Face à l'existence du mal sous ses multiples formes - crimes, catastrophes naturelles, mal moral ou physique, mal commis ou subi -, nombre de philosophes et de théologiens ont tenté de trouver à ce dernier des justifications morales, cosmologiques, métaphysiques. Force est pourtant de reconnaître les limites du langage pour exprimer et expliquer le mal. Et les crimes de la Seconde Guerre mondiale ont même rendu obscène toute tentative de compréhension de cet innommable. Le mal serait dès lors, selon le mot de Paul Ricoeur, "ce contre quoi on lutte quand on a renoncé à l'expliquer" : s'il est un défi pour la pensée, c'est sur le plan pratique qu'il faut l'aborder. Mais comment agir contre le mal ? Peut-on combattre le mal par le mal, comme le fait la justice en infligeant peines et châtiments ? Peut-il y avoir une économie des biens et des maux ? Une prescription des crimes contre l'humanité ? Un pardon pour l'impardonnable ?... Cette anthologie rassemble les plus grands textes sur le mal, de saint Augustin à Paul Ricoeur, en passant par Platon, Cicéron, Machiavel, Montaigne, Rousseau, Sade, Dostoïevski, Nietzsche, Freud, Hannah Arendt ou encore Foucault.
Nombre de pages
256
Date de parution
18/06/2025
Poids
150g
Largeur
109mm
Plus d'informations
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EAN
9782080497871
Auteur
Crignon Claire
Editeur
FLAMMARION
Largeur
109
Date de parution
20250618
Nombre de pages
256,00 €
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Face à l'existence du mal sous ses multiples formes - crimes, catastrophes naturelles, mal moral ou physique, mal commis ou subi -, nombre de philosophes et de théologiens ont tenté de trouver à ce dernier des justifications morales, cosmologiques, métaphysiques. Force est pourtant de reconnaître les limites du langage pour exprimer et expliquer le mal. Et les crimes de la Seconde Guerre mondiale ont même rendu obscène toute tentative de compréhension de cet innommable. Le mal serait dès lors, selon le mot de Paul Ric?ur, "ce contre quoi on lutte quand on a renoncé à l'expliquer" : s'il est un défi pour la pensée, c'est sur le plan pratique qu'il faut l'aborder. Mais comment agir contre le mal ? Peut-on combattre le mal par le mal, comme le fait la justice en infligeant peines et châtiments ? Peut-il y avoir une économie des biens et des maux ? Une prescription des crimes contre l'humanité ? Un pardon pour l'impardonnable ...
Depuis la séparation entre médecine et philosophie traditionnellement attribuée à Hippocrate, les relations entre ces disciplines ont toujours été intenses et parfois conflictuelles. Depuis la séparation entre médecine et philosophie traditionnellement attribuée à Hippocrate, les relations entre ces disciplines ont toujours été intenses et parfois conflictuelles. C'est une histoire de ces rapports que proposent les quinze études réunies dans cet ouvrage, en se centrant sur quelques figures ou moments déterminants : Platon, Aristote, Galien, les écoles empirique et méthodiste, al-Rāzī, Averroès, le XVIe siècle italien, Locke, Kant, Cabanis, les philosophes-médecins de la IIIe République, Canguilhem ou encore Jaspers. Si aujourd'hui la demande adressée à la philosophie par les médecins concerne principalement l'éthique, le dialogue entre les deux disciplines a porté historiquement d'abord sur le statut épistémologique de la médecine : le meilleur médecin est-il nécessairement philosophe ? Que peut apprendre la philosophie de la méthode du médecin ? La médecine est-elle un art du cas singulier, une science ou les deux ... En s'inscrivant dans le temps long, ces études rappellent que l'institutionnalisation actuelle de la philosophie de la médecine s'accompagne parfois d'un oubli des origines historiques de la réflexion sur la médecine. Le contact avec la médecine conduisant aussi la philosophie à se souvenir qu'elle se définit comme un genre de vie, c'est la question de l'amélioration du bien-être et de la santé des hommes qui se pose alors, dans un environnement que l'introduction de techniques thérapeutiques nouvelles modifie en permanence.
Simonnet Thomas ; Crignon Claire ; Giocanti Sylvia
Si les philosophes ont parfois fait place à l'ivresse, c'était surtout pour la modérer. Derrière la « dive bouteille » chantée par Rabelais, l'ivrognerie menaçait et effrayait le sage qui prônait un boire bien tempéré. Mais ce discours sur les élixirs propres à susciter le génie comme la mélancolie, ne forme pas encore une « philosophe du vin » : il en offre seulement les linéaments. Qu'est-ce que boire ? et spécifiquement du vin ? Des philosophes, aujourd'hui, plaident pour une connaissance claire et distincte de ce que nous buvons et ils nous invitent à chercher comment la vérité passe de la coupe aux lèvres. Car est-ce vraiment dans la coupe qu'elle se cache ? N'est-ce pas plutôt l'acte de boire qui nous éveille à la vérité et fait naître en nous le désir de la découvrir ? De la « dégustation » instruite et maîtrisée à cette soif de vérité impossible à étancher, il n'y a qu'un pas, mais de géant ? Pantagruel ou Gargantua. Et face à la philosophie du vin plaidant pour une tempérance éclairée, la philosophie de l'ivresse n'a peut-être pas dit son dernier mot.
Crignon-de Oliveira Claire ; Weber Dominique ; Lee
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