SYNTHESES HISTORIOGRAPHIQUES : Histoire économique et histoire des techniques (XVe-XVIIIe siècle), Liliane HILAIRE-PEREZ et Catherine VERNA L'objet comme document. Culture matérielle et cultures techniques, Gianenrico BERNASCONI Histoire de l'art, histoire de l'architecture et histoire des techniques (Europe, XVe-XVIIIe siècle), Valérie NEGRE Archéométrie et histoire des techniques : les procédés direct et indirect en sidérurgie (XIVe-XVIIe siècle), Philippe DILLMANN et Maxime L'HERITIER Le carrefour thérapeutique : médecine, techniques et pouvoirs dans l'Europe moderne, Christelle RABIER ETUDES DE CAS L'Ecole d'ingénierie scénique de Giulio Parigi (1608-1680), Viktoria TKACZYK Produire une élite savante et technicienne à l'Ecole du génie de Mézières : dispositions techniques et scientifiques des élèves ingénieurs, Sébastien PAUTET Mechanics of patronage : Christopher Polhem and the changing régimes of thé Swedish state (1680-1750), Jacob ORRIE Maîtriser l'eau et gagner des terres au XVIe siècle. La poldérisation au prisme du Tractaet van Dyckagie d Andries Vierlingh, Raphaël MORERA. Olivier de Serres et son Théâtre d'agriculture, Hélène VERIN La traduction des ouvrages des ingénieurs : stratégies d'auteurs, pratiques de libraires et volonté des princes (1600-1750), Michèle ViROL Inventer une technique scripturaire au XVIIIe siècle : la "Chorégraphie ou l'art de décrire la dance", Marie GLON Tracer le monde : outils et instruments de la Renaissance aux Lumières, Audrey MILLET Mesurer le temps en mer : instruments, voyages et échelles des mondes ibériques au XVIe siècle, Leonardo Ariel CARRIO CATALDI. La Tour de Londres au XVIIe siècle, un lieu de savoir, Aurélien RUELLET. Les fontainiers français des jardins de la Granja de San Il defonso (1721-1772), Sophie OMERE. Technology and technical knowledge in the debate about the "great divergence", Marcus POPPLOW Religion and technological development in China and Europe between about 700 and 1800, Karel DAVIDS. COLLECTIONS TECHNIQUES ET PATRIMOINES : D'Azincourt à Marignan. Chevaliers et bombardes, 1415-1515. Regard sur l'exposition, Catherine CARDINAL Une mise en lumière des mutations militaires de la fin du Moyen Age, Antoine LEDUC Le musée de la Nacre et de la Tabletterie, un conservatoire du savoir-faire, Catherine CARDINAL. La tabletterie sous l'Ancien Régime, entre Paris et Méru, François KEEN. Tabletiers-éventaillistes dans la région de Méru au XIXe siècle, Georgina LETOURMY-BORDIER Les livres de fête (XVIe-XIXe siècle) dans les collections Jacques-Doucet : représentations et artifices du pouvoir, Lucie FLEIOU Les marbres : noblesse de la matière, heureuses "curiosités" de la nature, Sophie MOUQUIN. James Cox's Silver Swan. An eighteenth century automaton in the Bowes Museum, Roger SMITH Le banc d'orfèvre du prince électeur Auguste de Saxe (1526-1586) au Musée national de la Renaissance, Catherine CARDINAL Le patrimoine technique de l'époque moderne, aperçu d'un monde en transition, Michel COTTE. ACTUALITES DE LA RECHERCHE : L'exploitation des aluns méditerranéens dans l'Europe de la Renaissance, Didier BOISSEUIL.
Résumé : Répertoriées et analysées par Catherine Cardinal, deux cent huit montres et horloges de table du XVIe au XIXe siècle provenant de diverses collections composent ce second volume et permettent désormais d'apprécier dans sa totalité la collection au département des Objets d'art du musée du Louvre. Or, argent, cristal de roche, agate, ambre ; gravure, nielle, émail, autant de matériaux et de techniques utilisés pour parfaire la beauté de l'objet : ce livre contribue ainsi à la connaissance de la bijouterie et de son histoire.
La collection de montres et d'horloge de table de Jules-René Olivier, léguée au musée du Louvre par sa s?ur en 1935 constitue un ensemble exceptionnel, représentatif de l'histoire de l'horlogerie du XVIe au XIXe siècle. Le catalogue est divisé en cinq parties chronologiques qui mettent en évidence les caractéristiques techniques et artistiques de trois cent trente-neuf pièces françaises, anglaises, allemandes et hollandaises.
Résumé : La collection de montres et d'horloge de table de Jules-René Olivier, léguée au musée du Louvre par sa s?ur en 1935 constitue un ensemble exceptionnel, représentatif de l'histoire de l'horlogerie du XVIe au XIXe siècle. Le catalogue est divisé en cinq parties chronologiques qui mettent en évidence les caractéristiques techniques et artistiques de trois cent trente-neuf pièces françaises, anglaises, allemandes et hollandaises. Répertoriées et analysées par Catherine Cardinal, deux cent huit montres et horloges de table du XVIe au XIXe siècle provenant de diverses collections composent ce second volume et permettent désormais d'apprécier dans sa totalité la collection au département des Objets d'art du musée du Louvre. Or, argent, cristal de roche, agate, ambre ; gravure, nielle, émail, autant de matériaux et de techniques utilisés pour parfaire la beauté de l'objet : ce livre contribue ainsi à la connaissance de la bijouterie et de son histoire.
Depuis plus de deux siècles, par la richesse de ses collections, de ses enseignements et de ses pôles de recherche, le Conservatoire national des arts et métiers est en constante évolution. Etudier son histoire, c'est faire en sorte de comprendre un important volet de l'évolution institutionnelle des techniques. Les thèmes des articles de ce dossier y concourent pleinement : examen du rôle des acteurs, modalités de l'invention du haut enseignement à partir de 1819, interactions avec d'autres institutions ou entreprises officielles (système des brevets, Société d'encouragement pour l'industrie nationale, expositions des produits de l'industrie) fournissent autant d'approches stimulantes et novatrice.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.