Nozarashi kikô / Mes os blancs sur la lande. Notes de voyage. Suivi de Bashô wo utsusu kotoba / A pr
BASHÔ MATSUO ; Walter Alain
WILLIAM BLAKE
28,00 €
En stock
EAN :9782841032136
A l'automne 1684, le poète japonais Matsuo Bashô (1644-1694) quitta son Ermitage-au-Bananier, à Edo (actuel Tôkyô), pour retourner dans son pays natal et se recueillir devant les cendres de sa mère décédée un an auparavant. Hanté par l'idée de la mort, il acceptait de laisser éventuellement quelque part sur la lande son squelette blanchi par les pluies, la neige et le soleil. En fait, ce voyage lui permit aussi de faire connaître aux amateurs les principes de l'école poétique qu'il avait fondée. Né dans une maison de samouraïs, Bashô avait tôt délaissé les armes pour se consacrer au haikai, poésie enchaînée, composée à plusieurs. Profondément bouddhiste, passionné par les hauts faits du moyen-âge, nourri de littérature classique japonaise et chinoise, Bashô n'en considérait pas moins le monde réel qui l'entourait avec beaucoup d'attention, afin d'en dégager la beauté cachée. C'est tout cela qui fait sa manière. Pérégrinant de temples en sanctuaires, visitant des lieux célèbres pour un souvenir historique ou l'écho d'un poème, invité ici et là par amis et disciples, le poète accomplit, à travers les saisons, deux boucles à la suite, par monts et par vaux, dans cette région centrale du Japon, comme s'il tournait autour de la tombe de sa mère. Finalement, après neuf mois de marche, il retrouva son ermitage, tout étonné d'être encore vivant. A partir des notes prises et des tercets ou bokku (que l'on appellera haiku plus tard) improvisés en chemin, le maître de haikai rédigea un journal extrêmement allusif, aussi estompé qu'un lavis à l'encre, aussi fluide qu'une peinture sur rouleau. Refusant la description et le naturalisme, le poète cherchait à saisir l'essence des choses emportées par le temps. Ce journal - Mes Os blancs sur la lande - inaugurait une série de quatre autres relations poétiques qui suivraient chacune l'un des voyages entrepris par l'auteur dans les dix dernières années de sa vie et feraient de lui le poète vénéré des Japonais. Bashô, nom de pinceau du maître, signifie "bananier". Pour faire comprendre l'attitude d'esprit que symbolise ce végétal, nous avons donné les trois versions d'un poème en prose intitulé A propos de la transplantation du bananier. Une écriture si tentée par le silence et dédaigneuse des circonstances, appelait, en marge, des notes précises et des commentaires abondants que nous avons voulus agréables à lire.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
220
Date de parution
17/03/2015
Poids
418g
Largeur
157mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782841032136
Titre
Nozarashi kikô / Mes os blancs sur la lande. Notes de voyage. Suivi de Bashô wo utsusu kotoba / A pr
Auteur
BASHÔ MATSUO ; Walter Alain
Editeur
WILLIAM BLAKE
Largeur
157
Poids
418
Date de parution
20150317
Nombre de pages
220,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Tout minces les chrysanthèmes on ne sait comment font d'étonnants bourgeons Célébration de l'automne (aki en japonais, ? ), ce livre fait dialoguer des estampes japonaises avec la poésie de Matsuo Bashô (1644-1694). Célèbre pour ses feuillages colorés, et pour la floraison d'étonnants chrysanthèmes, l'automne au Japon est également la saison de la contemplation de la pleine lune la plus brillante de l'année. Reflets de l'impermanence, les saisons sont au coeur de la culture et de l'art japonais.
La fine grêle mêlée aux flocons de neige un motif de kimono Célébration de l'hiver (fuyu en japonais, ? ), ce livre fait dialoguer des estampes japonaises avec la poésie de Matsuo Bashô (1644-1694). Les sentiments de tristesse et de solitude que suscite la saison froide se mêlent à l'émerveillement devant la beauté éphémère de la neige et à l'excitation de l'arrivée de la nouvelle année. Reflets de l'impermanence, les saisons sont au coeur de la culture et de l'art japonais.
Résumé : Au moment de la pleine floraison dire une prière devant les fleurs Célébration du printemps (haru en japonais), ce livre fait dialoguer des estampes japonaises avec la poésie de Matsuo Bashô (1644-1694). Au printemps, au Japon, ce sont les floraisons que l'on va admirer et qui inspirent artistes et poètes : pruniers, cerisiers, azalées, glycines, hortensias... Reflets de l'impermanence, les saisons sont au coeur de la culture et de l'art japonais.
Résumé : Tandis que nous reposions au creux d'un rocher, j'eus l'oeil tiré par un petit cerisier, à quelques pieds de nous, qui commençait juste à fleurir. Penser que ce gringalet qui passe tout l'hiver sous la neige n'oublie pas de fleurir quand le printemps atteint ces hautes pentes ! Insolemment poussé là, comme l'image inversée du koan zen "frêles fleurs de prunier sous les feux du soleil", cet arbrisseau me rappelait la strophe de Gyôson : Petit cerisier sauvage moi seul l'aime et lui seul il en fait autant !