SPANGLISH AMERICA - LES ENJEUX DE LA LATINISATION DES ETATS
COHEN JAMES
DU FELIN
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EAN :9782866455552
Les États-Unis deviendraient-ils un pays "latino"? Les indices démographiques ne laissent aucun doute à ce sujet: les ressortissants latino-américains et leurs descendants sont devenus la "minorité" la plus nombreuse, de Los Angeles à New York, et dans maintes zones rurales où, jusqu'à récemment, on n'entendait parler que l'anglais. La frontière entre le colosse du Nord et les pays de sa périphérie sud s'est brouillée. Si le nom "Amérique" s'applique à tous les pays de l'hémisphère, on peut dire que les États-Unis s'américanisent enfin...On mesure encore à peine les implications de cette "latinisation" de la société étatsunienne. Elles sont considérables. Le pays devra poser autrement certains problèmes qui le hantent depuis longtemps: son rapport aux différences ethnoraciales, culturelles et linguistiques ainsi que sa manière de traiter les inégalités socio-économiques. Serait-ce l'occasion pour que l'introuvable "modèle d'intégration" états-unien se clarifie enfin? Les luttes s'annoncent rudes entre, d'une part, les partisans du métissage et d'une nouvelle citoyenneté sociale plus égalitaire et, d'autre part, les défenseurs du système hautement inégalitaire en place, même si ceux-ci savent, eux aussi, manier la rhétorique de la diversité "multiculturelle". Que signifie, aujourd'hui, être citoyen des États-Unis? À l'heure où s'implantent des sphères publiques hispanophones, où l'anglais et l'espagnol se mêlent en spanglish, l'anglais demeure-t-il vraiment la seule langue de l'intégration? Comment appartenir à une "diaspora" mexicaine, dominicaine ou salvadorienne tout en aspirant à l'intégration aux États-Unis? Et qu'en est-il de Porto Rico, cette formation nationale caribéenne encastrée colonialement dans le système politique étatsunien, dont les frontières s'étendent jusqu'au Bronx? Au-delà des enjeux proprement américains, ce livre pose la question de la citoyenneté à l'ère transnationale. James Cohen, politologue, originaire du Massachusetts, enseigne à l'université de Paris-VIII (Saint-Denis) et à l'Institut des hautes études de l'Amérique latine (Paris).
Date de parution
21/04/2005
Poids
354g
Largeur
145mm
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EAN
9782866455552
Titre
SPANGLISH AMERICA - LES ENJEUX DE LA LATINISATION DES ETATS
Auteur
COHEN JAMES
Editeur
DU FELIN
Largeur
145
Poids
354
Date de parution
20050421
Disponibilité
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Les Etats-Unis se flattent d'être un pays forgé par ses immigrés, mais depuis le deuxième mandat de George W. Bush le thème de l'immigration est devenu une source de forte polarisation politique. Face à la présence de plus de 10 millions d'immigrés en situation irrégulière, dont plus de la moitié sont mexicains et 80 latino-américains, la droite militante s'oppose frontalement à toute mesure de régularisation et prône des politiques nationales ou locales de surveillance renforcée visant à intimider et à éloigner des populations jugées "inassimilables". Au Congrès des Etats-Unis, la polarisation a mené à l'impasse: aucun projet de loi sur l'immigration, même favorable aux intérêts patronaux, n'a vu le jour depuis l'entrée en fonction de Bush. Démocrates et républicains ne se sont entendus que sur la construction d'un mur le long de la frontière mexicaine. En l'absence de toute loi susceptible de "réparer" un système que tous s'accordent à dénoncer comme "déréglé", certains territoires, l'Etat frontalier d'Arizona montrant la voie, adoptent leurs propres lois visant à faciliter la poursuite des immigrés en situation irrégulière, sans craindre de promouvoir une forme de profilage racial, de constitutionnalité suspecte, menaçant tous ceux qui "ressemblent" à un immigré irrégulier... Ce livre fournit le contexte sociologique et politique nécessaire pour comprendre les racines de cette crise, à l'échelle nationale mais aussi transnationale, les formes de répression et de stigmatisation qu'elle engendre et les résistances que suscitent les politiques en vigueur.
Au moment où les Etats-Unis sont engagés dans des négociations commerciales ambitieuses dont Obama aimerait faire un des derniers grands succès de son administration, l'ALENA (Association de Libre-Echange Nord-Américaine - NAFTA en anglais), dont on vient de fêter le vingtième anniversaire en 2014, fait figure de précédent dont les leçons éclairent les négociations en cours. Le dossier de ce numéro, issu d'une journée d'études qui s'est tenue à l'Université Paris 3 en avril 2014 et coordonné par James Cohen, professeur à Paris 3, traite de l'intégration nord-américaine en incluant les questions sociales, notamment l'immigration, à [analyse classique de l'intégration économique et commerciale. Les débats qui apparaissent ainsi autour de l'intégration nord-américaine illustrent une recomposition plus générale du débat politique, qui ne se limite d'ailleurs pas à la seule Amérique du Nord mais touche encore plus fortement les pays européens dans le cadre de t'intégration européenne. L'universalisme traditionnellement revendiqué par la gauche contre une droite plus nationaliste changerait-il de camp à la faveur de la mondialisation et du libre-échange ? La gauche redécouvre-t-elle les bénéfices de la nation quand elle parle de la défense des acquis sociaux et du protectionnisme ? Sans prendre parti, mais en faisant preuve d'un certain scepticisme vis-à-vis des atouts du libre-échange, les textes de ce numéro apportent un éclairage nuancé afin de négocier, à partir de l'Etat et de l'espace national parmi d'autres points d'appui, une place différente de l'Amérique du Nord dans la mondialisation.
Cohen James ; Diamond Andrew Jay ; Vervaecke Phili
Aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France, le début du millénaire a vu se multiplier des discours épurés de toute référence à la catégorie de "race". La tolérance et la diversité sont désormais les registres dominants que l'on emploie pour parler de questions relevant auparavant de cette dernière. Ainsi, aux États-Unis, l'élection de Barack Obama a donné un puissant élan à ce que Thomas Sugrue nomme le "grand récit de la réconciliation raciale", en dépit de la racialisation évidente des inégalités sociales. De part et d'autre de l'Atlantique, la notion de color-blindness gagne en influence. Elle dissimule une forme de racisme culturel, ou de racisme différentialiste, qui se diffuse dans la sphère publique, et que revendiquent même parfois certains responsables politiques. Cette évolution intervient dans un contexte de remise en cause des modèles nationaux d'intégration et de déclarations catégoriques sur le prétendu échec du multiculturalisme : prises de position dont l'objet est de critiquer des politiques jugées trop différentialistes, tout en pointant du doigt certaines catégories de la population dont l'intégration s'avérerait problématique. Ce volume se propose de mieux comprendre les logiques sociales de racialisation, et leur rapport au politique, dans une perspective comparative et en recourant à différentes disciplines. Il pratique une forme d'"histoire du présent", à la fois empirique et théorisée. Celle-ci est de salubrité publique à l'approche d'échéances électorales cruciales, en Europe comme en Amérique, alors que les problématiques identitaires conservatrices, sinon réactionnaires, effectuent un retour en force dans le débat politique et l'exercice du pouvoir.
Hautval Adélaïde ; Postel-Vinay Anise ; Hauptman G
Du moment que vous les défendez, vous partagerez leur sort ! " Et pour n'avoir jamais transigé avec qu'elle appelait les "valeurs premières", Adélaïde Hautval, dite Haïdi, va devoir traverser l'enfer et survivre à 37 mois d'emprisonnement et de déportation. En sa qualité de médecin, à Auschwitz, elle est affectée au Revier (l'infirmerie) où elle soulage et soigne avec ses maigres moyens. Dans les cas les plus graves, elle s'arrange pour maquiller le diagnostic et permet ainsi à nombre de ses patientes d'éviter la chambre à gaz. Elle doit aussi travailler au sinistre Block des expériences médicales sur la stérilisation. Elle réussit d'abord à ne faire que soulager les jeunes martyrisées, témoin des horreurs perpétrées par les médecins SS. Mais quand elle reçoit l'ordre de prêter la main aux actes criminels, elle refuse, s'opposant frontalement aux nazis.
Reçu premier à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, agrégé de philosophie en 1927, Jean Cavaillès fut l'un des intellectuels les plus brillants de sa génération. Gaston Bachelard, avec qui il noua une forte amitié, notait : " Jean Cavaillès avait une volonté de héros ". Un héros de la pensée sûrement, que ses travaux sur la théorie de la science auraient distingué si la guerre n'avait orienté sa vie vers d'autres combats. Lié dès le début au mouvement de résistance Libération, animé entre autres par Emmanuel d'Astier de La Vigerie, Jean Cavaillès fut arrêté par les Allemands en août 1943, puis condamné à mort et exécuté cinq mois plus tard. Gabrielle Ferrières retrace dans ce livre émouvant la vie d'un philosophe, inséparable de celle de l'homme d'action et de convictions.
En 1940, la France capitule. En 1941, Jacques Lusseyran, alors qu'il est aveugle et n'a pas 18 ans, entre en résistance en rejoignant le mouvement Défense de la France. " Le 20 juillet 1943, il est arrêté par la Gestapo, interrogé pendant des jours interminables et enfermé à Fresnes. Il sera déporté en 1944 à Buchenwald. " Comment un aveugle peut-il survivre à cet enfer ? Grâce à la protection d'un groupe de Russes et à sa connaissance de l'allemand qui lui permettra d'informer les autres déportés des agissements des S.S. Après un an et demi d'horreur, il est libéré et revient en France où il poursuivra ses études en affirmant ses aspirations littéraires balayées par la guerre. Jacques Lusseyran deviendra un brillant conférencier et enseignera la littérature française dans différentes universités américaines. En 1971, il meurt dans un accident de voiture. Il a alors 47 ans. Cette autobiographie est un exceptionnel exemple d'amour de la vie, de courage et de liberté intérieure face à l'adversité.
Odile de Vasselot a 18 ans lorsque les Allemands envahissent la France. Convaincue dès le début du conflit de la nécessité de résister, elle est orientée vers des réseaux qui, bien qu'animés en grande partie par des civils, ont des objectifs militaires. A partir de 1942, elle est mise en contact avec deux vastes réseaux antinazis oeuvrant en Belgique, en France et en Espagne. Odile de Vasselot est d'abord agente de liaison pour le service de renseignement Zéro, puis sert, au sein du réseau Comète. comme convoyeuse de pilotes anglais rescapés des batailles aériennes, des opérations à haut risque et très mouvementées menées depuis le territoire belge. C'est en brossant le portrait de ses compagnons d'armes portés par leur courage, leur modestie et leur ténacité que l'autrice nous fait revivre une phase essentielle de la Résistance.