L'étroit chemin du fond. Edition bilingue français-japonais
BASHO
WILLIAM BLAKE
30,00 €
Épuisé
EAN :9782841031634
Matsuo Bashô (1644-1694) est resté un des poètes les plus chers au c?ur des Japonais qui tous peuvent réciter au moins un de ses tercets ou hokku (que l'on appellera haiku par la suite). Ce fils et frère de samouraï quitta très tôt le service des armes pour se consacrer à l'étude des littératures classiques du Japon et de la Chine et à la pratique du haikai, poésie enchaînée collective très populaire en son temps. Bien vite, il fit entendre une tonalité, un style, un esprit spécifiques, et créa son école appelée le shômon. Bashô, tout en conservant les sujets réalistes, le langage quotidien et l'humour du haikai, y transfuse l'exigence esthétique et la sensibilité de la poésie classique (waka, renga). Sa manière se caractérise notamment par son attention aux petites choses de la vie et à la profondeur qu'elles recèlent. Le poète consacra les dix dernières années de sa vie à voyager à travers le Japon pour donner des leçons, établir des cercles de disciples, mais aussi pour renouveler son inspiration et poursuivre sans concession la vérité du monde. Le voyage devint dès lors un pèlerinage et une ascèse mystique. De ces pérégrinations, Bashô tira plusieurs journaux poétiques dont le plus célèbre est L'Étroit Chemin du fond où il consigne et met en ?uvre l'essentiel d'un périple à pied de cinq mois dans le nord du Japon, de temples en sanctuaires, de sites géographiques en lieux marqués par les tragédies de l'histoire, à travers un paysage sauvage, montagneux ou marin. Voyage au fin fond du pays, voyage au fond des choses et des êtres, vers le fond de la parole: quête à la fois physique et langagière du Sens et de la Réalité ultime. De ce chef-d'?uvre, nous donnons ici, en regard du japonais, une traduction entièrement nouvelle, accompagnée d'un important appareil de notes et commentaires, indispensable pour saisir les allusions historiques et littéraires, les citations déguisées, les références culturelles, et permettre à ce texte plutôt mince de prendre sa dimension réelle, presque infinie. Alain Walter.
Nombre de pages
267
Date de parution
06/02/2008
Poids
526g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782841031634
Titre
L'étroit chemin du fond. Edition bilingue français-japonais
Auteur
BASHO
Editeur
WILLIAM BLAKE
Largeur
156
Poids
526
Date de parution
20080206
Nombre de pages
267,00 €
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Fils de samouraï, Basho (1644-1694) a vécu de son art et pour son art, dans un dénuement choisi. À l'âge de treize ans, il apprend d'un maître du haïku les rudiments du genre, puis fonde à Edo (l'actuelle Tokyo) l'école de Shomon. Le Maître partage alors son existence entre de longues pérégrinations qui inspirent son oeuvre (Ma vie de voyageur / le va-et-vient / d'un paysan labourant la rizière) et d'austères séjours dans des ermitages. Il meurt à Osaka le 12 octobre 1694, après avoir confié à ses disciples, de crainte qu'ils n'enferment le haïku dans des règles trop rigides: "La fleur du haïkaï est dans la nouveauté". L'intégrale des haïkus (975) de Basho est présentée ici pour la première fois dans une édition bilingue.
A l'automne 1684, le poète japonais Matsuo Bashô (1644-1694) quitta son Ermitage-au-Bananier, à Edo (actuel Tôkyô), pour retourner dans son pays natal et se recueillir devant les cendres de sa mère décédée un an auparavant. Hanté par l'idée de la mort, il acceptait de laisser éventuellement quelque part sur la lande son squelette blanchi par les pluies, la neige et le soleil. En fait, ce voyage lui permit aussi de faire connaître aux amateurs les principes de l'école poétique qu'il avait fondée. Né dans une maison de samouraïs, Bashô avait tôt délaissé les armes pour se consacrer au haikai, poésie enchaînée, composée à plusieurs. Profondément bouddhiste, passionné par les hauts faits du moyen-âge, nourri de littérature classique japonaise et chinoise, Bashô n'en considérait pas moins le monde réel qui l'entourait avec beaucoup d'attention, afin d'en dégager la beauté cachée. C'est tout cela qui fait sa manière. Pérégrinant de temples en sanctuaires, visitant des lieux célèbres pour un souvenir historique ou l'écho d'un poème, invité ici et là par amis et disciples, le poète accomplit, à travers les saisons, deux boucles à la suite, par monts et par vaux, dans cette région centrale du Japon, comme s'il tournait autour de la tombe de sa mère. Finalement, après neuf mois de marche, il retrouva son ermitage, tout étonné d'être encore vivant. A partir des notes prises et des tercets ou bokku (que l'on appellera haiku plus tard) improvisés en chemin, le maître de haikai rédigea un journal extrêmement allusif, aussi estompé qu'un lavis à l'encre, aussi fluide qu'une peinture sur rouleau. Refusant la description et le naturalisme, le poète cherchait à saisir l'essence des choses emportées par le temps. Ce journal - Mes Os blancs sur la lande - inaugurait une série de quatre autres relations poétiques qui suivraient chacune l'un des voyages entrepris par l'auteur dans les dix dernières années de sa vie et feraient de lui le poète vénéré des Japonais. Bashô, nom de pinceau du maître, signifie "bananier". Pour faire comprendre l'attitude d'esprit que symbolise ce végétal, nous avons donné les trois versions d'un poème en prose intitulé A propos de la transplantation du bananier. Une écriture si tentée par le silence et dédaigneuse des circonstances, appelait, en marge, des notes précises et des commentaires abondants que nous avons voulus agréables à lire.
Tandis que nous reposions au creux d'un rocher, j'eus l'?il tiré par un petit cerisier, à quelques pieds de nous, qui commençait juste à fleurir. Penser que ce gringalet qui passe tout l'hiver sous la neige n'oublie pas de fleurir quand le printemps atteint ces hautes pentes ! Insolemment poussé là, comme l'image inversée du koan zen " frêles fleurs de prunier sous les feux du soleil ", cet arbrisseau me rappelait la strophe de Gyôson : Petit cerisier sauvageMoi seul l'aime et lui seulIl en fait autant !
Résumé : Le quatrième volume de cette exceptionnelle édition du plus grand des poètes classiques japonais, (XVII°) saluée par la critique et les professionnels pour la qualité remarquable de sa traduction, l'érudition et l'amplitude de son appareil de notes, par un japonologue de premier plan : Alain Walter (thèse : Erotique du Japon classique, Gallimard, Bibliothèque des Idées, 1994). Un cinquième élégant volume à la suite à nos éditions en janvier/février 2023 : Notes d'un voyage à Sarashina, bilingue, illustré, même collection,
Depuis mon enfance, l'art m'accompagne. Dès la visite de la grotte de Lascaux en 1963, à l'âge de 7 ans, jusqu'à mes études à l'école de Beaux-Arts de Bordeaux puis durant ma carrière au Capc Musée d'art contemporain de Bordeaux et au musée des Beaux-Arts, l'art m'a fait grandir, m'a ouvert les yeux sur le monde, m'a fait découvrir sensiblement la littérature, la musique, la poésie, la danse, la philosophie... Je peux ainsi dire que l'art a sans cesse éclairé mon chemin. Pour moi, l'art fut une lumière. Ce livre n'est pas un livre d'historien, c'est un livre de passeur (de flambeau, peut-être l), le livre d'une vie avec l'art.