La nouveauté des analyses ici présentées tient à la saisie du langage en action et comme action, non comme l'instrument d'une conscience à perfectionner et à éduquer, mais comme un agent par lequel se modulent les questionnements, les classifications, les argumentations, les raisonnements, les jugements qui légitiment les pratiques relationnelles, et aussi, à un niveau plus profond et existentiel, la confiance sans laquelle il n'est pas possible de parler le même langage, et donc de parler ensemble. Le questionnement éthique se trouve renouvelé et élargi par cette approche qui l'enrichit de questions nouvelles sur des terrains nouveaux. Les actions de nommer, décrire, désigner, affirmer ou nier, formuler, interroger, justifier ou accuser, évaluer etc. sont en grande partie une affaire de mots, c'est-à-dire l'affaire d'un rapport éthique au langage. Une telle éthique, en révélant à autrui sa propre compétence communicationnelle, élève la relation à plusieurs à la hauteur d'un nous qui s'invente dans les moments où chacun devient capable de... relation.
Nombre de pages
194
Date de parution
01/06/2007
Poids
270g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296032859
Titre
Ethique du rapport au langage
Auteur
Castillo Monique ; Jacques Francis ; Humeau Marie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
270
Date de parution
20070601
Nombre de pages
194,00 €
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Sait-on encore ce que veut dire : être citoyen ? Quelle différence y a-t-il entre le pacte social et la servitude volontaire ? Qu'est-ce qu'être un citoyen du monde ? Que signifie la citoyenneté en dehors de la nationalité etc. À travers les questions qui se posent aujourd'hui sur la nature et les crises de la solidarité citoyenne. Il se confirme que la dimension publique de l'existence qu'est la citoyenneté se nourrit de mobiles inséparablement individuels et communs, de raisons d'agir collectivement individuelles en quelque sorte, puisque la citoyenneté n'existe pas sans une union des citoyens.
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