NIETZSCHE CAHIERS POSTHUMES I - PHILOSOPHIE DE DISTANCE
COLLI GIORGIO
ECLAT
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EAN :9782841620340
Giorgio Colli est mort le 6 janvier 1979, laissant une ?uvre philosophique étroitement liée à son activité éditoriale et universitaire, comme éditeur, entre autres, des ?uvres complètes de Nietzsche et professeur de philosophie antique à l'Université de Pise. Quatre livres seulement ont paru de son vivant, et cette méfiance vis-à-vis de l'écriture et de la publication, fait l'objet d'une réflexion au jour le jour dans ces cahiers rédigés entre 1955 et 1977, publiés en Italie en 1982 et qui commencent à paraître aujourd'hui en français. Philosophie de la distance rassemble ces notes sur le rapport de l'écrit à l'oral et, d'une manière générale, sur cette distance entre substance et expression. S'y ajoute un ensemble sur les rapports de l'Etat à la culture et à l'éducation. Ces cahiers posthumes nous introduisent dans le laboratoire de la pensée de Giorgio Colli. Ils apparaissent comme son véritable "héritage" philosophique, en contrepoint personnel et secret des différents livres qu'il a publiés, traduits ou édités. Bien qu'hostile à toute philosophie systématique, Colli ne se révèle pas moins, dans le cours de son élaboration théorétique, un extraordinaire architecte, qui peu à peu ajoute à son édifice les justes pierres, à l'exacte mesure.
Date de parution
01/09/1999
Poids
316g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782841620340
Titre
NIETZSCHE CAHIERS POSTHUMES I - PHILOSOPHIE DE DISTANCE
Auteur
COLLI GIORGIO
Editeur
ECLAT
Largeur
150
Poids
316
Date de parution
19990901
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Giorgio Colli est mort le 6 janvier 1979, laissant une oeuvre philosophique étroitement liée à son activité éditoriale et universitaire, comme éditeur, entre autres, des oeuvres complètes de Nietzsche (avec Mazzino Montinari) et professeur de philosophie antique à l'Université de Pise. Ce troisième volume des Carnets posthumes rapporte l'ensemble des fragments sur Nietzsche. Ils viennent en contre-point des préfaces qu'il a données aux différentes éditions de Nietzsche en Italie, rassemblées sous le titre Ecrits sur Nietzsche (1980), et de son Après Nietzsche (1974). Et se fait jour ici, sous forme de notes rapides, acérées, énigmatiques, la relation privilégiée d'un homme avec une oeuvre sans équivalent dans la littérature philosophique de ces derniers siècles. Si "Nietzsche a tout dit et le contraire de tout", peu importe alors de le comprendre ou de l'interpréter. Le "comprendre" véritablement, c'est "faire quelque chose" dans sa direction. Se succèdent alors, au jour le jour, les différents moments de cette "action Nietzsche", qui confirment que sur le plan de l'honnêteté philosophique, nous ne sommes pas encore allés "après Colli".
Benjamin Walter ; Scholem Gershom ; Adorno Theodor
Les deux volumes de la correspondance de Walter Benjamin, édités en 1966 et préfacés par Gershom Scholem et Theodor W. Adorno, proposent un choix de plus de 300 lettres, écrites entre 1910 et 1940. L'édition française a paru pour la première fois en 1978. La traduction avait été réalisée par Guy Petitdemange qui clôturait le volume par une courte postface intitulée « Treize facettes de Walter Benjamin au fil de ses lettres». L'ensemble a été révisé et mis à jour pour notre édition par Pierre Rusch, qui comprend un corpus de lettres de 1913 à Ludwig Strauss sur la question du sionisme, qui a été retrouvé après la première édition allemande et n'a pu être intégré dans les éditions successives.Même si cette édition est incomplète par rapport à la grande édition allemande en six volumes établie par Christoph Gödde et Henri Lonitz (Suhrkamp, 1996), elle a le mérite d'avoir été éditée par deux proches amis de Benjamin, et leurs notes témoignent de cette amitié aussi fidèle que compliquée et de «l'exceptionnelle aisance dans le genre épistolaire qui lui était comme naturelle» écrit Scholem. Elle éclaire en tout cas suffisamment et d'un jour nouveau l??uvre de Benjamin qui a marqué durablement la pensée du 20e siècle et est chaque jour redécouverte par une nouvelle génération de lecteurs et d'exégètes. La liste des correspondants donne bien la mesure de son importance: outre les deux éditeurs, dont plusieurs lettres sont également reproduites, on trouve Hannah Arendt, Hugo von Hoffmansthal, Bertolt Brecht, Max Horkeimer, Martin Buber, Adrienne Monnier, Rainer Maria Rilke etc. Toute la pensée du 20e siècle est là, avec son cortège de drames et d'espérances.
Dans ce long inédit, Benjamin Fondane révèle les implications philosophiques révolutionnaires qui découlent des travaux de Lévy-Bruhl (1857-1939) sur la mentalité primitive. En mettant à jour les mécanismes d'une logique différente, Lévy-Bruhl fait voler en éclat l'universalité de la logique d'Aristote sur laquelle repose notre pensée occidentale. Dès lors cette logique n'est rien d'autre qu'une arme politique qui fonde l'hégémonie de la rationalité. La démonstration de Fondane est implacable et bouleverse notre conception de la philosophie. Il nous incite à reconsidérer nos manières de penser et de vivre sous la contrainte de la raison, faisant écho à une tradition non aristotélicienne qu'incarnent des penseurs comme Michelstaedter, Lukasiewicz ou Alfred Korzybski.