Fortunes de Jacques Amyot. Actes du colloque international (Melun 18-20 avril 1985)
COLLOQUE
NIZET
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EAN :9782707810755
Ce volume réunit des actes d'un colloque international tenu à Melun en avril 1985, et consacré à Jacques Amyot (1513-1593). Pourquoi cet homme, en traduisant l'oeuvre intégrale de Plutarque, est-il aujourd'hui considéré comme l'une des plus importantes figures de l'humanisme et des lettres françaises ? C'est au fond à cette question que s'efforcent de répondre les différents auteurs dans cet ouvrage. Considérant, dans un premier temps, l'environnement géographique, social et économique dans lequel vécut Amyot, dans un second temps sa carrière (ses rapports, notamment, avec la cours des rois et sa charge d'évêque d'Auxerre), enfin son oeuvre et son influence, on comprend in fine pourquoi Jacques Amyot a tant marqué le paysage littéraire, et pas seulement en France. Sa renommée fut grande en Angleterre dès le XVIe siècle (Shakespeare, par exemple, s'appuya beaucoup sur la stylistique d'Amyot pour la composition de ses pièces romaines), et c'est bien sûr Montaigne qui comprit le plus immédiatemment l'apport décisif du traducteur-évêque : " Je donne, avec raison, ce me semble, la palme à Jacques Amyot sur tous nos écrivains français " (Essais)
Nombre de pages
384
Date de parution
01/01/1986
Poids
485g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782707810755
Titre
Fortunes de Jacques Amyot. Actes du colloque international (Melun 18-20 avril 1985)
Auteur
COLLOQUE
Editeur
NIZET
Largeur
142
Poids
485
Date de parution
19860101
Nombre de pages
384,00 €
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A l'heure où l'information s'internationalise, le particularisme français s'affirme à rebours, et fait régresser le droit de savoir. La liberté d'expression ne bénéficie pas, en France, de garanties suffisantes pour son exercice, et se voit confiée à l'arbitraire de juges qui revendiquent un nouveau rôle social. Les procédures d'urgence pénalisent d'une façon irrémédiable et disproportionnée des articles, ouvrages et images qui, en recherchant la vérité, sont nécessaires au débat démocratique. Alors qu'une réforme de la procédure pénale et la levée du secret de l'instruction avaient été annoncées, le projet de loi sur la présomption d'innocence prévoit des mesures critiquables pour sanctionner l'information et dissimuler la réalité sans s'attaquer aux problèmes de fond. Le vingt et unième siècle sera-t-il celui des nouvelles censures ...
Quelques relais obligés jalonnent, sur la longue durée, l'histoire des rapports qu'ont entretenus, en France, les " réveils " religieux et l'éveil de l'intérêt pour les Missions. A l'aube des temps modernes, l'appel des Indes de l'Ouest et de l'Est resta longtemps teinté de la nostalgie des Croisades, qu'il convenait d'inventorier dans ses racines médiévales et sa relation avec la mission religieuse. Aux siècles des Réformes, et des Lumières, on s'est demandé quelle fut l'articulation entre missions intérieures et " étrangères ", et quel impact exercèrent sur la conscience missionnaire les grands débats philosophiques et théologiques qui ont pesé si lourd sur la mission chinoise. Il convenait enfin d'apprécier pour notre propos l'effet de la coupure révolutionnaire : des sources statistiques plus continues permettent de prendre la mesure du soutien populaire de la mission et du recrutement des effectifs missionnaires selon les régions et les temps de l'époque contemporaine. La mutation actuelle des modèles missionnaires, fonction de l'émancipation souvent brutale des Eglises locales vis-à-vis de la tutelle européenne va s'imposer à des esprits mal préparés par l'ecclésiologie dominante, de tendance centralisatrice : quels éléments nouveaux, touchant le clergé autochtone, le pluralisme culturel par exemple, sont-ils néanmoins peu à peu apparus, pour préparer l'opinion à assumer l'évolution actuelle de la mission chrétienne ... Autour de ces trois ensembles de problèmes s'organisent les trois sections d'un ouvrage, d'une recherche, entrepris dans l'intention de faire le tour des questions soulevées par ce vaste sujet, abordé dans le cadre de notre pays.
Edition critique de deux comédies peu connues, Le Docteur amoureux et Le Desniaisé, de Gillet de La Tessonnerie (1619 ?-1660 ?), la première étant souvent attribuée à Molière.
La caractérisation précise du "genre marine" comme art pictural plaçant l'élément marin au coeur de l'oeuvre, s'est faite très progressivement et avec difficulté. Ce n'est vraiment que dans la seconde moitié du XIXe, avec certains impressionnistes (Courbet, Boudin), que la "marine" retrouve son essence perdue depuis Turner, le précurseur isolé. L'ouvrage de Marie-Antoinette Tippetts, s'appuyant sur un immense corpus de sources, explique brillamment ce phénomène par les puissantes réticences qu'eurent les littérateurs critiques d'art (Diderot, Thiers, Baudelaire, Champfleury, les frères Goncourt, etc.) à se défaire de leur grille habituelle d'interprétation de la nature figurée. On mit ainsi beaucoup de temps à accepter qu'un tableau dépourvu à la fois du "sujet humain", de l'"anecdote" et de l"embellissement" nécessitée par l'idéalisation de la nature, reste un tableau digne de l'art pictural. "Les littérateurs, écrit M. -A. Tippetts, jugent la peinture selon leurs propres critères littéraires. Ils apportent à leur critique d'art tous leurs goûts et leurs préjugés et ne conçoivent que rarement qu'il puisse exister d'autre étalon". Cette étude originale et très renseignée s'ouvre sur la série des ports de France par Claude-Joseph Vernet (1753-1765), et s'achève, aux alentours de 1870, avec les marines de Gustave Courbet.
Une étude des différentes sources culturelles auxquelles Alfred Jarry a puisé pour bâtir l'ensemble de son oeuvre. La familiarisation avec ces cultures souvent très singulières et éloignées est ici présentée comme le préalable indispensable à la lecture de Jarry.
Pouvant se lire ou se consulter à plusieurs niveaux, cette vaste synthèse (qui ne néglige pas les prodigieuses étrangetés - méconnues ! - de l'Histoire du Théâtre) concerne tous les publics, du très jeune lecteur (qui se laissera imprégner par les illustrations) au "théâtrophile" curieux et cultivé (qui goûtera l'inédit absolu de certaines pages) en passant par les lycéens, étudiants et, bien sûr, enseignants/enseignés des Ecoles de Théâtre. Salué par Jérôme Garcin, à la parution de ce livre en 1992, comme le "Facteur Cheval" du théâtre, André Degaine a conçu et réalisé un livre entièrement écrit à la main (calligraphié !) et, en grande partie, illustré par lui-même. Livre hors norme, sans doute l'événement de l'édition théâtrale de ces dix dernières années, cet ouvrage a déjà remporté plusieurs prix et un énorme succès (35.000 ex. vendus).