
Profession anthropologue
Les exemples de professionnalisation de l'anthropologie regroupés dans ce livre portent sur des domaines divers: la sphère du travail social, celle du médico-social, celle du consulting et celle de la production de logiciels. Le point commun entre ces situations, même si elles incitent inégalement à l'optimisme, est qu'elles sont en train de se construire. Si elles n'ont pas encore de statut satisfaisant, certaines d'entre elles sont largement porteuses d'espoirs. Cette enquête indigène (celle d'un anthropologue sur ses congénères), propose de donner aux jeunes chercheurs et aux pourvoyeurs de projets professionnalisants des outils relatifs à des implications récentes et inédites de notre discipline. Pour autant, cette enquête ne prétend pas "tout dire" sur la professionnalisation. Elle cherche d'une part à restituer ce que des situations et des expériences singulières comportent de problématique dans des contextes de professionnalisation et, d'autre part, à apprécier comment ces situations sont traversées par des questions plus larges. Il s'agit toujours de suggérer le général en faisant parler le singulier.
| Nombre de pages | 179 |
|---|---|
| Date de parution | 08/06/2004 |
| Poids | 344g |
| Largeur | 156mm |
| EAN | 9782841031344 |
|---|---|
| Titre | Profession anthropologue |
| Auteur | Chauvier Eric |
| Editeur | WILLIAM BLAKE |
| Largeur | 156 |
| Poids | 344 |
| Date de parution | 20040608 |
| Nombre de pages | 179,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La petite ville
Chauvier EricC'est ici, sur une carte mentale, la mienne probablement, dans un noeud de mémoire, à Saint-Yrieix la Perche, petite ville française du sud du département de la Haute-Vienne, que je suis né (Une nuit de neige et de vent, je m'en souviens comme si c'était hier), le 17 novembre 1971, dans une chambre de la maternité de la ville. Tout au long du XXe siècle naissent en ce lieu des milliers d'Arédiens - le nom donné aux habitants de Saint-Yrieix la Perche, étymologiquement référés à Arédius, le saint qui, dit-on, fonda la ville (ton père était venu à la maternité avec tes grands-parents...). Mais aujourd'hui ce temps est révolu (C'était une nuit très froide), car ce lieu prévu pour donner la vie (Il y avait des congères le long des routes), comme la plupart des usines, comme l'abattoir, comme les magasins du centre-ville, comme les enfants courant dans les rues, criant, riant, explorant ce monde - qui va bientôt disparaître -, a disparu à jamais."Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER10,00 € -

Anthropologie
Chauvier EricL'ambivalence de son regard me foudroie". Eric ChauvierEpuiséVOIR PRODUIT6,50 € -

Anthropologie
Chauvier EricMalgré son titre, Anthropologie est le contraire d'un ouvrage austère et théorique. Au croisement du récit et de l'étude sociologique, c'est une enquête en creux, née de l'impression suscitée par la vue d'une jeune Rom qui s'adonne à la mendicité au carrefour d'un centre commercial. Troublé par ce visage, qui suscite en lui toutes sortes d'interrogations, l'auteur refuse pourtant la rencontre.Il se contente d'analyser les propos que tiennent ses proches au sujet de cette fille. Cette expérience lui semblant insuffisante, il décide de rencontrer directement celle qui est à l'origine de son trouble. Le problème est qu'elle disparaît au moment où il prend cette décision. Il tente alors de la retrouver et de percer le mystère de cette figure devenue obsédante, dont il est peut-être amoureux. À la façon du héros de Mr. Arkadin d'Orson Welles, il part à la recherche de tous ceux qui ont pu la croiser et recueille les témoignages de ceux qui l'ont un jour croisée. Mais ces témoignages, incongrus, parfois contradictoires, d'autres Roms ou d'assistantes sociales ne lui permettent pas d'éclaircir le mystère. L'enquête ne peut cependant se réduire à un échec : la traque minutieuse d'un absence, le trouble d'un regard, constituent un programme de recherche en soi, une discipline de vie. Le récit de cette quête offre un tableau sociologique de la France contemporaine et de ses "exclus" et jette les bases d'une façon de concevoir et de pratiquer l'anthropologie.EpuiséVOIR PRODUIT6,20 € -

SI L'ENFANT NE REAGIT PAS
CHAUVIER ERICL'observation réalise l'observateur.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER6,20 €
Du même éditeur
-

L'étroit chemin du fond. Edition bilingue français-japonais
BASHOMatsuo Bashô (1644-1694) est resté un des poètes les plus chers au c?ur des Japonais qui tous peuvent réciter au moins un de ses tercets ou hokku (que l'on appellera haiku par la suite). Ce fils et frère de samouraï quitta très tôt le service des armes pour se consacrer à l'étude des littératures classiques du Japon et de la Chine et à la pratique du haikai, poésie enchaînée collective très populaire en son temps. Bien vite, il fit entendre une tonalité, un style, un esprit spécifiques, et créa son école appelée le shômon. Bashô, tout en conservant les sujets réalistes, le langage quotidien et l'humour du haikai, y transfuse l'exigence esthétique et la sensibilité de la poésie classique (waka, renga). Sa manière se caractérise notamment par son attention aux petites choses de la vie et à la profondeur qu'elles recèlent. Le poète consacra les dix dernières années de sa vie à voyager à travers le Japon pour donner des leçons, établir des cercles de disciples, mais aussi pour renouveler son inspiration et poursuivre sans concession la vérité du monde. Le voyage devint dès lors un pèlerinage et une ascèse mystique. De ces pérégrinations, Bashô tira plusieurs journaux poétiques dont le plus célèbre est L'Étroit Chemin du fond où il consigne et met en ?uvre l'essentiel d'un périple à pied de cinq mois dans le nord du Japon, de temples en sanctuaires, de sites géographiques en lieux marqués par les tragédies de l'histoire, à travers un paysage sauvage, montagneux ou marin. Voyage au fin fond du pays, voyage au fond des choses et des êtres, vers le fond de la parole: quête à la fois physique et langagière du Sens et de la Réalité ultime. De ce chef-d'?uvre, nous donnons ici, en regard du japonais, une traduction entièrement nouvelle, accompagnée d'un important appareil de notes et commentaires, indispensable pour saisir les allusions historiques et littéraires, les citations déguisées, les références culturelles, et permettre à ce texte plutôt mince de prendre sa dimension réelle, presque infinie. Alain Walter.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER30,00 € -

Into the sky. A propos d'Eventide de Sharon Lockart (2022) et de La fuite en Egypte d'Adam Elsheimer
Bailly Jean-ChristopheLe 29 mars 2023, l'auteur assista dans la cadre du festival ?Cinéma du réel? à Beaubourg à la projection d'Eventide, film de Sharon Lockhart d'une durée de 35?. Ce film consiste en un unique plan fixe tourné sur une plage de l'île de Götland, en mer Baltique, fin août, c'est-à-dire au moment où les pluies d'étoiles filantes sont les plus visibles. Dans l'espace de ce plan apparaissent peu à peu, au fur et à mesure que la nuit s'épaissit, des silhouettes qui se déplacent. Munies seulement de la lumière d'un téléphone portable, elles évoluent avec lenteur puis elles s'éclipsent. Rien d'autre n'aura lieu que le passage de ces existences dans la nuit, sans qu'on sache rien d'elles, mais le film est fait de telle manière qu'il restitue intégralement leur mystère et celui de la puissance nocturne. En le voyant l'auteur ne put que se remémorer la découverte qu'il avait faite peu avant, en visitant la Pinacothèque de Munich, du tableau d'Adam Elsheimer qui représente La Fuite en Égypte. La parenté entre ce tableau qui date de 1609 et le film de Sharon Lockhart, qui lui parut évidente, est l'objet de son récit. Même intensité des points lumineux dans la nuit, même omniprésence du ciel (on dit que le tableau d'Elsheimer a été le tout premier à prendre en compte les observations de Galilée), même discrétion de la présence humaine, même élongation du silence. Si jamais le mot de paix eut un sens, peut-être peut-on le trouver dans le point de rencontre entre ces deux ?uvres, si différents que soient leur médium ou leur époque. Le récit qui est fait de cette rencontre s'efforce de rester dans sa lumière, sans rien lui rajouter. Le titre en langue anglaise est une citation de la chanson entonnée par la petite Pearl dans La Nuit du chasseur.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER12,00 € -

L'âme blessée d'un éléphant noir
Okoundji Gabriel MwènèSi ton itinéraire te désavoue accepte de tomber sans précaution. La chute est humaine. Ne pleure pas. Elle est le témoin de la traversée des sentiers. Ne pleure pas. L'expérience est au prix de la marche éternelle. Verse des larmes si ton coeur mordu par la douleur te le réclame mais ne pleure pas.EpuiséVOIR PRODUIT12,20 €

