Gustav G. Chpet, grand philosophe russe du XXe siècle, né à Kiev en 1879, professeur à l'Université de Moscou à la fin des années dix et au début des années vingt, puis directeur du département de philosophie de l'Académie d'Etat des Sciences artistiques de Moscou, il fut arrêté en 1929, exilé dans les années trente et fusillé en 1937. Introducteur de la phénoménologie husserlienne en Russie, il a développé une approche de la structure du mot qui est devenue le fondement de ses recherches dans les domaines des sciences humaines. Sur cette hase, il a donné les premiers éléments de la sémiotique et du structuralisme, développés en particulier par Roman Jakobson. Dans les années vingt, alors que la philosophie idéaliste n'avait plus le droit d'être citée, l'esthétique et la linguistique sont devenues pour lui des domaines privilégiés, lui permettant de reprendre et de développer ses idées fondamentales. C'est ainsi que, dans le domaine de la linguistique, G. Chpet reprit à Humboldt l'idée de forme interne pour l'appliquer, au mot lui-même, et développer progressivement sa propre interprétation. Celle-ci consiste à dépasser l'idéalisme et le caractère abstrait dont est encore empreinte la démarche de Humboldt, et à montrer qu'une autre approche du mot et, par voie de conséquences, de la langue, demeure envisageable. Il s'agit principalement de ne pas poser de force organisationnelle en dehors de la langue elle-même, niais de montrer qu'il y a, dans le mot, dans sa structure fondamentale et interne - et ceci, quelle que soit la langue utilisée - des éléments constitutifs et invariants nais dont les rapports, quant à eux, peuvent changer. L'ouvrage qui a été publié en 1927 puis mis de côté pendant toute la période soviétique et publié de nouveau, en Russie, en 1996, est d'une grande importance pour comprendre et reconstituer la réalité culturelle et la vie scientifique des années vingt. Il permet aussi de révéler l'actualité scientifique de l'?uvre de Gustav Chpet, qui, par certains de ses aspects, fait écho aux recherches les plus récentes développées dans le domaine des sciences cognitives et de la philosophie du langage.
Nombre de pages
304
Date de parution
07/11/2007
Poids
398g
Largeur
145mm
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EAN
9782841744374
Titre
La forme interne du mot. Etudes et variations sur des thèmes de Humboldt
Auteur
CHPET
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
398
Date de parution
20071107
Nombre de pages
304,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dernier-né de dix enfants, Tom grandit sur la montagne avec son père bûcheron. Sa mère a disparu, de façon inexpliquée, au matin de sa naissance. Les gens du bourg ont adopté ses frères et s'urs, mais regardent à travers ce garçon qui ressemble trop à sa mère, une étrangère venue du Lointain. Il a l'?il trop vif pour eux, la langue trop bien pendue, et il semble savoir bien des choses pour un enfant de la montagne...
Quarante questions pour connaître l'?uvre dans ses grandes lignes et dans ses détails, l'action et les personnages, le contexte culturel et historique - Quarante réponses pour comprendre la signification de l'?uvre, sa portée symbolique, les intentions de l'auteur - Quatre études pour construire une réflexion sur les enjeux majeurs de l'?uvre. Sur la collection Collection dirigée par Denis Merle.La collection 40/4 propose au lecteur trois buts: connaître, comprendre, construire une réflexion- Quarante questions pour connaître l'oeuvre dans ses grandes lignes et dans ses détails, l'action et les personnages, le contexte culturel et historique.- Quarante réponses pour comprendre la signification de l'?uvre, sa portée symbolique, les intentions de l'auteur.- Quatre études pour construire une réflexion sur les enjeux majeurs de l'oeuvre.
La garde et l'éducation des enfants étaient perçues comme un travail essentiellement féminin. Néanmoins le métier d'Educateur de Jeunes Enfants (plus de 90% de femmes) a du s'adapter à de nouvelles attentes et répondre aux nouveaux besoins de la société. Aujourd'hui, il ne s'agit plus de garder ou d'animer un groupe d'enfants mais de prendre une place importante dans l'échiquier économique et politique en s'inscrivant dans une réelle logique d'entreprise. Une réflexion sur l'exercice quotidien de la pratique professionnelle du métier d'EJE.
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
Le numéro du Bulletin de la SHESVIE 28-2 sera consacré à un dossier spécial sur "Les classifications zoologiques d'Aristote à Linné. Approches historiques et lexicologiques" . Les éditeurs scientifiques en sont Meyssa Ben Saâd, Simon Thuault, Yoan Boudes et Axelle Brémont. Il sera découpé en cinq passionnants articles dont le premier explorera "La classification zoologique dans la civilisation arabe classique : approche lexicologique et épistémologique" (Philippe Provençal), puis les lecteurs pourront appréhender la richesse du " lexique de l'échelle des êtres dans le Traité des animaux d'Aristote et le De animalibus d'Albert le Grand" (Grégory Cless) avant de se pencher sur l'histoire du "Genre, maître mot du classement" (Philippe Lherminier) ainsi que sur "Les traités d'Ichtyologie vers 1555- La naissance de la "peinture scientifique" " (Katharina Kolb). Enfin, un groupe de jeunes chercheurs nous proposera une "Etude du lexique et des catégories zoologiques en vietnamien" (Phuong Duyen Nguyen, Arnaud Zucker, Danh Thành Do-Hurinville).
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
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