Le Portail des cieux de Rabbi Abraham Cohen de Herrera (1570-1635), traduit pour la première fois en français à partir du manuscrit espagnol, est une oeuvre charnière à plus d'un titre. C'est un des derniers ouvrages de kabbale écrit en espagnol par un kabbaliste séfarade d'Amsterdam à l'orée de la modernité. Destiné à guider les membres de la naci6n séfarade revenus au judaïsme et désireux de pénétrer la kabbale hébraïque, il eut toutefois une extraordinaire diffusion à la fois dans les milieux chrétiens - qui, depuis Pic de la Mirandole, s'intéressaient à la kabbale juive - et philosophiques, puisqu'on a prétendu que le panthéisme de Spinoza était directement inspiré du Portail des cieux, que l'auteur de l'Ethique avait pu lire dans sa version hébraïque alors qu'il fréquentait la communauté juive d'Amsterdam. D'ailleurs, toute l'oeuvre d'Abraham de Herrera tend sinon à concilier du moins à "penser ensemble" kabbale et philosophie, même si l'on a pu écrire qu'il "était sans doute un philosophe trop authentique pour croire à la possibilité de fusion entre les deux `royaumes', et trop authentiquement un kabbaliste pour l'appeler de ses voeux". Il n'empêche que Le Portail des cieux est sans doute l'entreprise la plus monumentale et la plus systématique de contact entre philosophie et kabbale juive, une véritable "critique de la raison kabbalistique". Cité par Hegel ou par D'Alembert dans son article "Cabale" pour l'Encyclopédie, R. Abraham de Herrera fait partie de ces auteurs pris entre deux mondes et qui, faute d'atmosphère adéquate, tombent dans l'oubli, puis resurgissent comme des comètes.
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Nombre de pages
678
Date de parution
18/02/2010
Poids
1 060g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782841622047
Titre
Le Portail des cieux
Auteur
Cohen de Herrera Abraham ; Attali Michel
Editeur
ECLAT
Largeur
150
Poids
1060
Date de parution
20100218
Nombre de pages
678,00 €
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Résumé : De l'Antiquité jusqu'au Street Art, cet ouvrage est une traversée de l'histoire de l'art à travers le motif : la chevelure, la porte, le muscle, le baiser, le miroir, le chat, le jaune... autant de courtes histoires pleines d'esprit écrites par Stéphane De Groodt. Au fil de pages pop et colorées, l'ouvrage décline 60 thématiques, symboles, couleurs, s'arrêtant sur quelques oeuvres phares dans des zooms explicatifs. Il est complété d'une frise chronologique qui montre les oeuvres d'art classées par année de création, et révèle des voisinages parfois surprenants. C'est une histoire de l'art vraiment accessible à tous !
Cette histoire rappelle combien l'Amour est puissant, fou, fantasque et cruel ! C'est beau et triste, lumineux et acide ! La plume est délicate, poétique et pleine d'émotions ! Une Superbe découverte totalement inattendue !!!
L'éclaireur : Christophe Itier, Haut commissaire à l'ESS Entretien fleuve : Benoît Hamon nous livre un entretien sur l'état de la gauche et l'émergence des nouvelles idées politiques. Dossier : Bienvenu dans l'âge de métal, l'envers de la transition énergétique Un dossier qui se concentre sur l'aspect ressources de la transition et se penche sur la question épineuse des métaux rares. -La face cachée de la transition : Si les métaux rares sont à la base de toutes les technologies "vertes" et numériques, le coût environnemental, écologique et énergétique de leur extraction est loin d'être négligeable. -La Chine, géant de métal : grâce à une politique économique ambitieuse et agressive, la Chine est en situation de quasi monopole sur l'extraction des terres rares. Une position qui fait de l'empire du Milieu la grande puissance de la transition. -Faire l'économie des métaux rares : enquête sur la filière française du recyclage et de la récup des métaux rares. -Pour une transition frugale : article de l'ingénieur et essayiste Philippe Bihouix, spécialiste des métaux et des "low tech", qui milite pour une transition énergétique "basse intensité"/ Avant Garde : notre section dédiée aux acteurs qui changent le monde à leur échelle. -Atelier Paysan : une coopérative d'ingénieurs sillonne la France pour former des agricultures à l'autoconstruction de leurs outils agricoles. Leur projet : faire circuler les savoirs et savoir-faire, mais redonner aussi aux paysans leur "souveraineté technologique". -Nouveau Nez : reportage sur les nouveaux parfumeurs "éthiques" et bio. -Marchez sur l'eau : A Rotterdam, un collectif a entrepris de dépolluer la Nouvelle Meuse de tous ses déchets plastiques avant qu'ils n'aillent se jeter dans l'estuaire. En les recyclant et les recompactant, le collectif entend créer des chemins flottants, à la fois balades piétonnes sur l'eau et nouveau support pour l'écosystème de la rivière. -Social & Co : Reportage sur la méthode Simplon, plusieurs années après le lancement de cette école d'un nouveau genre. Le récit : notre récit hors-cadre se déroule à Siné Saloum, au Sénégal, où 14 villages se sont coalisés pour protéger la Mangrove menacée par la surpêche et le changement climatique. Social Fiction : fiction sur les nouveaux bureaucrates, avec une interview de René Ten Bos, auteur hollandais très reconnu et auteur du livre Bureaucratie : encre, paperasse et tentacules aux éditions du Pommier.
Cachés dans nos poubelles, oubliés, méprisés, les déchets nont cessé depuis deux siècles de se multiplier, de saccumuler, sexportant maintenant aux quatre coins du globe pour répondre aux logiques de la mondialisation. La démarche "zéro déchet" est symptomatique dune prise de conscience collective. Mais elle ne se limite pas pour autant à la réduction ou au recyclage de nos déchets : elle questionne la société qui les génère. Ce hors-série, réalisé en partenariat avec Zero Waste France, décrypte les enjeux et problématiques globales liées aux déchets dans la première partie ("Vie dordure"), puis met en lumière toutes les initiatives collectives visant à mettre un frein à la surconsommation dans la deuxième partie ("La réduction sorganise"), avant de livrer quelques clefs pour que chacun puisse franchir le cap dans la troisième partie "Se jeter à leau".
Résumé : Paru dans Les Cahiers du Sud, en 1942, ce "petit chef d'oeuvre" de María Zambrano (1904-1991), traduit par Suzanne Brau, inscrit la pensée mystique et poétique de Saint Jean de la Croix (1542-1591) au coeur même d'une humanité dont il incarne la plus extraordinaire expression, sur cette "terre jaune, embrasée d'un feu qui n'est pas celui du soleil". Rarement la poésie de Jean de la Croix fut si parfaitement donnée à fleur de peau, et le hasard a voulu que, dans cette même revue et au presque même moment, un poète, traducteur, résistant, Simon-Rolland (1907-1944), livre ses propres traductions des poésies du Saint, qui sont, écrivait Pierre Emmanuel, "si belles qu'elles égalent l'original". Le Cantique spirituel parut toutefois aux éditions Charlot en 1945, de l'autre côté de la méditerranée, et c'est cette édition exemplaire qui est reprise ici, en miroir du Saint Jean de la Croix de María Zambrano, qui fait entendre la "musique silencieuse" de l'esprit.
Flüsser David ; Petitdemange Guy ; Pinto Lasry Vér
L'oeuvre de David Flusser a marqué durablement les relations entre le judaïsme et le christianisme, et son ouvrage sur le Jésus historique, à la suite des travaux de Joseph Klausner, a si considérablement modifié la figure du Christ que les nouveaux exégètes en mal de compromis ont vite fait de l'ignorer. "Flusser ouvre une voie, comme peut-être personne, par le savoir indubitablement, mais aussi par une sorte d'illumination intérieure délivrante, en enracinant le christianisme dans l'histoire du judaïsme de l'époque. Ce n'est évidemment pas une explication ; c'est un éclairage sans pareil, éclairage qui est aussi un réveil, le regard sur un autre paysage ", écrit Guy Petitdemange dans sa préface à ce petit livre, devenu un 'classique' secret et qui résume l'oeuvre de toute une vie.
Les martyrs ignorés, qui aurait dû introduire les Etudes philosophiques de La Comédie humaine, est resté inachevé, même si la conversation à la `Table des philosophes' du Café Voltaire, menée tambour battant avec tout le génie et l'ironie de Balzac, revient à poser la question qui est au coeur de la Comédie tout entière : "qu'en est-il de la pensée ? peut-on en abuser comme on abuse du café? enrichit-elle la vie ou la détruit-elle ? ", à laquelle répond l'oeuvre même, qui témoigne que l'on meurt à trop penser, de même que sans penser, il n'est pas de vie qui tienne.
Les Aventures administratives d'une idée heureuse (1834), qui paraissent pour la première fois en volume, est un petit chef-d'oeuvre d'une ironie mordante, doublée de la critique acerbe de la bureaucratie et des enjeux de pouvoir. Le texte aurait dû faire partie des études philosophiques qui accompagnaient les grands cycles de la Comédie humainé, mais les mille taches qui occupaient Balzac eurent raison de ces Aventures, presque inachevées, même si tout est déjà là : des personnages hauts en couleur, un humour ravageur, une courtisane, un jeune homme, du fantastique (ou comment enfermer dans une fiole les idées "bleues" d'un individu) et enfin une "idée" : comment l'idée survit à l'homme et est transmise de génération en génération jusqu'à se confondre avec l'homme lui-même.