Roger Munier, traducteur et ami de Heidegger, est l'auteur d'une poésie méditative qui peut être considérée comme une " topologie de l'être " si l'on s'en réfère à l'aphorisme heideggerien de L'Expérience de la pensée. Mais, lecteur de Maître Eckhart et de Silesius, Roger Munier voit son écriture poétique comme le lieu d'une expérience qui n'est peut-être pas réductible à celle décrite par Heidegger dans Qu'est-ce que la métaphysique ? Est-ce bien l'être que cherche Roger Munier dans l'instant de l'expérience ? L'invisible que, depuis Le Seul (1970), il s'emploie à déceler au travers du monde visible oriente son ?uvre vers une " dimension d'inconnu " que la phénoménologie ne peut suffire à décrire. En quête du Rien, l'?uvre de Roger Munier ne tend-elle pas depuis les années 1980 à devenir le lieu d'une réconciliation de la pensée, de la poésie et de la mystique qui déroge tant aux réserves émises par Husserl à l'égard de l'interprétation qu'à la distance prise par Heidegger à l'égard de la religion ?
Nombre de pages
320
Date de parution
01/12/2004
Poids
515g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782747564373
Titre
Roger Munier et la "topologie de l'être"
ISBN
2747564371
Auteur
Colomb Chantal
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
515
Date de parution
20041201
Nombre de pages
320,00 €
Disponibilité
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Sinus est un livre d'images pour adultes, disons pour les personnes expérimentées. Car devenir adulte, c'est comme faire un trajet en voiture. Si vous êtes assis. e dans une voiture avec votre mère qui est tour à tour exubérante et mélancolique, le trajet devient une folle aventure, parfois à pleine vitesse, parfois à un rythme d'escargot, parfois belle et parfois périlleuse. Jusqu'à ce que vous appreniez à conduire. Ainsi, Naema Gabriel raconte l'histoire d'une jeune fille qui, malgré tout, devient en quelque sorte une femme aux côtés de sa mère maniaco-dépressive. Le matériau d'un roman sur la maturité est composé de petites pièces d'un puzzle qui s'assemblent dans la tête du lecteur pour former un road movie inhabituel. Sans se plaindre, sans banaliser ni évaluer, la narratrice éclaire différents aspects d'une constellation familiale qui part d'une situation très difficile pour un voyage dans la vie, tout en conservant son sens de l'humour et de l'amour.
Parce que Freud a, sans le vouloir, écarté la perversité de son analyse du narcissisme, une pathologie narcissique est restée dans l'ombre jusqu'à ce que Racamier la désigne sous le nom de "perversion narcissique" . Il nous faut donc distinguer le narcissisme constitutif de la construction de la personnalité de cette pathologie qui se caractérise par une perversion du lien à l'autre, pathologie dont le sujet atteint n'a pas conscience et qui l'amène à créer des liens pervers. On serait donc là, face à une pathologie proche de la psychose, mais permettant au sujet de rester intégré à la société. Or celle-ci, en valorisant l'image de soi et la performance individuelle, en favorise l'extension. Mieux la connaître permettrait de s'en protéger.
Ce n'est que récemment que l'animal a acquis dans la pensée européenne le statut de sujet chez quelques éthologues et philosophes. Il s'agit de voir comment Derrida fait la déconstruction de la thèse de Heidegger selon laquelle " l'animal est pauvre en monde " et de nous interroger sur la finalité de cette déconstruction : ne s'agirait-il pas de poser la question de l'animal différemment ? Derrida nous interpelle : et si l'homme était bien un animal ? Et si l'animal était notre autre ? Et, au fond, qu'est-ce que l'animalité ? Un nouveau questionnement sur l'animal, en accord avec différentes publications de la fin du XXe siècle sur son statut, se fait jour dans la pensée de Derrida. L'animal rend nécessaire une remise en question des thèses philosophiques posées à son sujet.
Cet ouvrage interroge la difficulté de traduire la poésie de Rilke, à partir des traductions de la Huitième élégie de Duino de Roger Munier, de Philippe Jaccottet et de Jean-Yves Masson. Il s'appuie sur les travaux de traductologie d'Antoine Berman, lecteur de Benjamin, et d'Yves Bonnefoy, poète de la présence. Peut-on lire la poésie de Rilke à partir de ses seules traductions ?? C'est à cette question qu'il faudrait pouvoir répondre. Pour un germaniste, les Duineser Elegien ont une syntaxe très particulière dont le français ne saurait rendre compte. De plus, la Huitième Elégie est le poème dans lequel Rilke fait l'éloge de l'Ouvert, une dimension qui dévoile le monde avant qu'il ne soit conceptualisé comme tel. Dès lors, la traduction semble ajouter un écran à cette perception pure de ce qui est et que la langue même trahit. Que perd-on et que gagne-t-on à traduire un poème de Rilke en français ?...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...