Depuis que je t'ai quitté après t'avoir parlé, tous les malheurs ont fondu sur moi. (...) Car une fois parvenu à la maison, le pire succéda au mal. En effet, mon père était mort depuis plusieurs jours, et c'est à ce moment que j'appris ce malheur. Imagine la catastrophe. Là-dessus, une grave maladie m'étrangla moi aussi un long moment. Et aujourd'hui, après avoir échappé à grand peine aux nombreux avis des médecins, elle a laissé mon corps dans un tel état que je n'ai aucun plaisir à manger, mais je reste couché comme ceux qui sont enchaînés, et mes membres ne valent pas mieux que ceux des gens flétris par rue vieillesse prématurée." Nicolas Cabasilas a 41 ans quand il écrit cette lettre à Kydonès, son ami d'enfance. Sa biographie comporte encore beaucoup de zones obscures. Il semble pourtant que ce personnage tienne dans l'histoire du XIVe siècle byzantin une place plus importante que celle que les historiens lui ont accordée jusqu'ici. Le théologien, le commentateur de la liturgie, l'auteur d'éloges de la Mère (le Dieu et des saints a quelque peu éclipsé l'homme politique impliqué dans les conflits de son temps, conseiller de l'empereur Jean VI et auteur d'oeuvres juridiques et polémiques. Pour mieux cerner le personnage, sa correspondance, apparaît comme la première des oeuvres à traduire, car la plus susceptible d'apporter des éléments concrets à sa biographie mais elle est aussi un document important pour la connaissance du milieu humaniste ("peut-on être parfait sans la culture?") et politique (il échangea plusieurs lettres avec l'empereur Manuel II, à l'époque où celui-ci rédigeait son Dialogue avec un musulman). Le présent volume regroupe, par ordre chronologique, les dix-huit lettres (le Nicolas Cabasilas et les douze qui lui furent adressées, ainsi que, en annexe, une lettre de D. Kydonès à Manuel II à propos de Cabasilas. C'est la première traduction en langue française de la plupart de ces lettres, dont toutes celles de Cabasilas.
Nombre de pages
230
Date de parution
16/11/2010
Poids
314g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782251742090
Titre
Correspondance de Nicolas Cabasilas
Auteur
Congourdeau Marie-Hélène
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
135
Poids
314
Date de parution
20101116
Nombre de pages
230,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Présentation de l'éditeur 2019. Un séisme de grande ampleur vient de secouer Istanbul, des pétroliers ont pris feu sur le Bosphore. Entre le feu et l'eau, la ville se retrouve sur le point de basculer dans la fin des temps, comme à la veille de la conquête ottomane, quand les Byzantins attendaient l'Empereur Pauvre qui viendrait les arracher à la catastrophe. Le narrateur Mircea, accouru au chevet de la ville, retrouve Danilo, un camarade perdu de vue depuis vingt ans, et cette rencontre déclenche un autre séisme, un séisme temporel. Les strates du temps se bousculent, des derniers jours de la Constantinople byzantine à l'Empereur Pauvre de la fin des temps, en passant par la révolution roumaine, la décomposition de la Yougoslavie et la Sorbonne à la veille de l'an 2000. C'est alors qu'émerge le visage tragique et lumineux d'Esther, connue autrefois et perdue. Dans ce contexte d'apocalypse où la ville martyrisée broie ceux qui veulent la sauver, ce chaos temporel devient l'occasion d'un dévoilement, où ce qui était caché est révélé, où ce qui était verrouillé se dénoue et où Mircea et Danilo trouvent, en même temps que leur vérité, la délivrance.
Collection : Les Pères dans la foi 64Le concile de Chalcédoine proclama en 451 que le Christ était une personne en deux natures (c'est-à-dire vrai Dieu et vrai homme). Cette définition ne fit pas l'unanimité : des Eglises en Egypte et en Syrie la refusaient. Au VIIe s., devant l'invasion arabe, le patriarche de Constantinople fait un geste vers ces Eglises : on dira que le Christ n'a qu'une seule volonté. Que faire, dans ce contexte, de la prière du Christ lors de son agonie à Gethsémani : « Père, que ta volonté soit faite et non la mienne » ? Pendant dix ans, le moine byzantin Maxime s'attelle au problème, et démonte les fausses démonstrations de la doctrine de l'unique volonté. En méditant sur l'agonie de Gethsémani, il fait apparaître peu à peu, dans de courts traités traduits ici pour la première fois, que le Christ, loin de se soumettre servilement à une volonté divine supérieure, a voulu librement nous sauver par la Croix, en accordant sa volonté d'homme à sa volonté de Dieu.Maxime, et avec lui le pape Martin Ier, donnera sa vie pour affirmer l'existence de cette volonté humaine du Christ, que le 3ème concile de Constantinople reconnaîtra en 681.Introduction de F.-M. LéthelBiographie, traduction, index, guide thématique et glossaires de M-H. Congourdeau
Le 29 mai 1453, le sultan ottoman s'empare de Constantinople. Cet événement marque pour beaucoup d'historiens la césure entre le Moyen Age et les Temps modernes. L'Empire byzantin, qui cesse d'exister ce jour-là, était en fait l'Empire romain d'Orient qui, devenu chrétien au IVe siècle, avait survécu mille ans à l'Empire romain d'Occident. Le dossier analyse les causes et le contexte géopolitique de l'événement, ses divers protagonistes (Byzantins, Occidentaux, Ottomans, princes balkaniques), sa dimension religieuse et ses conséquences géopolitiques (basculement de l'Europe de la Méditerranée vers l'Atlantique) et culturelles (naissance de l'humanisme et de la Renaissance).
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Emilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce "grand coeur catholique" , qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot "prophétie" . Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un "théâtre dont la scène est le monde" , épouse en une langue sublime les contours de l'Ecriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l'Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3