Le jeudi 7 septembre 1989, Antoinette Chauvenet endosse l'uniforme pénitentiaire pour effectuer un stage de surveillante dans une maison d'arrêt pour femmes (MAF) de la région parisienne. Cette expérience tout à fait singulière et inédite a pour vocation de préparer le terrain d'une recherche à venir sur le métier de surveillant pénitentiaire. Cette recherche, publiée en 1994 sous le beau titre du Monde des surveillants de prison, fera date dans les univers académique et professionnel. Antoinette Chauvenet n'a pas utilisé ce journal par la suite malgré l'impact important qu'il a eu sur la réflexion qui a accompagné ses recherches, d'autant plus que cet oubli masquait l'expérience d'où la pensée était issue. Comme l'écrit Hannah Arendt : "La pensée naît de l'expérience des événements de notre vie et doit leur demeurer liée". L'opportunité d'une rencontre scientifique a rendu possible la publication de ce Journal de terrain pénitentiaire qui aborde des thèmes toujours d'actualité : poids de l'enfermement sur les personnels, multiplicité et contradictions des tâches de surveillance, impératif tyrannique de la sécurité, intrusions immorales et contreculturelles de la surveillance, méfiance et paranoïa, aliénation au travail, principalement.
Nombre de pages
140
Date de parution
07/04/2023
Poids
182g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140346620
Titre
Journal de terrain pénitentiaire
Auteur
Chauvenet Antoinette
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
182
Date de parution
20230407
Nombre de pages
140,00 €
Disponibilité
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L'extension de la psychiatrie de secteur à l'enfance, la décentralisation des équipes de l'Aide Sociale à l'Enfance, le développement des équipes de Protection Maternelle et Infantile et de travailleurs sociaux s'ordonnent autour d'un projet de santé publique dominé par trois maîtres mots : la prévention, la sectorisation et la coordination. Toutefois cette position ne manque pas d'ambiguïté. En effet comment fonder une intervention efficace en l'absence d'une demande ...
Les conflits qui ont ravagé l'ex-Yougoslavie ont particulièrement affecté les populations civiles. Guerre, épuration ethnique, séparations, pertes, fuite et exil ont provoqué des traumatismes graves. Ces événements ont constitué, pour ceux qui les vivaient, une atteinte à la confiance et aux liens. En outre, le fait d'être réfugié, en transit, hors du monde, répète l'exclusion déjà vécue et les traumatismes. Le programme thérapeutique relaté ici s'inspire des pratiques de thérapie familiale et contextuelle. Il s'est construit en réponse aux difficultés créées par ces situations extrêmes : comment rencontrer les familles sans répéter, dans les processus de diagnostic et de dépistage, les gestes de l'exclusion et de la stigmatisation auxquels elles ont déjà été si souvent confrontées ? Comment offrir l'aide sans déposséder ? La réflexion qui en est issue a été partagée entre le coordinateur du programme, une sociologue, et une philosophe. Elle se fonde sur une évaluation du programme, effectuée avec les intervenants et les familles elles-mêmes, et relate ce qui constitue une véritable expérience de revitalisation des ressources et des liens. A l'heure de la reconstruction, ce travail tente de définir les conditions de possibilité d'une clinique adaptée à des situations extrêmes.
Chauvenet Antoinette ; Guillaud Yann ; Le Clère Fr
Qu'est-ce que la démocratie ? Une conséquence stricte de l'éthique pour Spinoza et un aboutissement de l'esprit du don pour Mauss. Dans nos sociétés marquées par l'individuation et le morcellement social, chercher à fonder une politique des relations en démocratie est une vraie gageure. Pourtant, depuis sa création en 1999, l'association Ecole et Famille montre qu'un travail local de tissage de liens entre la famille, les professionnels qui gravitent autour d'elle et les élus est une source de richesse. Richesse en termes de mobilisation, de plaisir dans l'action en commun, de sens, d'autonomie et de construction au jour le jour de la Cité. A partir des difficultés d'un enfant à l'école, les actions visent, notamment en direction des familles en détresse multiple, à remobiliser l'enfant, sa famille, les professionnels (enseignants, travailleurs sociaux, médecins...) et les élus pour mieux vivre ensemble. La démarche se lande sur une éthique relationnelle, entre participants, pour favoriser la prise de parole libre hors de toute posture institutionnelle préétablie. Le dispositif, original et novateur, de la'. Clinique de Concertation élargit les relations prises en compte dans la thérapie familiale contextuelle, inventée à la fin des années cinquante par Ivan Iloszormenvi-Nagy. Rechercher des ressources relationnelles sur lesquelles s'appuyer, dans la famille, à l'école, entre professionnels impliqués et parmi les élus, interroge dans une dynamique commune et très concrète ce que signifie donner, recevoir et rendre. Ainsi se (re)construisent reconnaissance mutuelle, responsabilisation et fiabilité des liens. Et si cette démarche - applicable dans toutes les relations humaines - servait de matrice pour refonder la Valeur des liens ?
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...