Droit de la concurrence et droit commun des obligations. 2004
Chagny Muriel ; Ghestin Jacques
DALLOZ
70,00 €
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EAN :9782247057016
C'est à une réflexion interdisciplinaire, de droit interne comparé, et d'allure largement prospective que Mlle Chagny invite le lecteur. (...) La thèse s'attache à déconstruire pour reconstruire. Le travail de " déconstruction " mené à bien dans la première partie de l'étude consiste à soumettre à l'épreuve du droit positif deux idées communément admises, à savoir celle de l'autonomie du droit de la concurrence et celle de l'emprise de celui-ci sur le droit commun des obligations. En premier lieu, Mlle Chagny met en évidence le particularisme du droit de la concurrence. Elle montre cependant qu'en dépit de sa spécificité il ne constitue pas véritablement une discipline autonome. La démonstration de sa dépendance à l'égard du droit commun des obligations est opérée sur un double plan, substantiel et processuel, de sorte que l'ouvrage comporte également d'utiles développements consacrés aux aspects institutionnels français et communautaires. En second lieu, l'auteur ne nie pas l'immixtion du droit de la concurrence dans le droit commun des obligations, mais s'emploie à en prendre la mesure exacte. (...) Admettant que la prééminence du droit de la concurrence est justifiée par la préservation nécessaire du bon fonctionnement du marché dans l'intérêt général, l'auteur en déduit que cet impératif doit tracer les frontières de la discipline, sous peine d'une emprise excessive sur le droit commun des obligations et sur les volontés privées. L'analyse fouillée à laquelle procède l'auteur, à cette occasion, est des plus instructives. Prenant appui sur une documentation très complète, elle est précieuse pour les praticiens ; elle apporte également un éclairage nouveau sur nombre de questions, telles celle de l'interférence du trouble concurrentiel dans le droit de la responsabilité civile. (...) Mlle Chagny propose, dans la seconde partie de sa thèse, une " reconstruction " des relations qu'entretiennent le droit de la concurrence et le droit commun des obligations, en vue de renforcer leur complémentarité. A cette fin, elle suggère de répartir autrement les missions entre les deux droits et de développer les échanges mutuels. La redéfinition des frontières et des contenus respectifs des deux disciplines repose sur des convictions fortes : les atteintes portées à la liberté des agents économiques comme au droit commun des obligations doivent être limitées au strict nécessaire, autrement dit à ce que commande la sauvegarde de la libre concurrence dans l'intérêt général. Assurément créative, la démarche n'est pas dépourvue de réalisme : si l'auteur prône un retour au droit commun, cette orientation lui paraît indissociable d'un renouvellement du droit commun. (...) "
Les victimes de dommages concurrentiels risquent d être privées d indemnisation si certaines tendances prétoriennes et les difficultés pratiques actuelles se pérennisent. De la place occupée par la réparation des dommages concurrentiels dépend largement l efficacité du droit des pratiques anticoncurrentielles et du droit de la concurrence en général. Tel est le constat de Muriel Chagny et Bruno Deffains conduits à dépasser la seule analyse du droit positif pour explorer les pistes d évolution du droit ou d'adaptation de la pratique judiciaire et, en particulier, les voies de la transposition de la directive du 26 novembre 2014.Au croisement des droits de la concurrence, de la responsabilité civile et de la procédure civile, la réparation des dommages concurrentiels en France est, de surcroît, confrontée à la concurrence d autres systèmes de droit, invitant à intégrer à la réflexion des considérations liées à l attractivité du droit et du système judiciaire français. C est à partir d une approche normative, succédant une analyse critique du droit positif et s appuyant sur une analyse économique, que des préconisations sont avancées pour le droit de la concurrence dans son ensemble. Certaines d'entre elles pourraient même s appliquer plus largement à la réparation des dommages économiques et rejaillir sur le droit de la responsabilité civile et sur le droit de la procédure civile. La réflexion, éclairée par l économie du droit, s inscrit, tout à la fois, dans une perspective fondamentale et pratique. Elle est ainsi destinée aux avocats, magistrats, juristes d'entreprises, experts judiciaires et autres acteurs de la réparation des dommages concurrentiels. Muriel Chagny, professeur à l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, dirige le master de droit de la concurrence et des contrats ainsi que le laboratoire de droit des affaires et nouvelles technologies (Dante).Bruno Deffains, professeur à l Université Panthéon-Assas - Paris II, membre de l'Institut universitaire de France, dirige le master de droit et économie et le centre de recherches en économie et droit (Cred).
La confiance est dans l'air du temps. Après la vague de "transparence", les législations récentes résonnent désormais comme autant d'appels à la confiance. Le législateur tente ainsi de redynamiser l'économie en restaurant la confiance ou en instaurant un climat de confiance. Loin de se limiter à une dimension politique et abstraite (confiance dans l'économie, confiance dans le système juridique), la confiance innerve également les rapports individuels. Cette pénétration de la confiance dans la sphère juridique se manifeste avec une particulière acuité en droit privé des contrats; elle constituerait même, selon Gérard Cornu, l'âme des contrats. Dès lors, l'étude de la confiance en droit privé des contrats apparaît comme un élément central de réflexion, à l'heure annoncée de la recodification du droit des obligations.
Le centre de documentation-bibliothèque du musée de la Révolution française à Vizille a le privilège de conserver les bibliothèques personnelles d'Albert Soboul, Jacques Godechot et Jean-René Suratteau. C'est pour rendre hommage à ces trois historiens de la Révolution française que se sont tenues à Vizille en septembre 2001 des journées d'études au cours desquelles une trentaine d'historiens ont revisité quelques-uns des domaines de recherche auxquels leurs éminents prédécesseurs ont consacré leurs travaux. Révolution française ou révolution occidentale ? Cette interrogation qui a suscité d'ardentes polémiques dans les années cinquante du XXe siècle, nourrit à l'heure actuelle des recherches diversifiées. Le lecteur trouvera dans cet ouvrage des études portant sur l'histoire de l'Atlantique envisagée sous l'angle de la guerre navale et de ses conséquences économiques, de la politique coloniale de la France aux Caraïbes et de l'abolition de l'esclavage, des relations culturelles. La question de l'influence de la Révolution française sur l'éclosion des nationalités dans les espaces germanique, helvétique, italien et méditerranéen, est abordée par plusieurs auteurs : l'effacement du cosmopolitisme des Lumières devant le sentiment national, les transferts culturels, comme les interrogations sur le nouvel ordre européen en gestation, témoignent tout à la fois de l'acceptation de la Révolution et des réactions de rejet qu'elle suscite, antinomie bien illustrée par le cas de l'Helvétie, objet ici d'une particulière attention. Intitulée " La Révolution française : enjeux sociaux et choix politiques ", la troisième partie du livre apporte des contributions originales au vaste chantier des études sur les élections, ainsi que des analyses neuves portant sur les pratiques politiques, la République et la démocratie.
Résumé : Cet ouvrage se veut une présentation générale et renouvelée de l'argumentation juridique, ne se limitant pas au droit français et pulsant volontiers au système de common law ou au droit talmudique. De nombreux arguments sont analysés et illustrés les arguments a pari, a contrario, a fortiori, mais également les présomptions, les standards, les principes non écrits. En outre, une place est faite à des procédés moins connus, comme l'obiter dictum, les perspectives ex post et ex ante, les lectures de re et de dicto, l'effet utile, le distinguishing. L'approche proposée ici est pragmatique, dans l'esprit de Chaïm Perelman et de l'Ecole de Bruxelles : les notions de formalisme, d'arbitraire, de fiction, de présomption, de sens littéral, sont étudiées sous l'angle du rôle pragmatique que ces procédés jouent dans l'argumentation et non de manière décontextualisée. L'ouvrage sera utile tant à l'étudiant en droit qu'au praticien expérimenté de l'argumentation juridique. Un glossaire rend son maniement plus facile.
DROIT BELGE Chacun dans leur domaine de spécialité, les auteurs de cet ouvrage font le bilan des modifications significatives intervenues en droit fiscal belge et international au cours de l'année écoulée. Qu'il s'agisse des nouveautés législatives, des évolutions jurisprudentielles, ou de la doctrine les commentant, l'ouvrage offre une véritable vue d'ensemble des actualités en la matière. Y sont notamment examinés :- les dispositions fiscales adaptées par la loi du 17 mars 2019 suite au CSA ;- certaines mesures de la réforme de l'I. Soc. ;- les modifications des conditions de l'exemption pour les livraisons intracommunautaires ;- les nouvelles règles applicables en matière d'imputation du transport pour les livraisons successives ABC ;- les développements récents en matière de tax shelter PME ;- la nouvelle réduction d'impôt pour les contrats d'assurance protection juridique ;- le budget mobilité ;- le nouveau Code du recouvrement ;- la dernière décision administrative quant à la preuve contraire à apporter suite à une donation préalable des fonds nécessaires au futur nu-propriétaire (art. 9 C. succ.) ;- l'arrêté d'exécution wallon instaurant une restitution pour logements soumis à des travaux économiseurs d'énergie ;- le décret flamand introduisant une règle claire relative au délai pour établir une insuffisance d'estimation ;- la jurisprudence récente en matière de contentieux des règlements taxes et en matière de procédure d'établissement des taxes locales ;- les positionnements (notamment compliance) face à la procédure de régularisation DLUquater ;- les évolutions quant à la notion de gravité de la fraude fiscale et au niveau de la transaction pénale élargie ;- l'application de la jurisprudence Antigone ;- les évolutions jurisprudentielles récentes quant à l'application du principe ne bis in idem et ses conséquences ;- les modifications légales eu égard à la taxe Caïman ;- la directive « DAC6 » ;- la directive sur le régime TVA applicable aux ventes à distance. Cette nouvelle édition constitue, dans la lignée des précédents volumes, un véritable guide pratique et complet pour le praticien du droit fiscal.