Un essai de combat, rigoureux et polémique, qui analyse le « wokisme » comme une nouvelle peste idéologique structurant la vie intellectuelle occidentale, de l'idéologie du genre aux nouvelles censures, et interroge ses liens avec la victoire récente de Donald Trump. L'auteur propose une généalogie du phénomène, en croisant philosophie, politique, sociologie et histoire des idées, pour sortir des slogans et penser ce qu'il nomme le « fanatisme woke ». Le livre s'ouvre sur une préface-postface intitulée « Du wokisme au trumpisme », ajoutée après la réélection de Donald Trump en 2024. Carrilho y soutient que le wokisme assumé par Kamala Harris et son colistier Tim Walz a constitué un « cadeau » stratégique au trumpisme, massivement exploité par la campagne républicaine, notamment autour de la question transgenre. Il y lit la traduction d'une double crise : effondrement du politique comme espace de délibération et apogée de la politique comme spectacle. Le reste de l'ouvrage est structuré en huit grandes parties : I. La peste menace la ville : une « vague de fond », un « paradigme de l'illimité ». II. De la théorie à l'idéologie du genre : passage des gender studies à un identitarisme, critique du « néo-féminisme », de la performativité érigée en magie, discussion d?« alternatives libertaires ». III. Racines du wokisme : généalogie, thèses et conséquences, victimisation, ressentiment. IV. Racisme systémique et décolonialisme : nouvel antiracisme, « blanchité » comme bouc émissaire, concept et stratégie de « race », culpabilité illimitée. V. Stratagèmes de l'intersectionnalité : anachronismes, questions sur le patriarcat, passages de la race au sexe, critique d'une « épistémologie des points de vue ». VI. Transhumances théoriques et nouvelles censures : « french theory », déconstruction et cancel culture, appropriation culturelle, du #MeToo à la question trans. VII. Le wokisme : totalitarisme ou fanatisme ? : discussion des analyses d'Hannah Arendt sur le totalitarisme, de la notion de « totalitarisme d'atmosphère », défense de la catégorie de fanatisme. VIII. Ce qui s'annonce? : prolongements politiques, rôle des réseaux sociaux, transformation de la démocratie en « hypnocratie ». Pour quels lecteurs et quels lieux ? Lecteurs d'essais politiques, philosophiques et de sciences sociales, intéressés par les débats contemporains sur wokisme, genre, antiracisme, intersectionnalité. Publics (universitaires, journalistes, responsables politiques, militants) qui souhaitent une critique argumentée du wokisme, connectée à la dynamique trumpiste et à l'américanisation du monde. Librairies d'idées, rayons « société », « politique », « philosophie », bibliothèques générales et universitaires. Une structure claire : index détaillé, huit grandes sections couvrant idéologie du genre, antiracisme, intersectionnalité, french theory, cancel culture, trumpisme. Un double fil conducteur : critique du wokisme comme idéologie identitaire et victimaire ; analyse de la manière dont cette idéologie a nourri la victoire de Trump et la montée d'un radicalisme de droite. Une mise en perspective historique : de la contestation du marxisme aux nouvelles « guerres culturelles », de Reagan à Obama, de « Yes we can » à « Make America Great Again ». Un dialogue serré avec de grandes références : Hannah Arendt, Voltaire, Lock
Nombre de pages
280
Date de parution
13/10/2026
Poids
290g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782488897235
Auteur
Carrilho Manuel
Editeur
HELIADE
Largeur
145
Date de parution
20261013
Nombre de pages
280,00 €
Disponibilité
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Une nouvelle conception de la raison et de la rhétorique, centrée autour de l'activité de problématisation, mais aussi de l'argumentation : la vérité du discours est dans la remise en question toujours possible, et cette remise en question s'inscrit au sein d'une communauté visée ou présupposée.
La rhétorique est un art très ancien et pourtant toujours actuel : celui de s'adresser à un public pour le convaincre. Née au Ve siècle avant notre ère lors de procès liés à la propriété, on la retrouve aujourd'hui logée au coeur des discours politiques et managériaux. Etudier la rhétorique, c'est s'intéresser à deux choses complémentaires : les méthodes existantes pour construire un discours visant à recueillir l'accord du public ; les réflexions philosophiques sur le vraisemblable. Ces deux aspects sont présents dans cet Essentiel. Il s'agit, à travers les textes de spécialistes contemporains de la rhétorique français et étrangers, de mieux comprendre comment cet art, qui a disparu des programmes scolaires et universitaires, imprègne bien plus qu'on ne le pense les discours contemporains. Ou comment comprendre les rouages essentiels de la persuasion actuelle pour éviter la manipulation.
Résumé : La leçon à tirer de la longue et exténuante crise de la rationalité peut cependant indiquer une autre direction : en particulier, celle qui consiste à penser la rationalité non pas comme l'approche à un modèle préalablement établi, mais d'une façon plurielle et non réductrice, c'est-à-dire comme un jeu de rationalité. La rationalité au singulier apparaît ici tout simplement comme le champ de ce jeu, où différentes positions s'affrontent du point de vue de l'explication et de la découverte. La rationalité est, dans ce sens, non pas l'espace de rature de la conflictualité, comme la tradition de la modernité l'a toujours prétendu, mais plutôt celui de son déploiement. A la notion de jeu de rationalité, il faut donc associer celle de matrices de rationalité, c'est-à-dire de perspectives qui régissent ces jeux et qui guident leur progression, leur orientation et le sens de leurs mouvements.
Ce livre propose un trajet passionnant à travers l'héritage et le devenir d'une notion-clef dans l'histoire des idées. Il s'agit de la mania évoquée dans un célèbre texte du Phèdre de Platon. Il s'applique à montrer comment la notion reprise à Platon s'est perpétuée tout en se modifiant en fonction de la transformation du monde qui passe du cosmos antique à l'univers infini et ouvert de Giordano Bruno ; un univers également qui comprend un " Nouveau Monde " récemment découvert. On abandonne la fureur-délire ou possession divine, sous l'égide de Dionysos, au profit de la fureur héroïque maîtrisée par le philosophe et le poète créateur. Monalisa Carrilho de Macedo retrace ce parcours sinueux avec une riche érudition. Elle adopte un style très personnel, mettant dès le départ son problème en perspective à partir de son propre lieu d'origine : un Brésil qui, par bien des aspects - magiques, religieux, festifs - est resté en résonance sensible avec le monde de la Renaissance. On peut se demander à quel problème philosophique correspond cette question de la fureur, quelle sera sa formulation conceptuelle. On peut le lire dans ce livre sous la forme du problème de la subjectivité, de la subjectivité créatrice ou des puissances de la subjectivité. Le tournant de la Renaissance est capital, étant justement celui de la naissance du " sujet " moderne.
Discours pour la laïcité rassemble les allocutions prononcées lors des cérémonies de remise des Prix de la laïcité du Comité Laïcité République depuis 2003. Ecrivains, magistrats, chercheurs, artistes, dessinateurs, enseignants, journalistes et militants y prennent la parole pour dire ce que la laïcité protège, ce qu'elle exige et ce qu'elle promet. De quoi ça parle ? Sur plus de vingt ans, le CLR a réuni au moment de ses Prix des voix venues d'horizons très différents pour honorer celles et ceux qui, souvent au péril de leur liberté ou de leur vie, défendent la laïcité et l'universalisme. Le recueil restitue ces allocutions dans leur ton propre - hommage, plaidoyer, colère juste, gratitude, alerte - et compose une mémoire vivante des combats laïques contemporains, en France comme à l'étranger. Trois lignes de force traversent le livre ? : ·la laïcité comme liberté? : liberté de conscience, liberté de croire ou de ne pas croire, liberté de dire, de créer et d'enseigner ? ; ? ·la laïcité comme cadre commun ? : égalité des citoyens, neutralité de l'Etat, séparation, refus des assignations identitaires ? ; ? ·la laïcité comme courage ? : hommage rendu à celles et ceux qui, journalistes, dessinateurs, magistrats, enseignants ou dissidents, l'ont défendue au prix de menaces et parfois de leur vie. ? Fil rouge ? : la laïcité n'est pas un dogme mais une promesse civique qu'il faut sans cesse redire et transmettre. ? Voix et moments phares Le recueil réunit notamment ? : ·Elisabeth Badinter, Caroline Fourest, Catherine Kintzler ·Kamel Daoud, Boualem Sansal, Waleed Al Husseini ·Philippe Val, Richard Malka, François Zimeray ·Jean-Pierre Obin, Georges Bensoussan, Henri Pena-Ruiz Un livre-mémoire pour comprendre, transmettre et défendre la laïcité, à lire d'une traite ou à parcourir voix après voix.
Sacrée bataille" propose une analyse des polémiques qui entourent la bataille de Poitiers, événement vieux de treize siècles devenu un véritable champ de bataille mémoriel et politique. Vincent Tournier retrace l'extraordinaire destin de cet épisode historique, de sa consécration sous la monarchie de Juillet à son rejet progressif à partir des années 1970-1980, jusqu'aux controverses actuelles qui en font un marqueur de la polarisation politique française. L'ouvrage analyse les trois facteurs qui ont transformé le regard porté sur cette bataille : la décolonisation et le sentiment de culpabilité post-colonial, la dépendance énergétique vis-à-vis des pays arabes producteurs de pétrole, et la chute de l'URSS qui ouvre l'ère de la mondialisation et du rejet des identités nationales. Dans ce nouveau contexte géopolitique et idéologique, la bataille de Poitiers devient embarrassante. Charles Martel, jadis héros célébré par Ernest Lavisse et Jean Jaurès, se voit progressivement effacé des programmes scolaires, puis associé à l'extrême droite. Les historiens contemporains minimisent l'événement, parlant de "mythe" ou de "simple raid" , tandis qu'émerge un nouveau récit "inclusiviste" valorisant les contacts et les échanges culturels entre chrétienté et islam. Vincent Tournier met en lumière les enjeux de cette réécriture mémorielle : le mythe d'Al-Andalus tolérante, la thèse de "nos ancêtres les Sarrasins" , les projets d'histoire "mondiale" de la France. Autant de tentatives pour adapter le récit du passé aux préoccupations du présent, dans une société marquée par l'immigration et la quête d'un "vivre-ensemble" apaisé. Mais les attentats islamistes de 2015 et des années suivantes ont fragilisé ce discours optimiste. L'histoire revient avec violence dans le débat public. En 2024, trois étudiants sont arrêtés alors qu'ils préparaient un attentat contre la mairie de Poitiers pour "venger" la bataille de 732, révélant la persistance d'un imaginaire de conquête chez certains musulmans, en contradiction avec le récit pacifié promu par les élites. Au-delà de l'analyse historiographique, l'ouvrage pose une question politique fondamentale : dans une société fragmentée, traversée par les tensions identitaires et religieuses, quel récit du passé est encore possible ? Entre la nostalgie du roman national et le rejet de toute référence historique jugée "identitaire" , existe-t-il une troisième voie ? La France peut-elle encore assumer son histoire, y compris ses dimensions conflictuelles, sans tomber dans la stigmatisation ni dans le déni ? Accessible et rigoureusement documenté, nourri d'une connaissance approfondie des débats historiographiques et des enjeux politiques contemporains, Sacrée batailles'adresse à tous ceux qui cherchent à comprendre comment l'histoire devient un enjeu de pouvoir, comment le passé est instrumentalisé, et pourquoi la bataille de Poitiers cristallise aujourd'hui autant de passions. Un livre essentiel pour comprendre les guerres mémorielles qui traversent la France du XXIe siècle. Vincent Tournier est maître de conférences de sciences politiques. Spécialiste des questions électorales, de l'opinion publique et de la sociologie politique, il enseigne à l'Institut d'études politiques de Grenoble. Ses travaux portent notamment sur les transformations des valeurs politiques, les comportements électoraux et les enjeux identitaires dans les démocraties contemporaines. Il est l'auteur de nombreux articles scientifiques et chroniques dans la presse analysant les mutations de la société française et les recompositions du paysage politique.
Préface d'Arnaud Montebourg. «France 203X : Engagement pour une France sociale et souveraine»présente un programme de redressement national sur 10 à 15 ans, face à un effondrement inédit de la confiance démocratique et à quarante années de dérégulation, de renoncements et de déclassement.L'ouvrage refuse la perspective d'une prise de pouvoir durable du Rassemblement national et propose « les Décennies vertueuses » autour de trois piliers :-recréer l'empathie envers les citoyens,-recréer l'espoir dans l'avenir et-recréer la crédibilité d'un projet fondé sur des mesures concrètes. Le coeur du programme est une réindustrialisation massive : 210 milliards d'euros sur cinq ans pour 1 000 usines, une part de l'industrie portée de 11% à 15% du PIB, un grand emprunt national, un fonds souverain de 100 milliards et un État stratège doté d'un ministère d'État de l'industrie. S'y ajoutent 50 milliards pour moderniser ports, canaux, fret ferroviaire, routes et réseaux.Le projet défend une agriculture souveraine via un protectionnisme raisonné, une transition agroécologique et une meilleure rémunération des agriculteurs. Il propose une revitalisation démocratique par le recours au référendum, la simplification administrative et la restauration des services publics de proximité. Il articule transition écologique (nucléaire, électrification, rénovation thermique) et justice sociale (meilleur partage de la valeur, renforcement du rôle des salariés).Sur le plan international, il plaide pour un euro-keynésianisme et une souveraineté retrouvée dans une Europe réorientée. Porté par une écriture à la fois chiffrée et lyrique, préfacé par Arnaud Montebourg, le texte s'inscrit dans la tradition républicaine française et se conclut par un appel à « plus de démocratie, plus de République, plus de protection sociale et plus de souveraineté ». L'Engagement est un micro-parti politique créé initialement pour soutenir les campagnes présidentielles d'Arnaud Montebourg. Après le retrait de ce dernier de la vie politique, L'Engagement a poursuivi son action en se transformant en un laboratoire d'idées citoyennes. Composé de militants issus de la société civile, d'experts et de femmes et hommes de terrain, le mouvement refuse la résignation face à la crise démocratique française. Pendant deux ans, une douzaine de commissions thématiques rassemblant experts et profanes ont travaillé à élaborer un projet politique concret, ambitieux et républicain. L'Engagement est présidé par Vincent Guibert. L'ouvrage bénéficie d'une préface d'Arnaud Montebourg, entrepreneur et ancien ministre de l'Économie, du Redressement productif et du Numérique.
Jour du jugement de l'attentat du 14 juillet 2016. Nice est sur le banc des accusés. Ashanti est toujours en état de choc : la ville qui l'a fait grandir s'est montrée incapable de la protéger, ni elle, ni les nombreuses autres victimes du camion-bélier dont 86 ont perdu la vie. Ashanti, convoquée à la Cour d'assises de Paris, le coeur meurtri, a accepté de comparaître à l'audience, à la fin de laquelle elle remet en main propre à la métropole azuréenne, celle qu'elle considère comme sa mère, une longue lettre : son " carnet de voyages " après le drame. Alice Banki-Neige est une écrivaine portraitiste franco-congolaise. Dans ce roman poignant, elle retrace le parcours d'Ashanti, une jeune femme dont les sentiments ambivalents se dessinent à travers ses nombreux voyages en quête de bonheur, pour le meilleur et pour le pire. Ce récit à dimension autobiographique est une méditation sur la résilience et la capacité à transformer la douleur en art, la violence en création, faisant de l'écriture une source de vie unissant les villes aux âmes qu'elles édifient.