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La culture orale commune à Malte et à la Tunisie. Contribution anthropo-linguistique au long débat s
Chaouachi Kamal
L'HARMATTAN
15,00 €
Sur commande, 6 à 10 jours
EAN :9782343035772
En raison de ses particularités sonores et écrites, le maltais est souvent perçu comme une langue européenne " pas comme les autres ". Son origine, qualifiée dorénavant de " sémitique ", évoque inévitablement, mais à tort, le phénicien et le punique, voire l'hébreu... Or, aucune langue n'a façonné aussi profondément sa personnalité que le parler tunisien dont il a hérité des traits essentiels entre les IXe et XIIIe siècles. Même si, depuis cette date, le maltais s'est intensément romanisé par des emprunts à l'italien et au sicilien, principalement et, à l'anglais, plus récemment, sa structure (morphosyntaxique) originelle n'a guère changé depuis. C'est en " grattant ", non pas entre les lignes, mais en dessous, à la manière des archéologues, que l'on découvre soudain un océan de correspondances frappantes et bigarrées entre maltais et tunisien : des mots simples de tous les jours aux expressions idiomatiques et proverbes les plus élaborés sans parler d'une grammaire quasi identique. L'auteur a rendu en arabe tunisien et en français plusieurs textes de la culture écrite et orale maltaise, dont la célèbre Cantilena datant du XVe siècle. On découvrira comment et pourquoi, au fil du temps. le maltais est finalement devenu une langue orpheline. La Tunisie, où ont émigré des milliers de Maltais entre les XIXe et XXe siècles, fut un laboratoire naturel de retrouvailles linguistiques confirmées par l'intercompréhension mise alors à l'épreuve du vivre-ensemble quotidien, bien souvent dans la pauvreté. Ce livre, motivé tant par des raisons personnelles que purement scientifiques, offre pour la première fois un point de vue original et allant pourtant " de soi " : Malte vue de Tunis mille ans plus tard...
Nombre de pages
130
Date de parution
12/06/2014
Poids
180g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343035772
Titre
La culture orale commune à Malte et à la Tunisie. Contribution anthropo-linguistique au long débat s
Auteur
Chaouachi Kamal
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
180
Date de parution
20140612
Nombre de pages
130,00 €
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Le narguilé, comme mode d'usage de drogues douces, tabac en tête, s'apparente à un art du bien fumer comme il existe des arts du bien boire ou du bien manger et, plus généralement, à un art de vivre. Ainsi défini, il révèle sa fonction de cohésion micro-sociale et, par là, de prévention. Par ailleurs, à ceux qui considèrent que fumer des heures durant d'une manière aussi étrange ne peut être que le fait d'individus oisifs non moins intrigants, les intéressés opposent un certain discours d'ivresse que pourrait bien légitimer ce droit à la paresse revendiqué politiquement dès le XIXème siècle par Paul Lafargue. Objet poétique, symbole de paix, plein de promesses, son usage social, de la Chine à la Tunisie et de la Grèce à l'Afrique du Sud, frappe par sa perdurance depuis bientôt quatre siècles. L'anthropologie, l'histoire et la géographie. sans oublier l'univers esthétique de certains artistes orientalistes, permettent de redonner vie à cet objet étrangement ignoré. L'auteur efface définitivement certains clichés : "L'on n'y fume pas davantage d'héroïne que l'eau du vase n'est bouillante ! " Cet ouvrage synthétique est le premier à l'aborder sous tous ces aspects.
Contre toute attente, la pratique du narguilé s'est littéralement "mondialisée" depuis une décennie. L'auteur en analyse les raisons en portant ici son attention sur l'usage principal et majoritaire de cet intriguant objet dans le monde contemporain; à savoir, celui de produits à base de tabac (tabamel) voire sans tabac. La perdurance de cette pratique sociale s'est longtemps nourrie de représentations positives et collectives à son sujet. Elles touchent tant à son luxuriant contexte socioculturel, sa convivialité singulière, ses origines mystérieuses qu'à ses rapports devenus tendus avec la santé publique. Si l'usage du narguilé est avant tout un geste qui, en soi, intéresse L'anthropologie, le principe original de filtration de la fumée dans l'eau, censé éliminer un certain nombre d'éléments nocifs, n'est pas sans conséquences sur les attitudes et comportements et, par-là, sur les façons de fumer et les choix en la matière. A cette représentation tabacologique positive, s'ajoute le fait, social, que ce sont aujourd'hui des millions de femmes et d'hommes qui fument quotidiennement le narguilé, parfois des heures durant. Une situation ludique, impliquant un temps long et une parole libérée, crée une convivialité qui se distingue nettement de celle du thé, du café ou encore d'autres modes d'usage du tabac. Elle est ici analysée dans ses divers contextes socioculturels. Cet ouvrage aborde également les conséquences sur la santé d'une telle pratique, fournit des indications sur les risques réels, des conseils pertinents et une bibliographie critique.
Un soir, une femme assise au bar commande à boire... Et c'est le trou noir. Voilà l'histoire de la soumission chimique qu'on voudrait croire. Et si je vous disais que la victime n'avait pas vingt ans. Qu'elle était une petite fille. Une vieille dame. Un garçon. Et si je vous disais qu'elle n'était pas au bar. Mais dans son lit. Ou chez un ami. Qu'elle quittait son bureau. Qu'il était 16 heures. Ou 18 heures. Qu'elle n'avait rien bu. Ou si peu". L. C. C'est l'histoire d'une prise de conscience, depuis le premier #Balancetonbar jusqu'au procès historique de Mazan. Docteure en pharmacie, fondatrice du CRAFS, l'unique centre de référence sur les agressions facilitées par les substances, Leïla Chaouachi montre le poids des idées reçues qui font de la victime une coupable, abaissent la vigilance et empêchent la prévention. Elle se bat pour que la soumission chimique ne soit pas traitée comme un fait divers parmi d'autres mais comme un enjeu majeur de santé publique qui nous concerne toutes et tous.
L’auteur de ce livre s’engage à dévoiler les mécanismes et les graves conséquences d’un pouvoir totalitaire en Tunisie, établi depuis les débuts de l’indépendance du pays et susceptible de resurgir. Son objectif est multiple?: il cherche à informer les politologues sur le climat malsain en Tunisie, mettant en lumière les processus conduisant certains pays au chaos de la guerre civile et à la décomposition de l’État. L’auteur révèle le système de gouvernance du pays, montrant qu’il est le résultat délibéré d’un groupe de dirigeants sans scrupule qui ont régné pendant plus d’un demi-siècle, poussant de nombreux jeunes Tunisiens vers la pauvreté, l’exil ou le terrorisme wahhabite. Il rappelle aux citoyens honnêtes que l’indépendance de 1956 a été suivie par l’arrivée au pouvoir de prédateurs affamés, remplaçant le colon français, et orchestrant la mainmise sur les richesses du pays ainsi qu’un désastre culturel sans précédent. L’auteur aborde des sujets tabous, tels que les actions de Bourguiba, l’influence d’une partie de la population dans la politique, le rôle de la police dans un État totalitaire, ou encore la normalisation avec Israël.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.