Traduire la poésie de Rilke : les choix du traducteur. Etude comparée de trois traductions de la Hui
Colomb Chantal
L'HARMATTAN
14,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782336593678
Cet ouvrage interroge la difficulté de traduire la poésie de Rilke, à partir des traductions de la Huitième élégie de Duino de Roger Munier, de Philippe Jaccottet et de Jean-Yves Masson. Il s'appuie sur les travaux de traductologie d'Antoine Berman, lecteur de Benjamin, et d'Yves Bonnefoy, poète de la présence. Peut-on lire la poésie de Rilke à partir de ses seules traductions ?? C'est à cette question qu'il faudrait pouvoir répondre. Pour un germaniste, les Duineser Elegien ont une syntaxe très particulière dont le français ne saurait rendre compte. De plus, la Huitième Elégie est le poème dans lequel Rilke fait l'éloge de l'Ouvert, une dimension qui dévoile le monde avant qu'il ne soit conceptualisé comme tel. Dès lors, la traduction semble ajouter un écran à cette perception pure de ce qui est et que la langue même trahit. Que perd-on et que gagne-t-on à traduire un poème de Rilke en français ?...
Nombre de pages
118
Date de parution
19/02/2026
Poids
150g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782336593678
Auteur
Colomb Chantal
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20260219
Nombre de pages
118,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Sinus est un livre d'images pour adultes, disons pour les personnes expérimentées. Car devenir adulte, c'est comme faire un trajet en voiture. Si vous êtes assis. e dans une voiture avec votre mère qui est tour à tour exubérante et mélancolique, le trajet devient une folle aventure, parfois à pleine vitesse, parfois à un rythme d'escargot, parfois belle et parfois périlleuse. Jusqu'à ce que vous appreniez à conduire. Ainsi, Naema Gabriel raconte l'histoire d'une jeune fille qui, malgré tout, devient en quelque sorte une femme aux côtés de sa mère maniaco-dépressive. Le matériau d'un roman sur la maturité est composé de petites pièces d'un puzzle qui s'assemblent dans la tête du lecteur pour former un road movie inhabituel. Sans se plaindre, sans banaliser ni évaluer, la narratrice éclaire différents aspects d'une constellation familiale qui part d'une situation très difficile pour un voyage dans la vie, tout en conservant son sens de l'humour et de l'amour.
Parce que Freud a, sans le vouloir, écarté la perversité de son analyse du narcissisme, une pathologie narcissique est restée dans l'ombre jusqu'à ce que Racamier la désigne sous le nom de "perversion narcissique" . Il nous faut donc distinguer le narcissisme constitutif de la construction de la personnalité de cette pathologie qui se caractérise par une perversion du lien à l'autre, pathologie dont le sujet atteint n'a pas conscience et qui l'amène à créer des liens pervers. On serait donc là, face à une pathologie proche de la psychose, mais permettant au sujet de rester intégré à la société. Or celle-ci, en valorisant l'image de soi et la performance individuelle, en favorise l'extension. Mieux la connaître permettrait de s'en protéger.
Ce n'est que récemment que l'animal a acquis dans la pensée européenne le statut de sujet chez quelques éthologues et philosophes. Il s'agit de voir comment Derrida fait la déconstruction de la thèse de Heidegger selon laquelle " l'animal est pauvre en monde " et de nous interroger sur la finalité de cette déconstruction : ne s'agirait-il pas de poser la question de l'animal différemment ? Derrida nous interpelle : et si l'homme était bien un animal ? Et si l'animal était notre autre ? Et, au fond, qu'est-ce que l'animalité ? Un nouveau questionnement sur l'animal, en accord avec différentes publications de la fin du XXe siècle sur son statut, se fait jour dans la pensée de Derrida. L'animal rend nécessaire une remise en question des thèses philosophiques posées à son sujet.
Roger Munier, traducteur et ami de Heidegger, est l'auteur d'une poésie méditative qui peut être considérée comme une " topologie de l'être " si l'on s'en réfère à l'aphorisme heideggerien de L'Expérience de la pensée. Mais, lecteur de Maître Eckhart et de Silesius, Roger Munier voit son écriture poétique comme le lieu d'une expérience qui n'est peut-être pas réductible à celle décrite par Heidegger dans Qu'est-ce que la métaphysique ? Est-ce bien l'être que cherche Roger Munier dans l'instant de l'expérience ? L'invisible que, depuis Le Seul (1970), il s'emploie à déceler au travers du monde visible oriente son ?uvre vers une " dimension d'inconnu " que la phénoménologie ne peut suffire à décrire. En quête du Rien, l'?uvre de Roger Munier ne tend-elle pas depuis les années 1980 à devenir le lieu d'une réconciliation de la pensée, de la poésie et de la mystique qui déroge tant aux réserves émises par Husserl à l'égard de l'interprétation qu'à la distance prise par Heidegger à l'égard de la religion ?