Le 15 août 1947, au moment où l'Inde obtenait son indépendance, l'Asie du Sud donnait naissance à un nouvel Etat, le Pakistan, disloqué entre l'extrême ouest et l'extrême est du Sous-continent. Cette partition à grande échelle s'accompagna d'un exode massif des deux côtés des nouvelles frontières, donnant lieu entre communautés hindoue, musulmane et sikhe, à des massacres d'une violence inouïe perpétrés par des populations paniquées et désorientées. On parle de près d'un million de morts et de dix à douze millions de personnes déplacées, sans parler des viols, des incendies, des pillages et des dizaines de milliers de femmes kidnappées, qui entachèrent durablement l'histoire du sous-continent indien. Il ne s'agit pas dans cet ouvrage de s'interroger sur les causes des événements tragiques de la Partition, mais plutôt d'en examiner les conséquences à long terme et de percevoir, à travers la production littéraire et artistique massive qui a suivi les années 1947-1948 et continue à la documenter et à la discuter, l'impact majeur suscité par cette fracture historique, culturelle et sociale. Cet ouvrage, composé d'articles critiques, d'entretiens et de textes littéraires en traductions inédites, propose ainsi d'examiner la Partition comme "paradigme esthétique" , en identifiant tant les récurrences de sa représentation, de ses conséquences et de sa mémoire, que la variété des genres et des modes dans laquelle cette mémoire se formule. Enfin, il s'agit d'examiner les enjeux de ces représentations, tant au niveau de la culture qu'au niveau de l'Histoire et de son écriture. Cet ouvrage, de nature inédite en France, fait écho à de nombreux travaux entrepris ces dernières décennies en Inde et dans les universités anglophones, qui visent à reconstruire l'Histoire de l'Inde au regard d'une histoire sociale et culturelle restée longtemps inexplorée.
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Nombre de pages
334
Date de parution
01/10/2020
Poids
408g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782807610255
Titre
Raconter la partition de l'Inde
Auteur
Castaing Anne
Editeur
P.I.E. P. LANG
Largeur
148
Poids
408
Date de parution
20201001
Nombre de pages
334,00 €
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Castaing Anne ; Guilhamon Lise ; Zecchini Laetitia
L'émergence d'une " modernité " littéraire indienne est indissociable à la fois de la rupture coloniale et d'une continuité culturelle avec les traditions préexistantes. Les textes rassemblés ici proposent de réexaminer le sens et la portée de la question postcoloniale, entendue comme exploration critique de l'altérité et de la diversité, à la lumière de cette modernité. Dans ce but, cet ouvrage obéit à une triple visée : faire une large place aux littératures indiennes en langues vernaculaires, des littératures trop souvent méconnues par les études postcoloniales qui tendent à privilégier les textes en anglais ; offrir au lecteur des traductions de plusieurs textes littéraires reflétant la complexité des héritages et des métissages qu'inventent ces littératures ; et enfin proposer des articles critiques écrits par des universitaires français ainsi que par des auteurs et intellectuels indiens revenant sur leur pratique d'écriture et sur les tensions traversant les cultures composites qui ont nourri et façonné cette pratique. Il s'agit ainsi d'explorer dans leur spécificité poétique et sans jamais les réduire à une lecture documentaire ou exotique, les littératures indiennes modernes dans leur ensemble et dans leur diversité en étudiant le dialogue complexe et mouvant qui se développe entre ces littératures, généralement dissociées par la critique, et le processus historique au sein duquel elles émergent.
A l'heure où se banalisent les discours féministes et, avec eux, une conception universelle de l'émancipation ; à l'heure où les questions de différence et d'intégration deviennent cruciales pour penser les sociétés contemporaines dans le Nord comme dans le Sud, il est urgent de conserver une réflexion dynamique sur la diversité comme sur l'hétérogénéité du genre et de ses formulations. Cet ouvrage propose donc une réflexion sur les corrélations et les négociations entre genre et nation (coloniale comme postcoloniale), sur la représentation fantasmée de l' "Oriental. e" et sur la cristallisation des identités nationales, religieuses et de genre. Il interroge ainsi les singularités culturelles et historiques du genre et de ses formulations, des subalternités et de leurs modes de résistance. Il s'intéresse enfin à la dimension genrée des migrations coloniales et postcoloniales. L'approche plurielle que ce volume propose de l'articulation entre identités de genre et débat postcolonial dérive d'une valorisation de la circulation des disciplines et des méthodes (histoire, anthropologie, histoire littéraire, poétique, esthétique cinématographique, philosophie), toutes préoccupées par des questions de représentations. Elles mobilisent de même des terrains divers, au Nord comme au Sud (Afrique du Sud, Antilles, Inde, Viêtnam, Canada, Nouvelle-Calédonie, Maroc), colonisés comme décolonisés, certains demeurant peu sollicités par la critique postcoloniale.
Ce livre s'adresse à tous les amoureux de l'Inde comme à tous ceux qui sont avides de découvrir d'autres modes d'expression littéraire à travers de beaux textes traduits du bengali, du hindi, du kannada, du malayalam, du marathi, de l'ourdou, du panjabi, du tamoul et du télougou. Les traducteurs et auteurs des contributions nous présentent les principaux auteurs modernes ou contemporains et leurs oeuvres. François Gros fait l'" esquisse d'un catalogue raisonné de la littérature tamoule en traduction française ". Annie Montant, contributrice en littérature hindi, est aussi l'auteur d'une présentation du théâtre en Inde. Pour chaque langue est dressée une bibliographie des livres comme des nouvelles parues à ce jour. Les revues avant publié des traductions ainsi que les ouvrages collectifs sont également recensés. L'ensemble permet de situer les différentes littératures de l'Inde et de mesurer l'importance et la richesse des œuvres écrites en langues vernaculaires, moins connues que celles écrites en anglais.
Gola Sabina ; Pierrard Michel ; Tops Evie ; Van Ra
Résumé : Les méthodologies d'apprentissage des langues étrangères ont fortement varié durant les siècles, et notamment au vingtième. De la grammaire traduction à la méthode actionnelle, en passant par les méthodes structuro-globales, behavioristes, naturelles, communicatives, voire éclectiques, les raisons des modifications sont à chercher tant du côté de l'évolution et des avancées scientifiques, notamment dans le domaine des sciences humaines, que des modifications des besoins et de la prise en compte de la valeur des échanges linguistiques, sans oublier les changements idéologiques qui les sous-tendent. Les évolutions technologiques ont également apporté leur lot de potentialités nouvelles. Tous ces changements ont également eu un impact sur la relation entre apprenants et enseignants, à côté de laquelle se sont par ailleurs développés d'autres modes d'apprentissage qui sont venus compléter la panoplie des méthodes, notamment en contexte multilingue. L'apprenant, devenu acteur de son apprentissage, trouve des ressources ailleurs qu'auprès de l'enseignant de langue, que ce soit par le biais d'enseignements de matières spécifiques donnés en langue étrangère (enseignement EMILE-CLIL), de nouvelles technologies (blended learning ou Moocs, plateformes en ligne ou applications) ou en ayant recours à des pairs, le cas échéant, hors de la classe (tables de conversation ou tandems linguistiques). Le présent volume se propose d'étudier scientifiquement quelques-uns de ces dispositifs d'accompagnement : leur conception, leurs conditions d'apparition et les résultats observés.
Ce travail propose de s'interroger sur l'articulation de l'espace à la langue et à l'écriture dans les oeuvres de Thomas Bernhard et Paul Nizon. L'objectif d'une telle étude est triple : permettre d'une part d'accroître la visibilité scientifique de Paul Nizon, réévaluer d'autre part le paradigme descriptif afin d'en relativiser l'influence souveraine, et contribuer, en troisième lieu, à la mise au jour d'une esthétique déceptive fondée sur les notions de décalage et de non-congruence (Fehlentsprechen). Cette étude vise à démontrer les vertus d'un rapprochement littéraire qui contribue à l'élaboration d'une poétique voire d'une esthétique comparée de Thomas Bernhard et de Paul Nizon. A travers une analyse détaillée et microtextuelle des deux oeuvres, l'auteure entend montrer que le travail de ces deux écrivains doit être considéré comme une auscultation vigilante de la langue allemande et comme une entreprise de réfection verbale passant notamment par un dépoussiérage lexical d'envergure. Progressivement, l'interrogation littéraire sur l'espace se mue en un questionnement des plus contemporains sur la subversion générique et l'espace littéraire.
Les dimensions négligées des apprentissages, tel est le propos de cet ouvrage : pourquoi, en effet, ne pas aller voir du côté des " évidences invisibles " que partagent, parfois à leur insu, ceux qui enseignent et apprennent ? Quand se déploient les résultats des neurosciences et du cognitivisme, mais aussi les pratiques massives et souvent peu réfléchies issues du Cadre européen commun de référence, il nous semble urgent de nous distancier de ces discours convenus et contradictoires. Autrement dit, cet ouvrage constitue un lieu d'interrogation formative indispensable pour les enseignants et formateurs, et tous ceux qui apprennent en particulier des langues. Ce qu'on nomme couramment l'intime est en fait ce segment souvent oublié qui relie le " je " de chacun à ses motivations, désirs, attentes, projets et activités. Cet ouvrage explore donc l'intime, en s'appuyant sur des recherches et des expérimentations menées avec des publics variés : enfants et jeunes en situation scolaire, mais aussi migrants apprenant la langue du pays d'accueil, étudiants en formation pour le professorat, étudiants en immersion bilingue, bref tout individu " prenant langue en terre nouvelle "... Ainsi cet ouvrage se donne-t-il pour objectif d'étudier en profondeur les corpus, les situations et les contextes étudiés, en mobilisant de nombreux exemples, notamment issus de moments dans la classe, dans lesquels apparaît l'émergence des différentes dimensions de l'intime et du sujet apprenant.
Dans l'après-guerre comme dans les années 80, la recrudescence des mythes grecs et latins dans une trentaine de romans de langue allemande entraîne un jeu passionnant de narration et de réécriture. Entre création et recréation, la redécouverte d'un mythe interroge à la fois un fondement culturel essentiel et le monde contemporain. Mais le recours au mythe laisse aussi affleurer toute une interrogation sur le genre choisi. Jusqu'où peut aller le roman contemporain quand il véhicule un mythe ? Quatre textes (Der blaue Kammerherr de Wolf von Niebelschütz, Amanda de Irmtraud Morgner, L'esthétique de la résistance de Peter Weiss et Medusa de Stefan Schütz) ont poussé la réflexion jusqu'à penser le renouveau d'un genre, l'épopée, alliant ainsi de façon plus conséquente et plus audacieuse que les autres romans une réflexion sur le fond et sur la forme. Du mythe à l'épopée, c'est le caractère singulier d'une récriture contemporaine qui ressort de cette étude.