Les réveils missionnaires en France du Moyen-Age à nos jours (XIIe-XXe siècles)
COLLOQUE LYON
BEAUCHESNE
39,00 €
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EAN :9782701011011
Quelques relais obligés jalonnent, sur la longue durée, l'histoire des rapports qu'ont entretenus, en France, les " réveils " religieux et l'éveil de l'intérêt pour les Missions. A l'aube des temps modernes, l'appel des Indes de l'Ouest et de l'Est resta longtemps teinté de la nostalgie des Croisades, qu'il convenait d'inventorier dans ses racines médiévales et sa relation avec la mission religieuse. Aux siècles des Réformes, et des Lumières, on s'est demandé quelle fut l'articulation entre missions intérieures et " étrangères ", et quel impact exercèrent sur la conscience missionnaire les grands débats philosophiques et théologiques qui ont pesé si lourd sur la mission chinoise. Il convenait enfin d'apprécier pour notre propos l'effet de la coupure révolutionnaire : des sources statistiques plus continues permettent de prendre la mesure du soutien populaire de la mission et du recrutement des effectifs missionnaires selon les régions et les temps de l'époque contemporaine. La mutation actuelle des modèles missionnaires, fonction de l'émancipation souvent brutale des Eglises locales vis-à-vis de la tutelle européenne va s'imposer à des esprits mal préparés par l'ecclésiologie dominante, de tendance centralisatrice : quels éléments nouveaux, touchant le clergé autochtone, le pluralisme culturel par exemple, sont-ils néanmoins peu à peu apparus, pour préparer l'opinion à assumer l'évolution actuelle de la mission chrétienne ... Autour de ces trois ensembles de problèmes s'organisent les trois sections d'un ouvrage, d'une recherche, entrepris dans l'intention de faire le tour des questions soulevées par ce vaste sujet, abordé dans le cadre de notre pays.
Nombre de pages
432
Date de parution
01/04/1997
Poids
682g
Largeur
160mm
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EAN
9782701011011
Titre
Les réveils missionnaires en France du Moyen-Age à nos jours (XIIe-XXe siècles)
Auteur
COLLOQUE LYON
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
160
Poids
682
Date de parution
19970401
Nombre de pages
432,00 €
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Ce volume réunit des actes d'un colloque international tenu à Melun en avril 1985, et consacré à Jacques Amyot (1513-1593). Pourquoi cet homme, en traduisant l'oeuvre intégrale de Plutarque, est-il aujourd'hui considéré comme l'une des plus importantes figures de l'humanisme et des lettres françaises ? C'est au fond à cette question que s'efforcent de répondre les différents auteurs dans cet ouvrage. Considérant, dans un premier temps, l'environnement géographique, social et économique dans lequel vécut Amyot, dans un second temps sa carrière (ses rapports, notamment, avec la cours des rois et sa charge d'évêque d'Auxerre), enfin son oeuvre et son influence, on comprend in fine pourquoi Jacques Amyot a tant marqué le paysage littéraire, et pas seulement en France. Sa renommée fut grande en Angleterre dès le XVIe siècle (Shakespeare, par exemple, s'appuya beaucoup sur la stylistique d'Amyot pour la composition de ses pièces romaines), et c'est bien sûr Montaigne qui comprit le plus immédiatemment l'apport décisif du traducteur-évêque : " Je donne, avec raison, ce me semble, la palme à Jacques Amyot sur tous nos écrivains français " (Essais)
A l'heure où l'information s'internationalise, le particularisme français s'affirme à rebours, et fait régresser le droit de savoir. La liberté d'expression ne bénéficie pas, en France, de garanties suffisantes pour son exercice, et se voit confiée à l'arbitraire de juges qui revendiquent un nouveau rôle social. Les procédures d'urgence pénalisent d'une façon irrémédiable et disproportionnée des articles, ouvrages et images qui, en recherchant la vérité, sont nécessaires au débat démocratique. Alors qu'une réforme de la procédure pénale et la levée du secret de l'instruction avaient été annoncées, le projet de loi sur la présomption d'innocence prévoit des mesures critiquables pour sanctionner l'information et dissimuler la réalité sans s'attaquer aux problèmes de fond. Le vingt et unième siècle sera-t-il celui des nouvelles censures ...
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.