Le Cameroun et les grandes puissances. Trajectoires et dynamiques de coopération
Chouala Yves Alexandre ; Bigombé Logo Patrice ; Ts
L'HARMATTAN
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EAN :9782343229560
Le Cameroun est membre à part entière du monde des Etats. Ses relations internationales sont des interactions sociales complexes et diversifiées. Elles s'inscrivent dans une pluralité de registres : politiques, diplomatiques, économiques, culturels, militaires et stratégiques. Elles sont entretenues avec une diversité de partenaires qui sont des acteurs des relatons internationales. Parmi eux figurent des Etats qui disposent d'une emprise sur l'esprit et les actions des autres et qu'on nomme, ici de manière générique et donc discutable, les grandes puissances. Les auteurs montrent que la politique extérieure du Cameroun est la fille du temps politique national et que les relations avec les grandes puissances s'inscrivent dans une dynamique historique et évolutive particulière. Elles sont faites de conjonctures de mises en route, de développement et de consolidation des relations bilatérales, de ruptures/bifurcations, d'innovations ainsi que des lignes de continuité qui résistent à l'usure du temps. Ce livre est une contribution de première importance à la connaissance de la politique extérieure contemporaine du Cameroun.
Nombre de pages
528
Date de parution
09/03/2022
Poids
784g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343229560
Titre
Le Cameroun et les grandes puissances. Trajectoires et dynamiques de coopération
Auteur
Chouala Yves Alexandre ; Bigombé Logo Patrice ; Ts
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
784
Date de parution
20220309
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528,00 €
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Comme Etat souverain, le Cameroun a une partie de son activité tournée vers le dehors, dont la visée est la maîtrise de l'environnement international, le renforcement de son influence et la maximisation de ses intérêts. Cette politique étrangère, qui se met concrètement en oeuvre à travers le rituel diplomatique, repose sur un ensemble de principes, sur une variété de pratiques et de processus et sur une pluralité de structures gouvernementales et administratives. La lecture des discours et des déclarations officielles, des programmes des partis dirigeants, des professions de foi rédigés par les chefs d'Etat successifs du Cameroun nous livre les principes cardinaux de cette politique extérieure : souveraineté et indépendance nationales, paix, solidarité internationale et coexistence pacifique, non-alignement et non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats, développement national et coopération sans exclusives, unité de l'Afrique et intégration régionale. Il faut souligner en particulier le panafricanisme. En raison de sa situation d'Afrique en miniature, né de la géographie et de l'histoire, le Cameroun s'affirme en effet une vocation panafricaine naturelle. Travail de documentation et de synthèse sur la politique internationale du pays, cet ouvrage intéressera non seulement les diplomates et les spécialistes, mais également les citoyens camerounais désireux de mieux connaître comment leur pays s'inscrit dans la marche du monde.
En Afrique, le régime présidentiel a dérivé vers un système hyper-présidentiel qui nuit à l'expression démocratique en raison d'une concentration des pouvoirs. Ce modèle politique, d'essence despotique, s'est consolidé avec l'instauration des élections à un tour qui ont achevé de décrédibiliser une démocratie déjà formelle. Fort de ce constat, le présent ouvrage examine le phénomène de succession de cour ou dynastique qui s'opère aujourd'hui en Afrique par une transmission filiale du pouvoir. Il y a ainsi un glissement insidieux vers un "Etat familial", une monarchisation rampante du pouvoir au détriment de la légitimité électorale propre à toute démocratie. Ainsi les dernières transitions politiques auxquelles on a assisté ont inauguré une ère d'alternance héréditaire ayant mis à mal l'émergence de véritables régimes démocratiques. Elles constituent un abaissement absolument invraisemblable de la post-démocratisation. Le problème fondamental de la démocratie en Afrique est que le rééquilibrage du système gouvernant patrimonial d'aujourd'hui se fait avec une élite féodale qui a participé à son déséquilibre hier. A l'évidence, l'entrée de l'Afrique noire dans la modernité passe par un effort de déconstruction d'un système patrimonial dominé par une élite rentière.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...