Ce volume est consacré à l'expression linguistique des sentiments et du point de vue : il s'agit de la synthèse de travaux d'équipe et d'une journée qui s'est ouverte à des chercheurs extérieurs. Au-delà de la diversité des approches théoriques, il se propose avant tout de mettre en regard plusieurs langues sur le sujet ; français, anglais, italien, polonais, grec, espagnol, allemand et d'éclairer les études par le biais des différentes entrées qu'offre la science linguistique, notamment le lexique, la syntaxe, la sémantique et l'énonciation. En effet, pour reprendre les propos désormais célèbres d'Emile Benveniste, la subjectivité est partie intégrante du langage et c'est "dans et par le langage que l'homme se constitue comme sujet". Les sentiments et le point de vue, ce dernier conçu à la fois comme un lieu d'où se construit une attitude du sujet et une manière de positionner le sujet par rapport à ce qui est dit, semblent indissolublement liés, même s'il convient de bien définir les domaines et de fournir des analyses raisonnées. Il s'agit dans ce volume de présenter des études précises de phénomènes linguistiques : en ce sens, les treize contributions qu'il contient sont un aperçu du vaste domaine de recherche évoqué par le titre. L'ouvrage aura rempli ses objectifs si d'une part il fait percevoir la continuité entre les phénomènes décrits, allant des sentiments au point de vue en passant par le discours et l'attitude énonciative, et si d'autre part il démontre l'apport d'une démarche contrastive à l'analyse de phénomènes linguistiques tels qu'ils se réalisent dans la diversité des langues. L'étudiant curieux des faits de langue, le linguiste travaillant en syntaxe ou en linguistique du discours et tous ceux qu'intéressent les questions de traduction et de rapports entre les langues y trouveront matière à alimenter la discussion sur un domaine qui pourrait sinon soit rester très théorique, soit se perdre dans l'anecdote.
Nombre de pages
276
Date de parution
12/09/2013
Poids
396g
Largeur
155mm
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EAN
9782753527799
Titre
Des sentiments au point de vue. Etudes de linguistique contrastive
Ce recueil s'adresse en priorité aux étudiants préparant seuls la licence et les concours d'enseignement en anglais et en lettres modernes. Il a pour but de conduire à une meilleure pratique de la traduction, grâce à une réflexion sur les problèmes qui se posent quelle que soit la difficulté du texte abordé. D'un format conçu pour pouvoir être étudié dans le cadre d'une année universitaire, il comprend à la fois des textes traduits et commentés et des textes à traduire, une part égale étant faite à la version et au thème, afin de refléter le constant va-et-vient entre deux langues - et deux cultures - qu'appelle l'activité de traduction.
Quatrième de couverture L'objectif de cet ouvrage est d'établir le lien entre la pratique intuitive de la traduction et la formation linguistique acquise par ailleurs, de développer ainsi la vigilance à l'égard des problèmes de traduction et l'aptitude à prévoir les solutions possibles. Il réunit en deux parties complémentaires : - une initiation à l'ensemble des problèmes de traduction récurrents entre l'anglais et le français au niveau grammatical, syntaxique, lexical ; - un corpus diversifié de trente textes contemporains tous accompagnés de leur traduction et d'un commentaire détaillé. D'abord destiné aux étudiants d'anglais, l'ouvrage s'adresse, plus largement, à quiconque s'intéresse aux rapports entre l'anglais et le français.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.