien, du sociologue et du littéraire, c'est tenter d'apprécier comment évoluent les représentations du masculin et du féminin par l'adhésion aux codes culturels et symboliques ou par le rejet de ces codes. C'est aussi s'interroger sur le poids des ouvrages étudiés, sur la médiation dont ils font l'objet et sur la réception des jeunes lecteurs. La littérature de jeunesse apparaît comme un observatoire privilégié de la construction de la jeunesse dans la mesure où, selon les fonctions qu'elle se donne et les valeurs qu'elle cherche à transmettre, selon les croisements ou les clivages qu'elle établit entre culture de masse et culture des élites, elle reflète l'évolution de cette jeunesse ou en propose des représentations modélisantes. Située à l'intersection d'enjeux économiques, idéologiques, pédagogiques et esthétiques, elle résonne des échos de ce contexte pour s'adresser aux jeunes générations et éclairer leur route vers l'âge adulte. Un deuxième volume portera sur la littérature de jeunesse en Europe de 1850 à nos jours.
Historiquement et par définition éducative, la littérature pour la jeunesse retient l'attention de plusieurs disciplines de recherche dont les regards convergent vers l'enfance. Qu'on la tienne pour outil éducatif, produit éditorial, objet d'enseignement ou patrimoine à conserver, cette jeune littérature a conquis sa légitimité en faisant l'objet d'une critique universitaire, mais son étude est plutôt abordée sous l'angle sociohistorique qu'au plan proprement littéraire -, ce dernier aspect intéressant davantage les didacticiens de la littérature. A l'heure où elle est enseignée de la maternelle à l'université, c'est en préalable à cet enseignement que le présent ouvrage se propose d'interroger la littérature de jeunesse contemporaine lorsqu'elle aborde et adapte à sa manière les genres constitués, cultive des genres qui lui sont propres, explore ou invente de nouveaux genres et sous-genres, s'adonne au mélange des genres et se fait parfois littérature de genre. Il arrive aussi, face aux oeuvres les plus originales, que le critère du genre vole en éclats et ne laisse plus qu'un seul mot à la disposition du critique, celui de littérature. Les contributions réunies ici examinent les formes et les métamorphoses contemporaines des trois principales catégories génériques - roman, théâtre, poésie - à travers le prisme de l'édition et de l'écriture pour la jeunesse. Un second volume portera sur les genres littéraires qui semblent se tourner davantage vers l'enfance en accordant une place prépondérante aux images : conte, album et bande dessinée. Ce programme de recherche est mené en collaboration avec l'équipe TELEM de l'université Bordeaux-Montaigne et avec l'ESPE d'Aquitaine.
Pour étudier le phénomène que nous nommons épanchement du conte dans la littérature, nous aurons à questionner le dialogue permanent que la littérature et l'expérience littéraire entretiennent avec le domaine des contes, sur le mode de l'innutrition ou de la réappropriation. Territoire passionnant au regard de la poétique des genres, le conte se prête à tous les jeux de l'hybridation en se mêlant aux autres formes littéraires qu'il transpose, dilue ou incorpore. Outre les réécritures proprement dites, les amalgames de contes, les migrations de personnages, il faut envisager une présence des contes moins flagrante, au détour des phrases, des formules, des clins d'oeil qui font écho à l'encyclopédie du lecteur, en somme, les phénomènes intertextuels dans leur diversité. Les contes peuvent être vus comme un vaste réservoir de formes, de formules et d'images qui servent de passe-partout pour franchir les frontières entre les genres littéraires, et de signes de reconnaissance pour instaurer une connivence avec le lecteur. L'épanchement du conte dans la littérature engendre d'infinies combinaisons narratives et textuelles, et ces opérations de métissage concernent les thématiques, les structures, l'écriture, jusqu'à la langue qui, au-delà de la fiction, se trouve elle-même nourrie par les allusions, mentions et références qui l'émaillent d'éclats merveilleux. Certes on pourrait ne voir dans ces incidences que clichés, formules figées à la manière des métaphores lexicalisées, stéréotypes langagiers et culturels, mais les exemples sont si nombreux et témoignent d'une telle mainmise des contes sur la littérature qu'ils méritent toute notre attention. La réflexion se répartit en quatre volets dans lesquels ne sont pas distinguées littérature tout court et littérature de jeunesse. Sont abordés successivement l'emprise singulière des contes sur certains univers d'auteurs, les réécritures des contes de Perrault, le franchissement des frontières génériques, la manière dont les contes sont enseignés.
Cet ouvrage décrit et analyse les différents emplois de nom mono (chose, objet) en japonais contemporain. Comme le mot français chose, ce terme d'usage très courant a la particularité de ne pas avoir de signifié en propre mais de pouvoir tout aussi bien désigner un objet concret qu'un concept abstrait ou encore une classe d'individus partageant les mêmes traits. Il est aussi fréquemment employé à des fins fonctionnelles, voire purement énonciatives. A travers des observations en discours, cet ouvrage précise les contours de ces deux emplois référentiel et fonctionnel et explore la contribution sémantique de mono à la réalisation de tournures expressives plus ou moins figées.
La spiritualité, comprise ici dans un sens très large, incluant les discours de sagesse, les références aux religions et les schèmes de pensée que celles-ci ont diffusés, mais aussi les quêtes mystiques, semble bien être l'une des grandes affaires de notre temps. Ce n'est pas tout à fait ce qu'avaient laissé prévoir les messianismes essentiellement profanes qui avaient présidé naguère à l'anticolonialisme militant ; mais c'est néanmoins une des dimensions irrécusables des tensions identitaires et politiques contemporaines. Les littératures africaines, elles aussi entendues au sens large dans ce volume, en témoignent dans leur diversité. Les analyses réunies ici s'intéressent à la dimension religieuse, non seulement des réalités sociales représentées, où se concurrencent parfois plusieurs traditions religieuses, mais aussi de l'écriture littéraire elle-même, à la fois réceptable de savoirs culturels, lieu de négociation et d'adaptation identitaire, et creuset, aussi, de quêtes personnelles ace à l'absolu.
Pour le notaire, la déontologie fonde aussi sûrement sa fonction que les dispositions juridiques qui la décrivent. Elle en est la justification comme la conséquence. Son respect, également partagé, est le ciment de la confraternité et par là même de l'union de la profession. Sa promotion assure au citoyen la solidité comme l'équilibre du contrat établi ou du conseil prodigué par l'étude. Sa description permet à chaque notaire ou à celui qui aspire à le devenir, de confronter à tout instant son action aux principes qui doivent la guider. C'est assez dire l'importance de l'ouvrage de référence de notre confrère Gilles Rouzet, enseignant à la Faculté de droit de Bordeaux, qui en propose aujourd'hui une nouvelle édition aux étudiants comme à tous les notaires. Le lecteur ne pourra qu'être sensible à l'exceptionnelle qualité du travail accompli, et la profession toute entière y puisera un puissant motif de confiance. (Hubert Gence, Président honoraire du Conseil supérieur du notariat.)