Les victimes de dommages concurrentiels risquent d être privées d indemnisation si certaines tendances prétoriennes et les difficultés pratiques actuelles se pérennisent. De la place occupée par la réparation des dommages concurrentiels dépend largement l efficacité du droit des pratiques anticoncurrentielles et du droit de la concurrence en général. Tel est le constat de Muriel Chagny et Bruno Deffains conduits à dépasser la seule analyse du droit positif pour explorer les pistes d évolution du droit ou d?adaptation de la pratique judiciaire et, en particulier, les voies de la transposition de la directive du 26 novembre 2014.Au croisement des droits de la concurrence, de la responsabilité civile et de la procédure civile, la réparation des dommages concurrentiels en France est, de surcroît, confrontée à la concurrence d autres systèmes de droit, invitant à intégrer à la réflexion des considérations liées à l attractivité du droit et du système judiciaire français. C est à partir d une approche normative, succédant une analyse critique du droit positif et s appuyant sur une analyse économique, que des préconisations sont avancées pour le droit de la concurrence dans son ensemble. Certaines d?entre elles pourraient même s appliquer plus largement à la réparation des dommages économiques et rejaillir sur le droit de la responsabilité civile et sur le droit de la procédure civile. La réflexion, éclairée par l économie du droit, s inscrit, tout à la fois, dans une perspective fondamentale et pratique. Elle est ainsi destinée aux avocats, magistrats, juristes d?entreprises, experts judiciaires et autres acteurs de la réparation des dommages concurrentiels. Muriel Chagny, professeur à l?Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, dirige le master de droit de la concurrence et des contrats ainsi que le laboratoire de droit des affaires et nouvelles technologies (Dante).Bruno Deffains, professeur à l Université Panthéon-Assas - Paris II, membre de l'Institut universitaire de France, dirige le master de droit et économie et le centre de recherches en économie et droit (Cred).
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Date de parution
09/09/2015
Poids
446g
Largeur
145mm
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EAN
9782247156375
Titre
Réparation des dommages concurrentiels
Auteur
Chagny Muriel - Deffains Bruno
Editeur
DALLOZ
Largeur
145
Poids
446
Date de parution
20150909
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Résumé : " C'est à une réflexion interdisciplinaire, de droit interne comparé, et d'allure largement prospective que Mlle Chagny invite le lecteur. (...) La thèse s'attache à déconstruire pour reconstruire. Le travail de " déconstruction " mené à bien dans la première partie de l'étude consiste à soumettre à l'épreuve du droit positif deux idées communément admises, à savoir celle de l'autonomie du droit de la concurrence et celle de l'emprise de celui-ci sur le droit commun des obligations. En premier lieu, Mlle Chagny met en évidence le particularisme du droit de la concurrence. Elle montre cependant qu'en dépit de sa spécificité il ne constitue pas véritablement une discipline autonome. La démonstration de sa dépendance à l'égard du droit commun des obligations est opérée sur un double plan, substantiel et processuel, de sorte que l'ouvrage comporte également d'utiles développements consacrés aux aspects institutionnels français et communautaires. En second lieu, l'auteur ne nie pas l'immixtion du droit de la concurrence dans le droit commun des obligations, mais s'emploie à en prendre la mesure exacte. (...) Admettant que la prééminence du droit de la concurrence est justifiée par la préservation nécessaire du bon fonctionnement du marché dans l'intérêt général, l'auteur en déduit que cet impératif doit tracer les frontières de la discipline, sous peine d'une emprise excessive sur le droit commun des obligations et sur les volontés privées. L'analyse fouillée à laquelle procède l'auteur, à cette occasion, est des plus instructives. Prenant appui sur une documentation très complète, elle est précieuse pour les praticiens ; elle apporte également un éclairage nouveau sur nombre de questions, telles celle de l'interférence du trouble concurrentiel dans le droit de la responsabilité civile. (...) Mlle Chagny propose, dans la seconde partie de sa thèse, une " reconstruction " des relations qu'entretiennent le droit de la concurrence et le droit commun des obligations, en vue de renforcer leur complémentarité. A cette fin, elle suggère de répartir autrement les missions entre les deux droits et de développer les échanges mutuels. La redéfinition des frontières et des contenus respectifs des deux disciplines repose sur des convictions fortes : les atteintes portées à la liberté des agents économiques comme au droit commun des obligations doivent être limitées au strict nécessaire, autrement dit à ce que commande la sauvegarde de la libre concurrence dans l'intérêt général. Assurément créative, la démarche n'est pas dépourvue de réalisme : si l'auteur prône un retour au droit commun, cette orientation lui paraît indissociable d'un renouvellement du droit commun. (...) "
La confiance est dans l'air du temps. Après la vague de "transparence", les législations récentes résonnent désormais comme autant d'appels à la confiance. Le législateur tente ainsi de redynamiser l'économie en restaurant la confiance ou en instaurant un climat de confiance. Loin de se limiter à une dimension politique et abstraite (confiance dans l'économie, confiance dans le système juridique), la confiance innerve également les rapports individuels. Cette pénétration de la confiance dans la sphère juridique se manifeste avec une particulière acuité en droit privé des contrats; elle constituerait même, selon Gérard Cornu, l'âme des contrats. Dès lors, l'étude de la confiance en droit privé des contrats apparaît comme un élément central de réflexion, à l'heure annoncée de la recodification du droit des obligations.
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La référence du vocabulaire juridique depuis 50 ans, indispensable pour tout étudiant en droit. Le Lexique des termes juridiques 2025-2026 permet un accès simple et complet à toutes les définitions, aux concepts et aux notions clés de tous les domaines du droit. Avec plus de 6 000 entrées , l'étudiant à la recherche d'une notion inconnue ou oubliée pourra la découvrir ou se la remémorer et acquérir ainsi des certitudes ou automatismes, utiles à la rigueur du juriste. Cette 33e édition met en avant plus de 180 définitions en lien avec l'actualité juridique . Les références aux codes et aux grands arrêts permettent de faire le lien entre les définitions, les textes législatifs et la jurisprudence.
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