Dès sa découverte de Ceylan puis de l'Inde, il y a chez Chevrillon une thématique de l'éloignement, de la distance culturelle, surtout lorsqu'on approche des civilisations qui n'ont pas encore été entraînées dans un processus de modernisation coloniale qui consiste pour l'essentiel à les insérer dans l'engrenage des grandes forces mondiales. Chevrillon ne parle pas de " globalisation ", mais il analyse attentivement ce qu'il appelle un mouvement de "généralisation" planétaire dont il n'observe, en fait, que les commencements. De là son empressement à découvrir des cultures qui sont encore lointaines, et qui ont pu développer librement leur singularité. Sa traversée de l'océan indien est comme le prélude à un plus vaste dépaysement, dont Chevrillon se fera le chroniqueur et le poète. Mais " l'éloignement " est aussi synonyme d'une perte des repères culturels, au fur et à mesure que l'on s'enfonce à l'intérieur des terres, et que l'on découvre des civilisations (bouddhistes, hindouistes) devant lesquelles les critères intellectuels européens sont inopérants. Dès lors le voyageur fait l'expérience d'un éloignement de soi sans être sûr pour autant de rencontrer l'autre. De cette position inconfortable peut naître un genre littéraire bien particulier, à la rencontre du récit de voyage et de l'essai philosophique " J-F Durand, Université Montpellier III.
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Nombre de pages
270
Date de parution
04/06/2010
Poids
392g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782842681920
Titre
Sanctuaires et paysages d'Asie
Auteur
Chevrillon André
Editeur
KAILASH
Largeur
140
Poids
392
Date de parution
20100604
Nombre de pages
270,00 €
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André Chevrillon (1864-1957). Neveu de Taine, célèbre un temps pour les essais qu'il aura consacrés à la littérature anglaise de son temps, académicien, il nous parle surtout aujourd'hui à travers ses récits de voyage, faisant sonner une voix bien à lui, quelque part entre Chateaubriand et Malraux. D'un séjour au Proche-Orient (1892-1893), il nous rapporte ce livre dédié à Pierre Loti, dans lequel il nous livre sa vision la plus personnelle de l'Orient. Il évoque le Mystère des Pharaons, à une époque où les hommes - au moins quelques-uns d'entre eux- rêvent de détruire les vestiges majeurs d'un passé qui donnait pourtant à l'Art cette mission première: aider l'homme dans son combat contre la Mort.
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