La naissance de l'opinion publique. Bertin et le Journal des débats
Clément Jean-Paul
MICHEL DE MAULE
11,50 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782876237636
Qui est ce personnage au regard pénétrant qui domine le XIXème siècle : Le fondateur du « Journal des Débats littéraire et politique » et font de lui l'inventeur d'une force qu'on appellera « le Quatrième pouvoir » : la presse ? Son nom : Louis François Bertin l'Aîné (1766-1841), dont on peut admirer le portrait par Ingres, au Musée du Louvre. Apôtre et défenseur de la liberté, il sera tout d'abord victime de l'autoritarisme impérial. Il connaîtra la prison, puis l'exil, avant d'être dépossédé de son journal en 1811 et 1814 mais la grande période commence pour lui avec la Restauration. C'est en pensant à sa collaboration aux Débats politiques et littéraires que Chateaubriand attrait pour un pamphlet devant un juge qui lui demanda sa profession, répondit avec fierté : « Journaliste ». Les Débats, journal conservateur éclairé, exerça pendant près d'un siècle une influence considérable sur la vie intellectuelle et artistique de la France. Bertin l'Ainé fut aussi un grand mécène. Il comptait parmi ses amis les plus connus qu'il recevait à l'époque romantique dans son domaine de Bièvres : Hugo, Lamartine, Ingres, Berlioz, fréquentaient son salon. Le succès de son journal lui permit d'engager des correspondants dans les grandes capitales d'Europe. Une telle diversité porte la marque d'une personnalité exceptionnelle que ce livre vous invite à découvrir. Cette biographie est une contribution à l'Histoire de la presse et un tableau coloré d'une société représentée ici à travers ses personnalités les plus prestigieuses. Jean-Paul Clément est l'auteur de nombreux ouvrages dont deux biographies de Chateaubriand, l'autre de Charles X. Dans Bertin, il ressuscite un personnage méconnu en s'appuyant sur des témoignages et des documents inédits.
Nombre de pages
420
Date de parution
28/09/2023
Poids
314g
Largeur
120mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782876237636
Titre
La naissance de l'opinion publique. Bertin et le Journal des débats
Auteur
Clément Jean-Paul
Editeur
MICHEL DE MAULE
Largeur
120
Poids
314
Date de parution
20230928
Nombre de pages
420,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
A la date du 5 juillet 1848, Victor Hugo a consigné dans Choses vues : " Chateaubriand vient de mourir. Une des splendeurs de ce siècle s'éteint. " C'était l'ultime hommage d'un démiurge des lettres à celui qui s'était imposé comme le plus grand écrivain français de la première moitié du XIXe siècle. François-René, vicomte de Chateaubriand, est né le 4 septembre 1768 à Saint-Malo et a rendu son dernier soupir à Paris, rue du Bac, le 4 juillet 1848. Dans l'intervalle, à travers une ?uvre monumentale, il aura décrit sa vie comme un destin et donné à sa propre image tout le lustre qu'il entendait léguer à la postérité. La minutieuse enquête de Jean-Paul Clément s'impose désormais comme l'un des exercices d'admiration les plus réussis que l'on ait jamais consacré à l'auteur des Mémoires d'outre-tombe. Au fil des pages de ce Chateaubriand, tout l'homme et toute l'?uvre sont restitués dans leur force et leur singularité. L'amoureux volage, le politique inspiré, l'aventurier courageux, le prosateur doué, le romantique éclairé, le créateur visionnaire, le voyageur audacieux, le solitaire sourcilleux, le chrétien militant : séquence après séquence, le lecteur découvre chacune des facettes d'un être complexe et attachant, qui aura durablement marqué son époque et contribué à la gloire des lettres françaises.
On connaît Chateaubriand, l'homme des tempêtes et des songes. Mais l'Enchanteur est aussi une voix inimitable, un voyageur intrépide, écologiste et ethnologue avant la lettre, un dandy "bon enfant". Gentilhomme, né "entre deux siècles", "comme au confluent de deux fleuves", il a traversé la Révolution, découvert la jeune République américaine, vécu l'exil en Angleterre. Il se rallie au Consulat, rompt avec Napoléon, soutient la monarchie et les Bourbons. Journaliste fougueux, homme d'Etat inclassable, diplomate habile et brillant, il n'a qu'un maître mot: liberté. Ses écrits, de l'Essai sur les révolutions jusqu'aux Mémoires d'outre-tombe, en passant par le Génie du Christianisme, analysent la vie et les illusions du temps, le mystère du pouvoir et le destin des sociétés démocratiques. Des femmes accompagnent la vie de l'auteur d'Atala et de René: Lucile, la soeur, le double, Céleste l'épouse, Pauline de Beaumont, Natalie de Noailles, Delphine de Custine, Claire de Duras, Hortense Allartmais surtout Juliette Récamierla "belle des belles" qui seule a su retenir son coeur volage et insaisissable. Chateaubriand, un homme vivant, que Jean-Paul Clément nous fait redécouvrir
Ecrits par Mme de Chateaubriand pour servir aux futurs Mémoires d'outre-tombe qui s'en sont souvent inspirés, ces cahiers, dont la dernière publication remonte à 1908, sont accompagnés d'un appareil de cinq cents notes établi par Jean-Paul Clément, directeur de la Vallée-aux-Loups. Remarquablement informées, ces notes constituent par elles-mêmes un apport de qualité. En 1792, François-René de Chateaubriand, " l'homme couvert de femmes ", pour reprendre le titre d'un roman, épouse " par distraction ", puis l'oublie pendant plus de dix ans, Céleste de Lavigne, bretonne comme lui, jeune comme lui : elle a dix-sept ans, il en a vingt-quatre. Souvent délaissée pour les " Madames ", elle n'en jouera pas moins, à partir de 1805, un rôle considérable auprès de son mari, présidera aux destinées de la Vallée-aux-Loups puis à celles de l'Infirmerie Marie-Thérèse, l'encouragera dans ses projets politiques, suivra de très près ses écrits et vouera aux gémonies tous ceux, sans exception, qui lui font une ombre quelconque. Dévote confite en prières ou ambitieuse fanatique, femme politique ou d'intérieur, tendre ou sèche, autant de facettes suggérées dans ses Cahiers, écrits de 1830 à 1833. Avec eux, les Mémoires d'outre-tombe ne sont jamais loin. Plus rapides, plus concis, plus virulents aussi, ils en sont un peu le contrepoint. D'un texte à l'autre, les nuances comme les ressemblances fascinent et rendent mieux compte de la communauté d'idées, des influences réciproques qui existaient entre l'écrivain et cette épouse qui, au fond, ne cessera jamais de l'admirer.
Parce qu'elle ne sait presque rien de son père, Matteo, un immigré italien arrivé en France dans les années 1930, la narratrice tente de réinventer son parcours, de son départ d'Italie, dont elle ignore les causes, à son arrivée en France, dont elle ignore les modalités exactes. Ce qu'elle sait en revanche, c'est que son père est mort dans les années 1970 et qu'il est demeuré toute sa vie ouvrier en banlieue parisienne, dans l'usine de sa soeur et de son beau frère. Pour s'aider dans cette investigation imaginaire, elle s'imprègne du destin des immigrés qu'elle rencontre de nos jours en Europe, à Calais, à Lampedusa ou aux îles Canaries. Ce texte chemine ainsi dans des temporalités différentes, entre passé (avant guerre, Seconde Guerre mondiale, années 1950) et présent, entre destins pluriels et destin singulier. Il dit l'exploitation, l'ingratitude et l'humiliation, mais aussi les trouées de soleil et de bonheur, le plaisir de la danse, les vacances en Bretagne... Ce faisant, l'auteur nous offre une belle méditation sur l'exil, l'identité, la mémoire et la transmission, sur le jeu social, le courage et la lâcheté, sur la conjugaison, enfin, de l'Histoire collective et de l'histoire singulière. Biographie de l'auteur Martine Storti a été professeur de philosophie puis journaliste à Libération. Elle est aujourd'hui Inspectrice générale de l'Education nationale. Elle a déjà publié Un chagrin politique (L'Harmattan, 1995), Cahiers du Kosovo (Textuel, 2001), 32 jours de mai (roman, Le bord de l'eau, 2006).
Au début du XIVe siècle, Abou Salim al-Jurâ'î, Ministre du Sultan, est reçu par le juge Ibn al-Hafid et le nouveau gouverneur Jarmûn. Au cours du dîner de réception, un incident met aux prises Chama, une jeune servante, et Abou Salim al-Jurâ'î. Toutefois celui-ci, sensible à l'exceptionnelle beauté de la jeune femme, la demande aussitôt en mariage à son maître... Mais al-Jurâ'î périt en mer au cours d'une campagne militaire. De retour à Salé, Chama épouse donc Ali, un Andalou fraîchement converti à l'islam, contre lequel s'acharne Jarmûn, qui la convoite. Elle ne trouvera protection qu'auprès du syndic des Chorfas de Salé et d'un ermite nommé Abou Moussa, doué de pouvoirs surnaturels. L'entraînant dans son sillage pour une mystique prière à la pluie, ce dernier sauve des femmes de la perdition par le mystère de sa sainteté. Ce livre, qui comme souvent chez l'auteur, entrecroise divers destins de femmes aux prises avec un monde d'hommes, milite pour un islam progressiste qui exalte l'image de la féminité et célèbre la victoire de la foi sur les perversions du pouvoir.