Collection : Les Pères dans la foi 64 Le concile de Chalcédoine proclama en 451 que le Christ était une personne en deux natures (c'est-à-dire vrai Dieu et vrai homme). Cette définition ne fit pas l'unanimité : des Eglises en Egypte et en Syrie la refusaient. Au VIIe s. , devant l'invasion arabe, le patriarche de Constantinople fait un geste vers ces Eglises : on dira que le Christ n'a qu'une seule volonté. Que faire, dans ce contexte, de la prière du Christ lors de son agonie à Gethsémani : " Père, que ta volonté soit faite et non la mienne " ? Pendant dix ans, le moine byzantin Maxime s'attelle au problème, et démonte les fausses démonstrations de la doctrine de l'unique volonté. En méditant sur l'agonie de Gethsémani, il fait apparaître peu à peu, dans de courts traités traduits ici pour la première fois, que le Christ, loin de se soumettre servilement à une volonté divine supérieure, a voulu librement nous sauver par la Croix, en accordant sa volonté d'homme à sa volonté de Dieu. Maxime, et avec lui le pape Martin Ier, donnera sa vie pour affirmer l'existence de cette volonté humaine du Christ, que le 3ème concile de Constantinople reconnaîtra en 681. Introduction de F. -M. Léthel Biographie, traduction, index, guide thématique et glossaires de M-H. Congourdeau
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Nombre de pages
154
Date de parution
01/09/1996
Poids
401g
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EAN
9782908587258
Titre
L'Agonie du Christ
Auteur
Congourdeau Marie-Hélène
Editeur
MIGNE
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0
Poids
401
Date de parution
19960901
Nombre de pages
154,00 €
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Depuis que je t'ai quitté après t'avoir parlé, tous les malheurs ont fondu sur moi. (...) Car une fois parvenu à la maison, le pire succéda au mal. En effet, mon père était mort depuis plusieurs jours, et c'est à ce moment que j'appris ce malheur. Imagine la catastrophe. Là-dessus, une grave maladie m'étrangla moi aussi un long moment. Et aujourd'hui, après avoir échappé à grand peine aux nombreux avis des médecins, elle a laissé mon corps dans un tel état que je n'ai aucun plaisir à manger, mais je reste couché comme ceux qui sont enchaînés, et mes membres ne valent pas mieux que ceux des gens flétris par rue vieillesse prématurée." Nicolas Cabasilas a 41 ans quand il écrit cette lettre à Kydonès, son ami d'enfance. Sa biographie comporte encore beaucoup de zones obscures. Il semble pourtant que ce personnage tienne dans l'histoire du XIVe siècle byzantin une place plus importante que celle que les historiens lui ont accordée jusqu'ici. Le théologien, le commentateur de la liturgie, l'auteur d'éloges de la Mère (le Dieu et des saints a quelque peu éclipsé l'homme politique impliqué dans les conflits de son temps, conseiller de l'empereur Jean VI et auteur d'oeuvres juridiques et polémiques. Pour mieux cerner le personnage, sa correspondance, apparaît comme la première des oeuvres à traduire, car la plus susceptible d'apporter des éléments concrets à sa biographie mais elle est aussi un document important pour la connaissance du milieu humaniste ("peut-on être parfait sans la culture?") et politique (il échangea plusieurs lettres avec l'empereur Manuel II, à l'époque où celui-ci rédigeait son Dialogue avec un musulman). Le présent volume regroupe, par ordre chronologique, les dix-huit lettres (le Nicolas Cabasilas et les douze qui lui furent adressées, ainsi que, en annexe, une lettre de D. Kydonès à Manuel II à propos de Cabasilas. C'est la première traduction en langue française de la plupart de ces lettres, dont toutes celles de Cabasilas.
Présentation de l'éditeur 2019. Un séisme de grande ampleur vient de secouer Istanbul, des pétroliers ont pris feu sur le Bosphore. Entre le feu et l'eau, la ville se retrouve sur le point de basculer dans la fin des temps, comme à la veille de la conquête ottomane, quand les Byzantins attendaient l'Empereur Pauvre qui viendrait les arracher à la catastrophe. Le narrateur Mircea, accouru au chevet de la ville, retrouve Danilo, un camarade perdu de vue depuis vingt ans, et cette rencontre déclenche un autre séisme, un séisme temporel. Les strates du temps se bousculent, des derniers jours de la Constantinople byzantine à l'Empereur Pauvre de la fin des temps, en passant par la révolution roumaine, la décomposition de la Yougoslavie et la Sorbonne à la veille de l'an 2000. C'est alors qu'émerge le visage tragique et lumineux d'Esther, connue autrefois et perdue. Dans ce contexte d'apocalypse où la ville martyrisée broie ceux qui veulent la sauver, ce chaos temporel devient l'occasion d'un dévoilement, où ce qui était caché est révélé, où ce qui était verrouillé se dénoue et où Mircea et Danilo trouvent, en même temps que leur vérité, la délivrance.
Le 29 mai 1453, le sultan ottoman s'empare de Constantinople. Cet événement marque pour beaucoup d'historiens la césure entre le Moyen Age et les Temps modernes. L'Empire byzantin, qui cesse d'exister ce jour-là, était en fait l'Empire romain d'Orient qui, devenu chrétien au IVe siècle, avait survécu mille ans à l'Empire romain d'Occident. Le dossier analyse les causes et le contexte géopolitique de l'événement, ses divers protagonistes (Byzantins, Occidentaux, Ottomans, princes balkaniques), sa dimension religieuse et ses conséquences géopolitiques (basculement de l'Europe de la Méditerranée vers l'Atlantique) et culturelles (naissance de l'humanisme et de la Renaissance).
Collection : Les Pères dans la foi 49-50 Première traduction des 15 Homélies sur le Cantique des cantiques de Grégoire de Nysse, le prince des mystiques. Cet écrit trace tout l'itinéraire spirituel. Il date de la fin de l'épiscopat de Grégoire et fournit la pensée achevée de sa théologie mystique. "Cette oeuvre est probablement la plus belle, la plus totalement inconnue de ce moine, de cet évêque silencieux, réservé, que le 2e concile de Nicée appelle "le Père des Pères" (Urs von Balthasar). Introduction de Hans Urs von Balthasar Traduction de Christian Bouchet et de Monique Devailly Notes et guide thématique d'A. G. Hamman