Un empire bon marché. Histoire et économie politique de la colonisation française, XIXe-XXIe siècle
Cogneau Denis
SEUIL
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EAN :9782021464382
Au XIXe siècle, la France s'est lancée dans la colonisation de pays entiers en Afrique et en Asie. Quelles ont été les motivations et les méthodes de cette politique ? Comment les sociétés dominées ont-elles été bouleversées, et quel développement économique et social ont-elles connu ? La décolonisation est-elle achevée aujourd'hui ? Un Empire bon marché propose de nouvelles réponses à ces questions controversées.Grâce à un long travail d'archives et d'analyse statistique, l'ouvrage décrit ainsi avec une grande précision les États coloniaux et leur fonctionnement ? à travers notamment la fiscalité, le recrutement militaire, les flux de capitaux et les inégalités. Il montre que l'empire a peu coûté à la métropole jusqu'aux guerres d'indépendance, et que les capitaux français n'ont pas ruisselé vers les colonies. La « mission civilisatrice » que la République française s'était assignée n'a donc pas débouché sur le développement des pays occupés, et c'est plutôt un régime à la fois violent et ambigu qui s'y est établi. De fait, le régime colonial a surtout bénéficié à une petite minorité de colons et de capitalistes français. Quant aux élites nationalistes, elles ont le plus souvent reconduit un État autoritaire et inégalitaire après les indépendances. En s'attachant à l'évolution des sociétés colonisées et à leur devenir, Denis Cogneau fournit une contribution majeure et un nouvel éclairage sur l'impérialisme, d'hier à aujourd'hui.
Nombre de pages
500
Date de parution
13/01/2023
Poids
554g
Largeur
147mm
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EAN
9782021464382
Titre
Un empire bon marché. Histoire et économie politique de la colonisation française, XIXe-XXIe siècle
ISBN
2021464385
Auteur
Cogneau Denis
Editeur
SEUIL
Largeur
147
Poids
554
Date de parution
20230113
Nombre de pages
500,00 €
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En Afrique, au sud du Sahara, les différentes strates de l'histoire longue se sont accumulées pour faire de cette région celle où les inégalités de ressources et de conditions d'existence sont les plus élevées du monde. Dans les deux dernières décennies, la faillite des institutions extractives héritées de la colonisation, puis la vague de démocratisation ont contraint les nations africaines à affronter ces inégalités. La fragmentation de l'espace et le dualisme des sociétés ont conduit à une ethnicisation clientéliste du jeu politique et aux conflits que l'on observe aujourd'hui. Étudiant l'histoire de la construction de ces inégalités et plusieurs exemples contemporains, D. Cogneau souligne le poids de l'héritage inégalitaire, tout en montrant qu'il ne constitue pas une fatalité.
Les enjeux économiques de la colonisation française : un nouvel éclairage sur l'impérialisme. Au XIXe siècle, la France s'est lancée dans la colonisation de pays entiers en Afrique et en Asie, en proclamant sa « mission civilisatrice ». L'Empire français n'a en réalité pas débouché sur le développement des pays occupés, et c'est plutôt un régime à la fois violent et ambigu qui s'y est établi. Bon marché pour le contribuable métropolitain, il a surtout bénéficié à une petite minorité de colons et de capitalistes français. Grâce à un long travail d'archives et d'analyse statistique, Denis Cogneau retrace avec précision le fonctionnement des États coloniaux ? à travers la fiscalité, le recrutement militaire, l'action scolaire et sanitaire, les flux de capitaux et les inégalités. En s'attachant à l'évolution des sociétés colonisées et à leur devenir, il fournit une contribution majeure et un nouvel éclairage sur l'impérialisme d'hier à aujourd'hui. Denis Cogneau est professeur à l'École d'économie de Paris (PSE), directeur de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) et directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il a publié de nombreux travaux sur les économies et les politiques menées en Afrique depuis les années 1980.
Aerts Jean-Joël ; Cogneau Denis ; Herrera Javier ;
Jusqu'à la fin des années 1970, Le Cameroun était considéré comme un modèle de prospérité économique. La découverte de gisements pétroliers et la fin de l'ère Ahidjo donnaient au pays un nouveau souffle, au point qu'on a pu parler de " miracle camerounais ". Pourtant, au milieu des années 1980, le Cameroun entrait dans une zone de turbulences durables. Quinze ans plus tard, et malgré la bouffée d'air apportée par la dévaluation du franc CFA, le pays n'est toujours pas sorti de cette crise profonde. Quelles sont les raisons qui ont remis en cause la viabilité du mode de régulation et ont conduit le pays au marasme ? Pourquoi ce qui a d'abord été perçu comme une bénédiction s'est-il finalement transformé en une malédiction ? Quelles sont les contraintes qui brident le développement du pays, et quelles sont ses perspectives ? Cet ouvrage offre un éclairage nouveau sur ces questions. Il combine l'analyse macroéconomique et l'exploitation d'enquêtes de terrain originales. Les résultats obtenus sur le cas camerounais peuvent trouver à s'appliquer à d'autres pays d'Afrique dont les caractéristiques structurelles sont similaires.
Une fouine au cri dévastateur, une mère qui tente de survivre en vendant ses maigres biens, un fer à repasser au contenu étrange, un TGV inquiétant, un auteur de haïkus, un couple en quête d'enfant, une fenêtre intrigante... Le fer à repasser - Et autres textes courts est un ensemble formé de dix-sept "textes courts" évoquant subtilement nos angoisses, nos fantasmes, nos craintes et nos désirs.
Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
XVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).
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Excédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s'évertuent à punir par eux-mêmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. Des groupes d'autodéfense du Far West aux chasseurs de pédophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, réactionnaires et xénophobes. Toutefois, mouvements révolutionnaires et défenseurs des dominés ne s'interdisent pas de manier, à leur tour, le fouet et le feu. L'auto-justice compte en outre de fervents zélateurs dans les services répressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre légal pour nettoyer la société, ils précipitent l'avènement de l'Etat justicier. Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme d'un périple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question s'impose : la France est-elle immunisée contre cette fièvre punitive ...