Les rapports de l'oral et de l'écrit dans la culture grecque ancienne ; le traitement du mythe par Platon, envisagé principalement du point de vue de son projet politique (République, Lois) ; l'examen critique, par ce philosophe, des différents types de connaissance : si ces thèmes sont connus, Giovanni Cerri s'en empare et les croise avec une problématique toute contemporaine, celle de la communication et de ses enjeux (éthiques, pédagogiques, politiques et poétiques). Cette approche lui permet de jeter une lumière nouvelle sur l'ouvre platonicienne et, au-delà, sur la culture grecque ancienne, jetant des ponts entre cette culture et la nôtre. Son écriture, qui intègre sans pesanteur aucune les acquis d'une recherche approfondie dans des domaines très divers, fait de cet ouvrage à la fois un outil précieux pour la recherche et une lecture stimulante pour le grand public cultivé - ce dont témoignent notamment ses rééditions successives (1996, 2007). L'auteur : Giovani Cerri, né en 1940, est antiquisant, historien de la littérature et de la philosophie; il est professeur de littérature grecque à Rome (Università degli Studi "Roma Tre"). Il a également enseigné à à la Faculté de lettres et de philosophie de Naples (Università degli studi "L'Orientale") de 1980 à 2006. Il dirige aux éditions ARGO la collection "Il vello d'oro" où sont publiés des textes grecs, latins et néo-latins ainsi que des traductions d'ouvrages de référence sur l'histoire de la culture antique (A.B. Lord, The Singer of Tales ; F.M. Cornford, The Origin of Attic Comedy). Son champ d'études couvre un vaste domaine, dont témoignent les titres de ses principaux ouvrages : Il linguaggio politico nel Prometeo di Eschilo. Saggio di semantica (1975) ; Storia e biografia nel pensiero antico (en collaboration, 1983) ; Platone soziologo della communicazione (1991) ; La letteratura di Roma arcaica e l'ellenismo (en collaboration, 2005) ; Dante e omero. Il volto di Medusa (2007), auxquels on doit ajouter éditions et traductions : Homère, Iliade (1996; 1999) ; Sophocle, Philoctète (2003), etc. A l'égal de Bruno Gentili (qui a préfacé cet ouvrage), G. Cerri montre un intérêt prédominant pour ce qu'on peut appeler l'histoire culturelle, avec un accent particulier sur les questions de la réception et de la transmission; les deux chercheurs ont d'ailleurs cosigné plusieurs publications. La traductrice : Helléniste, Myrto Gondicas a traduit du grec ancien des ouvrages de philosophie (Plutarque, Epictète, Platon) et des pièces de théâtre (Eschyle, Euripide; deux comédies d'Aristophane en préparation). Publications récentes en rapport avec le livre de G. Cerri : - Bernard Knox, Introduction à l'Iliade (1990, pour la traduction de Robert Fagles) : traduit de l'anglais et publié conjointement avec L'Iliade ou le poème de la force, de Simone Weil, sous le titre : L'Iliade. Poème du XXIe siècle (Paris, Arléa, 2006). A retenir Edition originale : La Poetica di Platone ; Una teoria della communicazione (Lecce, éd. ARGO, 2007).
Nombre de pages
250
Date de parution
18/02/2015
Poids
310g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782251420547
Titre
La poétique de Platon
Auteur
Cerri Giovanni ; Gentili Bruno ; Gondicas Myrto
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
150
Poids
310
Date de parution
20150218
Nombre de pages
250,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Cerri Daniela ; Simon Joëlle ; Cantat Céline ; Lor
Résumé : Dans ce livre, chaque création florale a sa propre application, comme par exemple une pelote d'épingles, objet indispensable dans un atelier, un porte-clés, des fleurs pour rehausser un chapeau, rendre uniques des gants, personnaliser un flacon de parfum, et tant d'autres choses... Daniela Cerri vous accompagne, en pas à pas, dans la réalisation de chacun de ces objets. Vous tomberez inévitablement sous le charme de ses modèles.
L'histoire d'amitié entre Lila et Lenù. Un lien indéfectible qui commence avec deux petites filles qui se prennent par la main, dans un quartier misérable de la banlieue napolitaine dans les années 1950.L'amitié entre Lila et Lenù est mise à rude épreuve par le temps et par leurs chemins de vie qui divergent. Lagani et Cerri s'attaquent au deuxième tome de la tétralogie, toujours fidèles à l'intrigue et toujours plus habiles à mettre en lumière la complexité des protagonistes, le charme ambigu des décors et les qualités de l'écriture d'Elena Ferrante. Une adaptation fidèle mais artistiquement autonome, donnant un nouveau souffle à l'histoire la plus aimée de la littérature contemporaine.
Mati est une petite fille de cinq ans qui parle beaucoup avec moi ; je suis Celina, sa poupée. Son père vient d'arriver, il la retrouve au bord de la mer tous les week-ends. Il lui a apporté un cadeau : un petit chat noir et blanc, qu'elle a appelé Minou. Et maintenant, on dirait que je ne l'intéresse plus... C'est le début d'une nuit interminable, d'une aventure fantastique pleine d'émotions. Le premier album jeunesse d'Elena Ferrante.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Emilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce "grand coeur catholique" , qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot "prophétie" . Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un "théâtre dont la scène est le monde" , épouse en une langue sublime les contours de l'Ecriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l'Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3